« Michel, l'indien, tu l'as en toi. » Elle a prononcé ces mots dans un murmure, comme une confidence. Comme on dit un secret. Et ses mots me troublent.
Ma grand-mère parlait peu de ses origines innues. Pourtant, cette femme toujours vêtue et coiffée avec soin a vécu la vie des chasseurs et des trappeurs de la forêt boréale jusqu'à sa rencontre avec celui qui allait transformer son existence. Sa nombreuse famille réunie à l'occasion de ses funérailles ignore un large pan de son histoire. Jusqu'au nom qui lui fut donné par son père il y a un siècle : Shashuan Pileshish.
Dans Elle et nous, une grand-mère et son petit-fils remontent les sentiers de leurs vies respectives. Les chemins se croisent, tressant peu à peu le portrait d'un monde d'ombres et de lumière où rien n'est tout à fait blanc ni tout à fait noir.
Michel Jean est un écrivain innu de la communauté de Mashteuiatsh, au Québec. Il a publié onze romans. Kukum, publié chez Libre Expression au Canada, Depaysage et Points en France, a remporté le Prix France-Québec 2020 et les prix VLEEL, Nature Nomade de même que le Prix du meilleur roman des lecteurs et libraires Points 2023.
tout comme j’ai été enchantée par Kukum, j’ai adoré ma lecture de « Elle et nous ». Ces deux histoires, elles sont imbriquées l’une dans l’autre et sont à lire absolument tellement ce sont deux lectures nécessaires et d’actualité! chapeau à Michel Jean pour sa plume et pour sa manière de raconter.
Que c'était beau! Alors que Kukum était plus le récit d'un amour, Atuk est celui d'une identité, d'une quête identitaire. C'est touchant, frustrant par moment, éclairant. Plus beau encore que Kukum pour moi!
Oh quel beau moment de lecture j’ai passé en compagnie de Michel et de Shashuan Pileshish, sa grand-mère Hirondelle!
J’ai adoré le format du roman, avec les chapitres en alternance. D’abord, on trouve Michel qui se questionne sur son identité, sur sa « part d’Indien » en lui. Il se remémore des souvenirs reliés à sa grand-mère et son arrière-grand-mère, Almanda, qu’on a connue dans Kukum. Ensuite, on apprend à découvrir Jeannette, la fille d’Almanda et Thomas. On la suit de sa naissance à sa mort. C’est beau, c’est doux. On vit avec elle dans la forêt, on passe du temps avec Malek son grand-père, Christine sa tante, Antonio son frère. J’ai adoré chacun des personnages. Et son histoire m’a ouvert les yeux sur le statut d’Indien, et le sexisme qui y était rattaché il y a quelques années. J’ai mieux compris tous les sacrifices qu’a dû faire cette Innue en mariant un Blanc. Mais quel bel amour ce fut! On rencontre Xavier à la toute fin du roman seulement, mais je suis rapidement tombée amoureuse de lui moi aussi. « J’aurais pris une autre vie de lui. »
Que c’est beau! Je recommande vivement ! La fin est venue m’émouvoir à un tel point. Je donne 4,5 ⭐️ parce que j’aurais pris plus de cette magnifique histoire d’amour.
Elle et nous et Kukum sont littéralement imbriqués l’un dans l’autre. J’essayais de réfléchir à lequel j’aurais dû lire en premier, sans jamais trouver la réponse. Almanda, l’arrière grand-mère de Michel, que l’on découvre dans Kukum, a découvert l’amour dans les yeux d’un homme innu et a décidé d’en faire sa vie. De l’autre côté, dans Elle et nous, il y a deux perspectives différentes: celle de Jeannette qui est née Innu et qui s’est fait reniée à cause de l’homme qu’elle a aimé et celle de Michel, qui n’a très peu connu ses origines Innus.
Dans ce roman, c’est un mélange entre la réalité de la vie des Innus vue par Jeannette et les sentiments mitigés de ne pas l’avoir connue par Michel. On aborde aussi les préjugés envers les autres peuples et le racisme. C’est aussi un livre qui nous pousse à la réflexion de l’histoire enseignée aux enfants et de l’ignorance (volontaire ou non) des peuples amérindiens.
Les personnes que Michel nous présente sont toujours d’une grande force et d’une grande douceur. Les relations humaines sont absolument bouleversantes.
4,5 pour être exacte. J’ai adoré! Un complément très pertinent à Kukum. Une lecture nécessaire pour prendre conscience de toute l’injustice subie par le peuple autochtone.
Atuk, elle et nous, c’est une douce ode d’un petit-fils à sa grand-mère innue, dont l’important parcours est porteur de grandes vérités. Les deux voix narratives s’alternent pour construire un récit fort et éloquent, raconté dans un style fluide et accessible.
