Entre son ex-femme dont il est toujours amoureux, ses enfants qui lui manquent, son frère qui le somme de partir s occuper de ses parents « pour une fois », son père ouvrier qui s'apprête à voter FN et le tsunami qui ravage un Japon où il a vécu les meilleurs moments de sa vie, tout semble pousser Paul Steiner aux lisières de sa propre existence. De retour dans la banlieue de son enfance, il va se confronter au monde qui l'a fondé et qu'il a fui. En quelques semaines et autant de rencontres, c'est à un véritable état des lieux personnel, social et culturel qu'il se livre, porté par l'espoir de trouver, enfin, sa place.
Romancier de renom, Olivier Adam connaît un succès populaire et critique indéniable qui le place parmi les écrivains les plus connus de sa génération. Ancien étudiant en gestion des entreprises culturelles, il participe à la création du festival littéraire 'Les Correspondances de Manosque' et travaille comme directeur de collection aux éditions du Rouergue. C'est son premier roman paru en 2000, 'Je vais bien, ne t'en fais pas' qui lui permet d'accéder à la notoriété. Lauréat du prix Goncourt de la nouvelle en 2004 pour 'Passer l'hiver', l'auteur poursuit néanmoins dans la veine romanesque avec 'Falaises' ou 'À l'abri de rien'. Des histoires plein la tête, Olivier Adam sort coup sur coup 'Des vents contraires' (2009) et 'Le coeur régulier' (2010), tout en écrivant des ouvrages jeunesse, 'Les Boulzoreilles', avec Euriel Dumait (2010) ou 'Personne ne bouge' (2011).
Parmi les auteurs français les plus adaptés au cinéma, il collabore dès 2006 avec Philippe Lioret, au scénario de l'adaptation de son premier roman 'Je vais bien, ne t'en fais pas'. Il retrouve ensuite le réalisateur pour l'écriture du script de 'Welcome'. Il participe également aux scénarios de 'Poids léger' et 'Maman est folle (d' après 'À l'abri de rien') de Jean-Pierre Améris, et à celui de l'adaptation par Jalil Lespert de son roman 'Des vents contraires', sorti en décembre 2011.
En écoutant la lecture de la première page de ce livre a la radio cet été, j'ai eu envie de lire ce roman. Les interviews d'Olivier éteint aussi de bons moments a la radio lors de la fameuse rentrée littéraire en France. En une semaine j'ai avalé les 400 pages. Une écriture qui me plait et me parle bien. Une vie d'aujourd'hui dans un joli Paris, avec une partie des évolutions de la société contemporaine.
Olivier Adam sort le numero de l'artiste meurtri, mes parents m'aiment pas, mon frere a trop réussi et pas moi je suis trop malheureux avec ma baraque au bord de la mer, je suis le vilain petit canard, mes amis du lycée ont tous mal fini, ma femme m'a quittée parce que je ne suis qu'un naze. N'en ferait-il pas un peu trop...
Les éditeurs devraient peut être créer un bandeau pour prévenir les futurs lecteurs : "à ne lire que si l'on ne broie pas du noir". Après tout, il y a bien les livres feel good ! Ce livre n'est pas mauvais. Adam sait manier la langue, c'est incontestable, bien que son style me crispe un peu : phrases trop longues, peu de ponctuation, accumulation de mots pour appuyer ses dires, listes diverses pénibles...Le livre aurait pu être écourté d'au moins 100 pages, selon moi. Et son côté très politisé est un peu facile. Et que dire de son personnage principal, Paul, que l'on a du mal à dissocier de l'auteur : il est dans sa bulle, égoïste, parfois méprisant, sans conscience de ses privilèges, alcoolique... mais le pire c'est qu'il n'évolue pas, aucune bonne nouvelle à l'horizon de son pourtant très bel horizon malouin. Pas une fois, cet homme n'a réussi à m'émouvoir. Par contre, il m'a mis en colère lors de son histoire avec son amie d'enfance qu'il va "abimer" sans trop d'état d'âme pour ce qu'elle pourrait ressentir, ni pour sa famille, et tout ça en se plaignant sans cesse sur son triste sort, bravo! Heureusement, j'ai lu ce livre, en vacances, reposée car c'est vraiment un pavé de tristesse et d'amertume. J'aurai eu besoin d'un peu de lumière, d'un bol d'air iodé que cet auteur, très bobo, consomme en abondance, lui!
Difficile de suivre pendant tout un roman un personnage aussi antipathique et cliché. J'espère que la dimension autobiographique du livre est limitée, sinon cet auteur ne va pas bien.
Un livre très bien écrit, au style agréable à lire. Les personnages prennent vie sous la plume d'Olivier Adam. Cependant j'ai trouvé que plusieurs passages traînaient en longueur, et à de nombreuses reprises j'ai eu du mal à avancer dans ma lecture. Le personnage de Paul, à la tendance dépressive, a un côté agaçant dans sa manière de s'apitoyer sur lui même. On a envie de rentrer dans le livre pour aller le secouer un peu, ce qui est probablement l'intention de l'auteur. En bref, 3 étoiles, pas plus, mais elles sont bien méritées par le style et la façon dont les différents personnages sont décrits.
Un livre un tantinet autobiographique que j'avais choisi pour l'histoire qui semblait profonde... et puis c'est le drame.
