Jeanne Doucet, nez au service de grands parfumeurs, est sollicitée pour une étrange mission. Elle doit humer le coeur d'une sainte, Émérence, en vue d'une béatification. Face à cet organe sec dont se dégage un parfum indéfinissable, Jeanne est bouleversée, sa vie bascule. Comme si l'esprit qu'il renfermait s'emparait d'elle. À travers les âges, elle perçoit une peine indicible et d'innommables souffrances. Hantée par Émérence, assaillie de visions, elle n'aura de cesse de percer son secret. Désormais, c'est bien son coeur qui la guide sur ses traces. Peut-être, à travers ce mystère, est-ce une part d'elle-même qu'elle cherche à retrouver... Franck Maubert nous entraîne sur des chemins fantastiques à la croisée du merveilleux et du mystique.
Franck Maubert, né le 24 octobre 1955 à Provins, est un essayiste et romancier français.
Passionné par l’art et la littérature, il s’est distingué par son regard aiguisé sur le monde de la peinture, notamment à travers ses écrits sur des artistes comme Francis Bacon et Nicolas de Staël. Il a également écrit plusieurs essais sur l'art contemporain, dans lesquels il explore les liens entre la création artistique et les émotions humaines, avec un style à la fois poétique et analytique.
Maubert est l'auteur de plusieurs romans et récits, dont Le Dernier Modèle (2012), qui a remporté le Prix Renaudot de l'essai. Dans cet ouvrage, il relate la relation entre un peintre vieillissant et son dernier modèle, révélant une profonde sensibilité à la beauté et à la fragilité des relations humaines. Son écriture, imprégnée d'une grande élégance, mêle souvent ses réflexions sur l’art avec des observations intimes et personnelles.
Au-delà de son œuvre littéraire, Franck Maubert est également reconnu pour ses collaborations avec de nombreux artistes contemporains et pour ses contributions régulières à des revues d'art. Son travail continue d’enrichir la réflexion sur l'art moderne et la place de l’artiste dans la société.
Ce livre avait tellement d'éléments magnifiques: l'histoire de France, l'intringue, le monde de la parfumerie et des odeurs, des élements de mystère, et malgré tout cela il est tombé à plat. En premier lieu, le récit contient d'inombrables fils conducteurs qui ne sont jamais résolus, des personnages présentés comme mystérieux, sans que cela n'ait rien à voir avec la narration car la narration n'est qu'une série de promesses vides. La majorité du livre consiste à lire des descriptions des divers malaises physiques du personnage principal qui passe son temps à avoir des vertiges, la nausée et à se retrouver en sueur, sans que cela ne conduise à un dénouement quelconque. Cependant le clou du spectacle pour moi vient d'un personnage décrit d'une manière complétement abjecte et qui témoigne d'un orientalisme stéréotypé digne d'un roman de gare des années 50. Le personnage d'une aubergiste asiatique qui porte des kimonos tout en préparant de la nourriture chinoise et japonaise (car évidement, chez ces gens là tout se ressemble, l'auteur ne prend pas la peine de faire des efforts), qui est lascive, insistante, chalereuse de façon inexplicable avec le personnage principal, et qui en plus a le temps de délivrer de façon complétement injustifiée des "perles de sagesse orientale" sur la métempsychose. Cet interlude ne sert à rien sauf à éffaroucher le personnage principal. La chute du roman n'est pas sans intérêt, il s'agit d'une simple réflexion sur les croyances populaires et les saints, mais on a l'impression d'être berné et d'avoir lu une série de pensées plus ou moins pertinentes et exprimées sans la rigueur d'un essayiste et sans le talent d'un romancier.
Une idée séduisante qui n'a malheureusement pas tenue ses promesses. Outre l'incapacité de l'auteur à rédiger un personnage à la féminité convaincante, ce livre est rempli de détails languissants qui traînent le peu d'excitation de la trame dans la boue.
Un début très intéressant, et puis on a l’impression que l’histoire commence à démarrer, et puis… Plus rien… Je suis quand même assez déçu de la fin, même si j’ai pris au début du livre !