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Fukushima : Récit d'un désastre

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"On peut très bien vivre dans des zones contaminées : c'est ce que nous assurent les partisans du nucléaire. Pas tout à fait comme avant, certes. Mais quand même. La demi-vie. Une certaine fraction des élites dirigeantes - avec la complicité ou l'indifférence des autres - est en train d'imposer, de manière si évidente qu'elle en devient aveuglante, une entreprise de domestication comme on en a rarement vu depuis l'avènement de l'humanité."

263 pages, Broché

First published March 8, 2012

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About the author

Michaël Ferrier

42 books4 followers

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Displaying 1 - 11 of 11 reviews
7,036 reviews83 followers
January 16, 2020
Un livre fort intéressant. L’auteur y mélange son expérience personnelle, des faits et statistiques, des descriptions plus littéraires de la situation, e tout dans le but de former et de présenter une vision d’une catastrophe majeure. Pour ma part, c’est surtout le côté faits et statistiques qui m’a accroché, les descriptions étaient bien écrites et tout de même intéressante, quant à l’expérience personnelle de l’auteur, cela m’a beaucoup moins accroché. Néanmoins un livre j’ai beaucoup aimé tant sur le fond que sur la forme.
Profile Image for Romain.
941 reviews58 followers
October 23, 2015
Fukushima est entrée au panthéon des villes connues pour leur catastrophe. Elle rejoint les tristement célèbres Hiroshima, Nagasaki et Tchernobyl. Le scénario est implacable, une tragédie en trois actes, un par fléau : séisme, tsunami et pollution nucléaire. La terre, l'eau et un élément quasiment indiscernable contre lequel on ne peut dresser aucune barrière et qui anéantira la vie à petit feu pendant des siècles.

C'est le paradoxe de la grenouille : si on la plonge subitement dans une casserole d'eau chaude, elle s'en échappe d'un bond. Si on fait chauffer l'eau progressivement, elle meurt au bout de quelques heures sans avoir bougé.

Ce récit est différent. Il n'est pas celui d'un journaliste mais celui d'un professeur de lettres qui enseigne à Tokyo. Ce n'est pas la même chose. Premièrement l'objectivité. Il n'est pas tenu à l'objectivité et livre donc sa vision et ne se gène pas pour donner son avis. Deuxièmement, sa façon d'aborder les choses n'est pas la même. Il ne cherche pas le spectaculaire ou le sensationnel mais se concentre sur ce qui l'émeut — cette catastrophe a bouleversé sa vie. Paradoxalement, l'effet produit est plus puissant que le visionnage des images diffusées en boucle par les chaînes d'information. Enfin, le récit est parsemé de références littéraires. Elles agissent comme un onguent, une touche de poésie et de raffinement au coeur de ce chaos indescriptible.

Je pense à Guernica, son paysage soudain décomposé par la guerre, les angles qui fusent, les pointes ... Picasso l'avait bien vu : dans un désastre, les courbes disparaissent, toute la rondeur du monde, sa douceur et son embonpoint, n'en reste plus que le tranchant.

Même si ce n'est qu'un livre, Michaël Ferrier parvient à tirer quelque chose de positif de cette catastrophe. Il livre un témoignage original, sincère, émouvant et porteur d'espoir. L'ampleur du désastre saute au visage comme dans ces livres pop-up qui déploient leur structure à mesure que l'on tourne les pages. http://www.aubonroman.com/2012/10/fuk...
Profile Image for Florian.
6 reviews
August 17, 2013
C'est avec stupeur (mais sans tremblements) que j'ai découvert ce texte. Ayant été écrit dans l'urgence post-catastrophe je ne m'attendais pas à de la grande littérature mais à une écriture simple et une description objective des événements. Bref, un témoignage.
Quelle déception: l'auteur mitraille chaque paragraphe à grands coups de virgules et d'adjectifs. On sent vraiment que l'auteur s'est dit que c'etait son moment de gloire et qu'il fallait faire une oeuvre qui traverserait les siecles. Résultat: un texte à la limite du lisible et un témoignage raté où l’émotion se perd, noyée, engloutie, terrassée, sous un tsunami de digressions politiques, historiques, philosophiques. Ca devient insupportable au bout de 10 pages. J'ai pourtant poursuivi jusqu'à la 130eme avant de décrocher complètement. Le pouvoir evocateur des mots n'a pas supplanté ici la puissance des images...