J’ai été émue par la sincérité du propos et par la candeur de Jeannette. Je me suis beaucoup attachée à ce personnage courageux, fort et résilient. J’ai apprécié que l’auteur illustre le parallèle entre les choix et les époques, et j’ai aimé les réflexions que ça m’a amenée à faire. C’est beau, grand et nécessaire. Bravo Michel Jean!
J’ai adoré ce roman! Pour moi, c’était une magnifique suite à Kukum même si Atuk a été écrit avant celui-ci. L’histoire des descendants de Michel Jean est touchante et pleine de belles réflexions. Tout le monde devrait prendre le temps de lire ses histoires basées sur des faits réels pour mieux comprendre l’histoire de notre Québec.
Michel Jean nous raconte le récit de vie de sa grand-mère, Hirondelle, la fille d’Almanda que l’on a connue dans Kukum. Un chapitre sur deux est dédié aux souvenirs et aux réflexions personnelles de l’auteur. Ces aller-retours nous permettent de saisir, entre autres, la quête de son identité autochtone à travers les années.
J’ai particulièrement apprécié la touche un peu plus personnelle de ce roman de la part de Michel Jean. Même si l’histoire d’Hirondelle est intéressante et très impressionnante, tout comme celle de sa mère, j’aurais aimé en connaitre davantage sur sa vie en tant qu’Autochtone après avoir quitté son mode de vie familial traditionnel. Cet aspect est abordé dans le livre, mais trop peu selon moi.
Malgré tout, Michel Jean signe encore une fois un roman magnifiquement écrit nous permettant d’accéder à la culture d’un peuple tellement attachant et bienveillant envers son prochain.
Encore une fois, cette lecture signée Michel Jean est vraiment venue me chercher. Coup de cœur, encore 🤍
J’ai aimé le parallèle entre les deux récits de vie, un plus actuel et l’autre vraiment plus éloigné de notre réalité. De chacun des côtés, on sent une question identitaire qui plane par des questionnements, des commentaires d’autres personnes… c’était riche et fort.
Avec Atuk, on a droit encore à un petit aperçu de la vie du peuple innus avant tout ce qui fut imposé et changé par les blancs. C’est le mode de vie nomade, c’est la richesse de la nature et tout le sens de Nitassinan. J’ai trouvé cela fascinant.
Par contre, je ne peux m’empêcher de réfléchir sur les choix des décideurs de l’époque et leur intention de tout briser le mode de vie d’un peuple. Lire Atuk, c’est voir la beauté dans le mode de vie exigeant des innus, mais c’est aussi constamment réfléchir : Pourquoi ? (Je sais je sais, l’appât du gain $, le territoire, etc. mais je ne peux pas comprendre). On voit un manque d’empathie immesurable.
Honnêtement, c’est une lecture à faire tant pour comprendre le mode de vie d’une communauté autochtone, mais aussi et surtout parce que c’est magnifique : la plume, les évènements, les relations entre chaque membre de la famille… incroyable. Totalement touchant. J’ai déjà hâte à ma prochaine lecture de l’auteur 🥹
J’ai beaucoup apprécié la continuité avec Kukum, l’évolution de la réalité et la question d’identité et de racisme. Encore une fois, un roman qui devrait etre lu à l’école qui aborde une partie importante de notre histoire d’une façon si touchante.
Bien qu’en théorie Atuk, elle et nous a été écrit avant Kukum, j’ai adoré le lire à sa suite ! On retrouve plusieurs membres de la famille qui ont été mentionnés sous un autre angle! J’ai adoré les parallèles avec Michel Jean & la quête de son identité.
Je pensais pas cela possible mais à mes yeux, ce roman bat Kukum (5⭐️). J'adore l'écriture de Michel Jean et les émotions que ça nous fait vivre. En lisant Atuk on a l'impression de faire un peu partie de sa grande famille, on s'attache beaucoup à Jeanette.🤍
4.5/5 Ce livre est sublime. Les pages défilent devant nous, et au fur et à mesure nous apprenons qu’est-ce que le fait d’avoir des racines autochtones en soi, comment se vie la dualité entre les deux cultures sur un même territoire, comment se vie le dilemme de choisir son identité quand on a du sang autochtone et comment la culture de ce merveilleux peuple tombe au fil du temp dans le désintérêt. Malgré tout cela, je crois fermement que la culture des premières nations ne devrait jamais tomber dans l’oubli et que notre respect envers celle-ci et le petit peut de ces hommes qui la portent encore en son sang doit toujours rester présent au Québec et en Amérique,car nous leur en devons énormément,sans eux, notre coin du monde ne serait loin d’être ce qu’il est…
Ce message peut paraître bien joli du certaine façon, mais je reconnais que je ne suis qu’un homme blanc bien privilégié de sa situation ethnique. Bref, ce que je veux témoigner n’est que de l’admiration,de la compassion et du respect, car en fin de compte, n’est-ce pas le comportement que nous devrions tous avoir envers chacun, peut importe les origines ethniques?
