Chevalier Gris
Bien que l'univers de Warhammer 40K ne soit pas tout à fait nouveau pour moi, Chevalier Gris reste mon premier plongeon véritable dans cet univers fascinant. Ce roman nous plonge dans les aventures croisées de différents ordres de l'Imperium, avec un focus particulier sur l'ordre des Chevaliers Gris. Le livre se distingue avant tout par ses descriptions détaillées du complexe monde du 42e millénaire. Les grades, les planètes et les divers ordres s'entrelacent au début comme un enchevêtrement complexe, mais à mesure que l'on s'enfonce dans la lecture, on saisit progressivement les intrigues politico-militaires qui sous-tendent l'histoire.
Comme le titre le suggère, c'est bien l'ordre des Chevaliers Gris qui occupe une place centrale, et plus précisément le chevalier Alaric, qui, aux côtés de son escouade et de l'Inquisition, lutte contre la résurgence d'un démon du Dieu du Changement, autrefois banni par son ordre. Le roman est assez long pour offrir plusieurs arcs narratifs entremêlés, nous faisant voyager sur des planètes aux environnements radicalement différents, avec pour enjeu central de découvrir où ce démon pourrait revenir.
Pour une première lecture, Chevalier Gris a été une expérience agréable et une bonne porte d'entrée dans l'univers de Warhammer 40K, notamment grâce à cet ordre des Astartes que j'appréciais déjà. Cependant, pour ceux qui ne sont pas familiers avec Warhammer 40K, le jargon spécifique utilisé dans le livre pourrait en rebuter plus d'un. De plus, le choix de l'auteur de consacrer peu de place au développement des personnages peut également poser problème, car les personnages ne sont souvent nommés qu'à leur mort, ce qui réduit l'impact émotionnel de ces événements, faute d'attachement préalable.
Malgré ces quelques défauts, la fin du roman est une véritable apothéose, mêlant plusieurs factions dans un affrontement épique qui marque la conclusion de cette aventure.