Pour un récit de tsunami je recommanderai plutôt les premieres pages de "d'autres vies que la mienne" de E. Carrere.
Profile Image for Elisala.
998 reviews9 followers
June 19, 2022
Très chouette découverte, pour ce livre choisi parce qu'il y avait sur une édition une mise en scène façon "abbey road", on fait moins arbitraire.
Tant pis pourquoi je l'ai emprunté, parce que maintenant je l'ai carrément acheté, parce que je sais que je vais vouloir le faire lire à d'autres. Il est vraiment très bien écrit, avec de l'humour, de la poésie, et du crescendo.
Du témoignage plutôt léger d'un tremblement de terre à Tokyo, on passe au spectacle lourd du paysage remodelé par le tsunami, pour finir sur la catastrophe nucléaire, son impact sur la vie quotidienne, cette absurdité sans nom qui m'a également rappelé Contre la résilience: à Fukushima et ailleurs, mais vécu de l'intérieur.
Profile Image for David Alexandre Silva.
54 reviews1 follower
January 9, 2014
Um grande e extremamente bem escrito relato de um mundo pos-apocaliptico. Mas, infelizmente real. Uma viagem ao pior que a humanidade nos tem que oferecer, um objecto de opulência (energia nuclear) que perante a catástrofe (terramoto e tsunami) se transforma no pior dos pesadelos. Muito boa leitura.
551 reviews50 followers
March 4, 2021
Michael Ferrier relate le cataclysme qui a frappé le Japon le 11 mars 2011 et ses conséquences. À coups de chiffres et de témoignages, il nous aide à mieux appréhender ce désastre. La poésie et l'espoir sont malgré tout très présents dans ce livre.
Profile Image for Léa.
187 reviews2 followers
November 21, 2022
J’ai pas accroché.. Je l’appréhendais comme un récit « témoignage » et finalement pas tellement..
L’auteur s’est donné à un exercice d’écriture pour manier tout les événements mais pour moi c’est raté. Trop romancer et se montre moins réel.
13 reviews
November 28, 2022
Destaco a escrita que me prendeu apesar de todo o livro se basear na descrição de um imenso desastre que nada tem de bonito. Um livro que achei por acaso, mas que me ensinou muito, não só sobre desastres naturais, mas sobre contar histórias e escrever memórias.
Profile Image for Hypathie.
293 reviews20 followers
December 17, 2021
Après l'excellent "Fukushima, Récit d'un désastre" (2013, paru depuis en Folio), Notre ami l'atome comporte trois textes correspondants aux films réalisés par Kenichi Watanabe et coproduits avec ARTE France en 2013, 2015 et 2020 : Le monde après Fukushima, Terres nucléaires, une histoire du plutonium et Notre ami l'atome.
"Le plutonium tient son nom de Pluton, le dieu des Enfers dans la mythologie occidentale. C'était un dieu peu aimé, qui ne se laissait jamais apitoyer par les prières des hommes. On le représentait muni d'un trousseau de clés noires, pour signifier que son royaume était si bien gardé que nul jamais ne pourrait en sortir". Le plutonium, matière la plus toxique jamais fabriquée sur terre (il n'existe pas à l'état natif) a une demi vie de 24110 années ! Il défie l'imagination et la mémoire humaine. Or il en a 61 tonnes rien qu'à l'usine de retraitement de la Hague en Cotentin ! Les trois sites maudits du nucléaire sont Hanford aux Etats-Unis, La Hague en France, et Rokkasho au nord de la principale île du Japon. Choisis parce qu'ils étaient peu peuplés, surtout de paysans pauvres, on leur a vendu le développement économique : mais le nucléaire, c'est 30 ou 50 ans de prospérité pour des siècles de contamination et de déchets. Autre caractéristique du nucléaire, c'est que ses victimes et ses morts se compteront sur les siècles à venir. La catastrophe quand elle advient est perpétuelle. Hanford, Bikini, Tchernobyl, Fukushima, les victimes des essais et des catastrophes sont impossibles à compter, les générations à venir sont et seront impactées. Issu de la bombe, le nucléaire civil est opaque, antidémocratique, il fragmente les familles (ceux qui y travaillent et ceux qui s'y opposent) ; l'atome est sacrificiel, les personnes irradiées sont stigmatisées, isolées, éternellement déplacées, l'indemnisation des dommages subis (souvent niés dans le cas des essais nucléaires comme à Bikini (USA) ou aux Antilles (France) se heurte à la bureaucratie et au négationnisme des politiques. Les populations n'ont pas été mises à l'abri, ni les militaires peu gradés présents sur la zone, pas plus que les ouvrières de la luminescence du radium (les Radium girls employées par l'industrie horlogère dans les années 20) alors que les ingénieurs des mêmes usines, eux, se protégeaient ! Que dire des "liquidateurs" de Tchernobyl, soldats volontaires envoyés au massacre avec des masques de cuir et des tabliers lestés de plomb ! Les sacs noirs remplis de déchets radioactifs, les millions de tonnes d'eau de refroidissement des réacteurs endommagés de Fukushima nous montrent l'image tangible de la poubellification du monde. Le livre est un réquisitoire contre la folie du nucléaire. Comment avons-nous laissé faire ? Par quel cynisme les politique nous l'ont-ils imposé ? Ils parient désormais sur l'évacuation du problème, faire "comme si Fukushima n'avait jamais eu lieu". Les JO de Tokyo de 2021 avaient ce propos, celui de faire table rase. Le gouvernement nippon actuel propose d'ailleurs de baisser les normes des niveaux d'exposition aux radiations et de vider dans la mer les millions de tonnes d'eau contaminée.
Profile Image for Nadine Lebrun.
28 reviews2 followers
February 17, 2016
Délicate plume, forcément japonisante que celle de Michaël Ferrier mais le titre est un peu trompeur, un tantinet racoleur aussi. Il faut effectivement atteindre les deux tiers du livre pour que l'auteur s'attache réellement à la catastrophe de Fukushima. Tout en lenteur et avec des mots choisis, l'auteur glisse de l'émotion aux témoignages, en passant par la réflexion philosophique. Ce n'est toutefois pas une enquête de type journalistique mais une véritable oeuvre littéraire d'un écrivain qui jette une passerelle entre l'Occident et le Japon. A l'heure où la question du nucléaire nous taraude, cet ouvrage nous exhorte à réexaminer nos priorités. L'humanité s'installerait-elle dans une "demi-vie", cet état létal à petites doses... Un état cautionné et administré par les autorités en place, qui révèle l'impuissance de nos sociétés face à ces drames.
Profile Image for Laurent.
433 reviews4 followers
July 20, 2014
Une plongée cataclysmique dans le Japon d'après, un peu trop littéraire à mon goût.
Displaying 1 - 11 of 11 reviews

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