Hisashi Tôhara a dix huit ans lorsqu'il est amené à vivre une page tragique de l'Histoire du monde. Un an plus tard, il écrit sur un cahier ce que fut Hiroshima. Puis il se tait. Mieko Tôhara, sa femme, découvrira ce cahier trois ans après la mort d'Hisashi. Bouleversée, elle publie à Tokyo cinquante exemplaires de ce récit à compte d'auteur pour l'offrir à ses amis. Elle en envoie un exemplaire à Rose-Marie Fayolle qui, bouleversée elle aussi, le traduit et elle aussi le publie à compte d'auteur afin de partager ce terrible et très émouvant témoignage. Grâce à l'amitié de René de Ceccatty, ce texte est parvenu à Arléa. C'est là que réside la force d'un témoignage comme celui-ci : c'est une émotion si violente, si juste, que nous devons nous aussi la transmettre.
Dans ce livre Hisashi Tôhara retrace sa journée du 6 août 1945 à Hiroshima. Bon j'ai préféré le roman Pluie noire
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Voilà, cette année de lecture est achevée. Lire 90 livres a été excessif, il a fallu que je me mette une certaine pression pour cela. Mes résolutions 2025 : - Lire en prenant mon temps - Par conséquent : lire moins - Finalement tenter l'aventure de lire 10 livres en même temps, selon les préceptes de Yann Queffélec
Hiashi Tôhara avait dix-huit ans le 6 août 1945. Un an plus tard il raconte ce qu'il a vécu dans la ville d'Hiroshima. Des images noires : le rideau se lève sur un drame encore jamais vu. Le narrateur avait vu les bombes incendiaires; les tremblements de terre, mais là une apocalypse d'un nouveau genre venait de voir le jour. Elle mènera à la capitulation le 15 août par l'empereur.
Je ne voyais que le ciel noir, l'eau noire et les flammes rouges comme des démons." p34
Ces lignes ont été retrouvées par sa femme Mieko après sa mort, c'est en 2010 qu'elles sont publiées comme témoignage. Pendant soixante cinq ans Tôhara garde ces notes dont il ne parlera à personne. Il referme dans ces mots la souffrance, l'incompréhension, de cette journée. Mais , on rencontre également une part d'ombre, de culpabilité. Le ressenti de cette culpabilité de Hiashi raconte est comme une vague qui le submerge, il essaie de se protéger mais ne peut sauver tous les appels à l'aide qui l'entourent. Un témoignage bouleversant.