J'ai apprécié, mais il est vrai que le récit tourne en rond. C'est beaucoup d'interrogations et ce qui semblent être des remises en questions. C'est la vie, la votre, la mienne, ça tourne en rond. C'est l'histoire d'un homme qui cherche des réponses : pourquoi s'est-il fait larguer ? est-ce que sa vie a un sens ? Pas la lecture à lire pour vous remonter le moral. Elle soulève de belles questions mais au final, pas de réponses. Une lecture un peu vide, personnellement.
Olivier Adam semble reprendre la voie d'Annie Ernaux, mais sans la distance émotionnelle. Entre lisière de la ville dans la périphérie, lisière de la France en Bretagne et lisière du monde au Japon, Paul Steiner essaie de comprendre sa relation à son enfance et son adolescence. Un roman prenant qui nous pousse à nous interroger sur nos propres racines.
Une approche intéressante de la représentation que nous pouvons avoir d'autrui MAIS Un narrateur qui ne cesse de pleurnicher sur son sort. Des phrases bien trop longues. J'ai eu l'impression d'être en apnée par moment.
Pour moi ce livre est le portrait de la France d'aujourd'hui. Le propos est perturbant, violent, pessimiste mais fort. Je ne dirais pas que j'ai aimé ce roman mais il m'a touché. Un seul gros bémol pour moi : pourquoi Olivier Adam choisit comme héros un type qui semble être lui ?
un homme de quarante ans, qui vient de se séparer de la femme qu'il aime toujours, revient sur les terres de son enfance pour accompagner ses parents dans leurs difficultés de santé. Il essaie de se retrouver, de se comprendre, d'évacuer son mal-être... Joliment écrit. Un peu trop nombriliste.
Ein tolles Buch über das Leben in den Banlieus von Paris, über Menschen, die da auszubrechen versuchen, über die französische Politik, über eine schwierige Familiengeschichte. Manchmal etwas langatmig, aber ich kann das Buch sehe empfehlen.
Die Banlieue von Paris und an der Küste der Bretagne - vom Rande des Lebens wird Paul zurück geholt, um sich um die Eltern zu kümmern. Und damit beginnt eine Rundreise durch sein gesamtes Leben - ein langer ruhiger Erzählfluß
Un roman qui nous interroge sur qu est ce qu appartenir à un milieu social, à un territoire, à une famille... le narrateur lui ne se sent nul part chez lui, incapable de vivre tout simplement...
J'ai cru ne voir jamais la fin de ce long roman baignant dans une atmosphère grise et désabusée.
Et pourtant je n'ai jamais envisagé de l'abandonner en cours de route, il y a une qualité littéraire, une petite musique mélancolique qui m'ont toujours donné envie de continuer. À petites doses, doucement, un peu au rythme du roman et de la vie du narrateur lorsqu'il revient dans la banlieue (les lisières) de son enfance.
Un cru 2012 décevant. C'est la première fois pour moi. Monsieur Adam fait partie de mes auteurs préférés, et j'ai retrouvé dans ce roman sa capacité à parler des gens brisés, des gens qui se raccrochent à la vie autant qu'ils peuvent. Malheureusement, la magie de ces gens était enterrée sous un récit trop politisé et un amas de scènes convenues. Dommage.
Un petit chef d'oeuvre - l ecriture est magnifique, les personnages hauts en couleur et en sentiment. Themes douloureux de la separation, des banlieus, du déclassement social et des families des incarnates tissent un livre extremement riche. Merci a mon amie lectrice qui me l a conseillee, je me precipice vers d autres oeuvres du meme auteur.
Eclat de rire page 197: relisez-la ! Monsieur Adam, arrêtez vous me faites trop marrer. Ces noms d’écrivains à peine réinventés, ces titres de romans et de films à peine maquillés, Surprise et tressaillement, Les Gros Kleenex, Marc Musso et Guillaume Levy, Brad cruise et Tom Pitt, j'en passe et des meilleures. Un parcours quasiment initiatique à la lisière entre deux vies.
Alors c'est le troisième que je lis de lui, mais c'est pas mon préféré. Là ça a l'air largement autobiographique, ça m'a résonné sur plein de trucs perso, il reflète pas mal de trucs que je pense en beaucoup mieux dit. Mais en fait tout le long du livre on se demande qu'est-ce qui est auto-biographique et qu'est-ce qui est inventé... et je sais pas ça m'a perturbée.
Excelente ! Que se faça pressão para ser traduzido com urgência para português. Uma leitura extremamente lucida do mundo onde vivemos e uma passagem na vida de um personagem - Paul - em que muitos se irão reconhecer mais do que poderão admitir num review da Goodreads...
Du talent. Une description réussie de la banlieue pauvre et des personnages attachants. Une réelle facilité, certes, mais svp un plus de travail pour monter sur l'étagère de la littérature... non ? Allez au boulot...
Pas vraiment optimiste, mais tout de même éclairant sur l'état de la "France d'en bas"... On n'échappe pas à l'écrivain maudit et tourmenté, mais parfois touchant de justesse et d'authenticité.
Description très froide et réaliste d'une partie des banlieues parisiennes, du devenir de ses enfants et des raisons pour lesquelles certains d'entre eux la quittent...
belle écriture, une histoire triste et des personnages crus, mais au delà du contexte spatio-temporel bien spécifique du livre, tout cela ne tient plus.
quelques bons moments où chaque quarantenaire peut se retrouver, le côté je suis un raté, mal aimé est assez agaçant à la longue. une centaine de pages en moins et le roman aurait été bien meilleur.