Que s’est-il passé dans la vie de William Shakespeare entre 1585 et 1592, de ses vingt et un à vingt-huit ans ? Personne ne le sait. Ce sont ces « années perdues » que Stéphanie Hochet se plaît ici à imaginer. William, marié prématurément et père de trois enfants, étouffe dans le carcan familial. Il ne rêve que d’une chose : devenir acteur. Il se joint alors aux Comédiens de la Reine qui cherchent un remplaçant. Dans une Angleterre où sévit la peste, son sort bascule et sa vocation de dramaturge s’affirme. Ses rencontres avec le ténébreux Richard Burbage, qui lui inspirera le personnage de Richard III, et le fascinant Marlowe seront décisives. Elles dicteront son destin. Avec un art subtil du portrait, l’autrice évoque aussi en écho les thématiques et les passages de sa propre vie qui justifient son a ttachement à la figure de Shakespeare : l’androgynie, l’emprise des aînés, le désir de fuite, l’idée du suicide… À travers cette forme inédite et moderne du roman d’apprentissage, Stéphanie Hochet confirme tout son talent de conteuse.
Née en 1975, Stéphanie Hochet est écrivain et critique. Elle publie son premier roman, Moutarde douce (Robert Laffont) à l’âge de 26 ans. Puis aux éditions Stock: Le Néant de Léon (2003), L’apocalypse selon Embrun (2004), et Les Infernales (2005). Je ne connais pas ma force parait en 2007 aux éditions Fayard. Elle reçoit le Prix Lilas 2009 pour Combat de l’amour et de la faim (Fayard). La distribution des lumières paru aux éditions Flammarion pour la rentrée littéraire en septembre 2010 obtient le Prix Thyde Monnier de la Société des Gens de Lettres. Les Éphémérides paraît chez Rivages en mars 2012. Dans «Je» est bon parce qu’il est moi, texte publié dans Libération en juillet 2009 puis aux éditions du Seuil, elle met en scène le délire de toute-puissance d’un chef d’État qui se sent au dessus des lois et des hommes. Elle participe à des projets collectifs comme Collection irraisonnée de préfaces à des livres fétiches publié en 2009 chez Intervalles. Et Dictionnaire des séries Télé, éditions Philippe Rey, 2011. Elle a tenu une chronique au Magazine des livres, participe à BSC News (un journal culturel internet), écrit pour Le Jeudi du Luxembourg, collabore occasionnellement à Libération.
Même si j'apprécie beaucoup la prose de l'auteur, je trouve que cela ne suffit pas à relever l'histoire. Inventer une partie de vie d'une personne célèbre n'est pas nouveau, loin de là. C'est du réchauffé. Par contre, on en sait plus sur la vie de Stéphanie Hochet. Cette partie aurait mérité d'être développée. Dommage.
J'ai acheté ce livre car j'ai adoré les autres œuvres de Stéphanie Hochet Cette histoire est bien renseignée et donne une impression de reel. On suit les aventures de William qui devient Shakespeare. Le milieu de l'histoire m'a perdu. L'ultime fin est une chute inattendue comme c'est le faire l'autrice .
Je le note pas, je ne l'ai pas fini. J'ai lu presque 100 pages et je ne réussis pas à comprendre l'objet du récit. Et puis les liens entre la vie supposée de Shakespeare et celle de l'autrice, son passé, sa jeunesse ne suscitent aucun intérêt de ma part.