France, fin du XVIe siècle. C’est dans ce pays en proie à de terribles dissensions religieuses que se réfugient les Greer, fuyant l’Angleterre élisabéthaine. Eileen, seule enfant du comte, est une jeune femme vive et de caractère. Mais son âge avance, et son père la met au pied du mur : elle doit se marier. Et c’est en faisant tout pour éviter cette terrible obligation à l’aide de sa fidèle amie Charlotte que Rose fera connaissance d'Artus de Janlys. Le séduisant et mystérieux comte l’entraînera dans un univers dont elle ne soupçonnait pas l’existence, où les crimes terribles qui secouent Paris trouveront une explication apparemment inconcevable, mais bel et bien réelle...
J’avais entendu de très jolies choses au sujet de Céline Landressie et c’est vrai qu’après tous les avis que j’ai eu l’occasion de voir, j’étais curieuse de voir ce qu’il en était exactement. L’idée de base est assez sympa, un mélange de romance historique avec un brin de paranormal par la même occasion. Comme j’adore les deux, le mix m’intrigue toujours beaucoup.
Rose est une jeune femme qui est en avance sur son siècle. En effet, malgré l’envie de ses parents pour qu’elle se trouve un prétendant et l’épouse, notre héroïne a envie de vivre indépendante et libre de toutes obligations. Mais même si son père la comprend, voilà qu’il arrive à bout de patience et sa mère, Mary, n’a pas vraiment de très bons rapports avec elle. Alors oui, Rose va devoir user de stratagèmes avec son amie Charlotte pour se sortir des plans de ses parents. Mais ces mêmes plans pourraient bien lui faire rencontrer un homme qu’elle n’attendait plus, un homme qu’elle commence à apprécier et avec qui elle espère créer quelque chose. Les histoires d’amour de Rose pourraient être simples et l’histoire centrale du roman, mais des desseins plus sombres se présentent assez vite dans ce premier volume. En effet, un grand mystère entoure le père de notre héroïne, et on est intrigué dès le début du roman. On s’imagine un grand nombre de choses mais j’avoue que j’ai quand même été surprise quand j’ai appris la vérité.
Ce roman nous permet de suivre Rose dans les bons et les mauvais moments de sa vie, son espoir de vie libre, ses amours, sa tristesse, son évolution. Oui, parce qu’elle commence l’histoire avec un côté assez naïf mais cela change et évolue alors qu’elle se rend compte que les gens autour d’elles ne présentent pas leurs véritables facettes. Sa vie va drastiquement changer au cours des chapitres et je dois dire que j’ai passé un très bon moment à la découvrir. Il est vrai pourtant que j’ai mis un peu de temps avant de vraiment rentrer dans l’histoire. La première moitié est assez longue à se mettre en place et on attend qu’il se passe quelque chose qui n’arrive pas vraiment. Pourtant passer ça, les choses se bousculent beaucoup plus vite et on se retrouve complètement emportée.
On se doute assez vite de la nature du comte Artus de Janlys, même si c’est vrai que Rose, elle, ne se pose que très peu de questions. J’étais cependant curieuse de voir comment notre héroïne allait être jetée dans ce monde différent de celui qu’elle connaissait et ce qu’il se passerait exactement avec Artus de Janlys. Les créatures et les mythes que l’auteure introduit ici sont vraiment intrigants et différents et j’avoue que j’ai été très curieuse pour le tout. Je suis d’ailleurs impatiente de pouvoir en lire plus et ainsi d’en apprendre plus par la même occasion.
Pour conclure c’était un bon premier roman et je lirai la suite avec le plus grand plaisir.
Voilà bien longtemps que j’avais repéré ce livre et était intriguée par tous les bons avis qui fleurissaient (ceci n’est pas un mauvais jeu de mots) sur la blogosphère. J’ai donc profité de la réédition en format poche pour découvrir ce qui se cache dans ces pages...
Nous suivons Eileen, ou plutôt Rose comme elle préfère être nommée, une jeune aristocrate qui, comme toutes les femmes de son époque, doit se marier, bien qu’elle n’en ait pas du tout envie. D’autant que plus elle avance en âge, plus ses parents se montrent insistants. Alors qu’elle est censée rencontrer un nouveau prétendant lors d’un bal, c’est un autre homme qui va attirer son attention : le comte Artus de Janlys, un homme des plus intrigants dont l’apparition dans la vie de Rose va la bouleverser entièrement...
Présenté comme ça, on dirait une romance historique. Et il est vrai que le début ressemble vraiment à une romance historique, le fantastique n’arrivant qu’assez tardivement dans le roman. Heureusement, la romance historique est à peu près le seul genre de romance que j’apprécie, donc ça ne m’a pas du tout posé problème. Surtout que même si on est un peu dans de la romance, on est bien loin du niais et du mielleux. Ce qui ressort surtout de l’ambiance de Rose Morte, bien avant même l’apparition du fantastique, c’est son aspect sombre. On sent que le danger guette même lorsqu’en apparence il ne se passe pas grand-chose d’inquiétant. Puisqu’on en est à l’atmosphère, j’en profite pour souligner l’effort qu’à fait l’auteure pour plonger son lecteur au maximum dans l’époque à laquelle elle a situé son roman : nous sommes au XVIe siècle, et on s’y croit réellement. Que ce soit au niveau des descriptions, du vocabulaire employé, ou des références à des faits historiques, on sent que Céline Landressie maîtrise son sujet.