4.5⭐️ Quel bonheur de retrouver la famille Siméon dans ce roman à la fois doux, percutant et éducatif. Tandis que Kukum raconte l'histoire d'Almanda, Atuk est plutôt le récit de sa fille, Shashuan Pileshish, qui est tout aussi inspirante et attachante. J'ai adoré les chapitres entrecoupés des réflexions de Michel Jean, de sa quête identitaire, de ses questionnements et des souvenirs de sa famille. La plume de Michel Jean est magnifique et nous donne réellement l'impression de partir à la chasse avec les Siméon et de longer les rives de la rivière Péribonka. Bref, j'ai beaucoup apprécié cette lecture.
Tellement reconnaissante et remplie de gratitude d’avoir pu lire ce livre. Encore une fois, comme avec Kukum, ce livre m’a fait vivre une montagne d’émotions et m’a amené plusieurs réflexions. Pour être honnête, je me sens choyée d’avoir eu accès à une partie des communautés autochtones à travers l’écriture de Michel Jean. J’ai aussi vraiment apprécié le fait que l’histoire raconte la réalité d’une femme autochtone avec tout ce que ça implique. Une lecture qui expose le sexisme, le racisme, le colonialisme, l’âgisme à travers le récit. Sans aucun doute, il faut lire les deux oeuvres: Kukum et Atuk Elle et nous. Je le recommande à tous.tes💙
Encore une fois, magnifique récit de l’auteur. Oeuvre très personnelle, qui aborde bien le thème de l’identité. Les deux narrateurs m’ont beaucoup touchés. Par contre, ce n’était pas mon favori, peut-être un peu trop introspectif pour moi et dans une ligne du temps quelque peu décousue.
“ De l’aube de l’humanité à aujourd’hui, j’ai appris les dates, les personnages importants, les batailles, les civilisations et leurs cultures. J’ai une compréhension générale de l’histoire, de ses premiers pas à aujourd’hui, et ce, sur tout les continents sauf le mien.”
Michel Jean a vraiment une écriture sublime. C’était beau, doux, injuste, touchant, frustrant par moments… La magnificence de Nitassinan est bien ressentie et illustrée par les mots. Je pouvais m’imaginer être au bord de Pekuakami.
Autre roman de Michel Jean que j’ai lu avec grand plaisir. Une écriture simple qui nous présente la réalité autochtone sans flafla. Deux époques, deux réalités, bien différentes, mais avec des enjeux tout aussi intéressants. Un texte plus personnel et peut-être un moins «littéraire», mais non moins pertinent. J’ai bien aimé!
J’aime beaucoup la plume de Michel Jean. Sa perspective dans le roman, notamment de sa relation avec sa grand-mère, m’a beaucoup touchée. Durant une bonne partie du récit, je n’avais pas l’impression que l’histoire familiale avançait, mais plutôt que ça avait déjà été couvert dans Kukum. La fin m’a beaucoup plu, d’où les 4 ⭐️.
Un super beau roman sur l’identité! Cependant, j’ai eu de la difficulté à embarquer dans l’histoire à cause des deux points de vue des personnages qui changeaient entre les chapitres. Une très belle lecture tout de même :)
Au début, j’avais un peu plus de difficulté à embarquer dans l’histoire. J’avais été tellement touchée par Kukum, que ma barre était très haute. Ce roman à deux voix, celle de Michel Jean et celle de sa grand-mère, Jeannette, fille d’Almanda et de Siméon, a fini par me chavirer complètement.
Toute en douceur et en lenteur, on découvre la vie de Jeannette, sa vie dans le bois lorsqu’elle était enfant, son adolescence, ses questionnements identitaires et les conséquences de son histoire d’amour avec un « blanc ». Et tous les déchirements que ça implique.
Et on suit Michel, petit-fils de Jeannette, et tous ses réflexions sur la place que prend l’innu, l’indien en lui.
J’ai été complètement sous les charmes des mots de Michel Jean. L’histoire d’amour de Jeannette. Les réflexions sur les origines. Les premières nations et ce qu’on leur a enlevé. Et les conséquences que cela a entraîné sur plusieurs générations.
Comme Kukum, c’est un livre nécessaire, essentiel, mais surtout tellement puissant.