Le personnage de Rose m’a beaucoup plu. La jeune femme évolue considérablement au cours du roman : si dès le départ elle est loin d’être la jeune fille naïve et innocente typique, elle devient de plus en plus téméraire et assurée à mesure que l’histoire avance. C’est tout à fait le genre d’héroïne que j’apprécie, même si j’aurais toutefois un petit reproche à lui faire : lorsqu’elle commence à développer des symptômes étranges après sa nuit avec Artus, elle s’en accommode un peu trop facilement, je trouve. Je vois dans le noir, j’entends des conversations distinctement alors qu’elles ont lieu dans d’autres pièces, je ne meurs pas de faim alors que je n’ai rien mangé depuis plusieurs jours... mais Artus a dit que c’était pas grave, alors c’est pas grave. Bon d’accord, j’exagère un peu, elle essaie plusieurs fois d’exiger des explications... mais tout de même, je l’ai trouvé bien peu insistante, alors que tous ces changements qui surviennent du jour au lendemain, ça devrait beaucoup plus l’inquiéter, non ?
Artus quant à lui est un personnage des plus complexes. On ne sait jamais trop sur quel pied danser avec lui, autant il semble tenir énormément à Rose, autant il lui cache beaucoup de choses... Ce monsieur est complètement insaisissable, mais il a un charme et un charisme indéniable. Mais peut-être que je me lasse des personnages masculins sombres et mystérieux, parce que je lui ai préféré son frère Adelphe, beaucoup plus ouvert et avenant, dont la présence apporte une touche de lumière bienvenue dans cette ambiance des plus sombres.
La floraison est sans aucun doute un tome d’introduction. L’histoire met un certain temps à se mettre en place (mais on ne s’y ennuie à aucun moment, rassurez vous !), le fantastique ne fait pas son apparition avant au moins la moitié du roman est le rythme est relativement lent, parce qu’il y a beaucoup de choses à mettre en place. En fait, on a un peu deux intrigues en parallèle dans ce premier tome : la trame de fond que l’on va probablement suivre tout au long de la saga, et une seconde autour du père de Rose, qui se conclut à la fin du premier tome. J’ai trouvé ce choix des plus judicieux puisqu’il permet à l’auteure de poser les bases de son univers et de sa mythologie tout en faisant avancer une intrigue pour dynamiser et apporter de l’action à un roman globalement très descriptif.
En bref, Rose Morte a su totalement me convaincre. J’ai été conquise par la plume de l’auteure et l’atmosphère qu’elle dépeint. C’est un roman dans lequel il faut prendre le temps de s’immerger, il ne se dévore pas, mais se savoure.
Je vous le recommande si : vous aimez les atmosphères sombres teintées de fantastique.
Céline Landressie a une très belle écriture, très plaisante à lire, elle s’attarde sur les détails historiques pour nous plonger dans une atmosphère différente. Néanmoins je n'ai pas trop apprécié d'être "menée en bateau" sur l'intrigue principale pendant plus de 400 pages, c'était un peu agaçant tous ces mystères au point où dans certains dialogues j'ai carrément lu en diagonale car cela ne m'apportait rien ! J'ai plutôt apprécié le caractère bien trempée de Rose, surtout au début du roman, mais j'ai trouvé que ce dernier perdait de sa splendeur dès qu'elle était face à Artus de Janlys : son amour pour lui était tellement aveugle qu'il lui donnait un air culcul. Dommage. L'auteure a quand même réussi à me rendre intriguée par l'histoire et ça m'a donné envie de donner une chance au second tome.
J'ai beaucoup apprécié cette lecture qui, pour moi, est un mélange réussi de roman historique et fantastique.
Le début commence comme un roman historique, et je dirais même presque comme une romance historique, car on est en présence d'une jeune femme belle et avec un caractère bien trempé - Eileen, rebaptisée Rose par sa meilleure amie, en référence à son second prénom : Rosamund -, qui sait ce qu'elle veut et surtout ce qu'elle ne veut pas, c'est-à-dire se marier.
En effet, cela fait plusieurs fois que son père tente de lui trouver un homme qui veuille bien l'épouser, malgré son statut de fille de réfugié anglais, et à chaque fois, la belle s'est débrouillée pour faire échouer les négociations en se montrant la plus désagréable possible.
Mais voilà que son père commence à se montrer vraiment insistant, comme si le temps pressait, tout à coup. Certes, elle a presque trente ans, ce qui peut s'avérer un obstacle de taille, mais de toute façon, elle ne voit pas l'intérêt de se marier et ne comprend pas l'empressement de son père.
C'est pourquoi, quand il est question de lui faire rencontrer son n-ième futur époux à un bal, elle complote avec sa meilleure amie Charlotte, qui elle, a très envie de se marier et est très intéressée par le potentiel fiancé d'Eileen. Leur idée est très simple : Charlotte fera tout pour séduire ledit fiancé, pendant que Rose fera son possible pour l'éviter.
Et c'est donc en mettant leur plan à exécution que Rose fait la rencontre d'un homme aussi beau que mystérieux, le comte Artus de Janlys, que tout le monde semble craindre et respecter à la fois. Malheureusement, il s'éclipse de ce bal sans une explication, aussi soudainement qu'il était arrivé. Et bien qu'elle ne doive pas le revoir avant plusieurs mois, Rose ne cessera plus de penser à lui.
Au cours de ce bal, Rose entend également parler de crimes horribles, les personnes retrouvées mortes étant éviscérées, apparemment, et si cela la choque, elle ne se pose pas plus de questions que cela.
Mais il plane quand même une aura de secrets et de complots autour de la jeune femme, et elle le comprendra assez vite en surprenant un soir une conversation entre son père et un inconnu, et en trouvant ensuite dans son bureau un carnet rempli de colonnes de lettres et de chiffres incompréhensibles pour elle.
Elle commence alors à penser que son père trempe peut-être dans des affaires pas très nettes. Et quand, quelque temps après, il reçoit des menaces de mort, elle se dit que c'est peut-être parce qu'il se sait en danger qu'il est si pressé de la marier. Suite à ces menaces, sa famille et elle se réfugient au château du père de Charlotte - qui est le plus proche ami du père de Rose - car ils y seront plus en sécurité.
Et c'est là que le comte Artus de Janlys réapparaît, et se met à faire la "cour" de façon assidue à Rose, lui rendant visite chaque soir, la rendant un peu plus amoureuse de lui de jour en jour.
Mais un soir, Rose et son père sont attaqués en revenant au château après une courte visite de contrôle à leur propre demeure pour s'assurer que tout est en ordre et que les domestiques laissés sur place n'ont pas de problèmes.
Un drame va s'ensuivre, et ses conséquences vont amener Rose à accepter l'aide et l'hospitalité d'Artus. C'est à partir de là qu'elle va découvrir peu à peu des choses dont elle n'imaginait même pas l'existence et que le côté "fantastique" va réellement apparaître.
Et s'il y a bien une chose que j'ai aimé, dans ce roman, c'est cela : le fait que si nous, lecteur, avons deviné depuis longtemps qui est - ou plutôt ce qu'est - Artus, à certains détails ou faits étranges extrêmement révélateurs pour une personne qui sait reconnaître les signes, Rose, à ce stade, n'a toujours pas le moindre petit soupçon, trouvant toujours une explication rationnelle aux choses bizarres qu'elle ressent ou entrevoit. Et ce n'est pas de la niaiserie ou de la naïveté de jeune femme surprotégée ou gâtée, c'est juste qu'elle a toujours vécu dans un environnement terre à terre où le surnaturel ne tenait aucun rôle. Donc elle n'envisage même pas cette possibilité.
Enfin... petit à petit, elle se met quand même à avoir des doutes, car elle assiste à des choses trop incroyables et impossibles pour être naturelles. Et surtout, lorsqu'elle-même commence à se sentir différente, elle réalise qu'il se passe vraiment quelque chose de bizarre.
Car aussi surprenant que cela paraisse, Artus change la nature humaine de Rose en autre chose, la même chose que lui, sans l'en informer. C'est la première fois que je vois ça dans un roman, et j'ai trouvé ça à la fois ahurissant, amusant et super gonflé de la part de l'auteur,même si certains trouveront sûrement que c'est trop énorme. Car la jeune femme ne se doute pas un seul instant qu'elle n'est plus humaine, jusqu'à ce que plusieurs petites mésaventures lui arrivent, et qu'elle constate (ou qu'on lui explique) qu'elle ne peut plus faire certaines choses. Et même là, il lui faudra un certain temps pour comprendre réellement et clairement ce qu'elle est devenue.
Et en cela, elle sera grandement aidée par Adelphe, le frère d'Artus, qui ne partage qu'à moitié la nature de son frère et peut donc encore faire des choses que lui ne peut plus faire.
Adelphe est un personnage très important, car il est indispensable à son frère. En effet, il lui ressemble comme un jumeau et se fait donc passer pour lui très souvent, quand le comte ne peut pas être présent physiquement. De plus, il est également son bras droit, son "homme de main", en quelque sorte, et il l'aide dans tous les domaines, que ce soit dans leur protection ou l'administration de leurs biens.
J'ai beaucoup aimé ce personnage, agréable, souriant, ouvert, chaleureux et généreux. Bref, beaucoup plus sympathique que son frère. Artus n'est pas déplaisant pour autant. Il est même charmant (quand il veut), courtois et très séduisant, et ce n'est pas étonnant que Rose soit complètement tombée sous son charme. Mais il a un côté plus sombre, plus autoritaire et plus secret que son frère. Quand on en saura un peu plus sur lui, on comprendra mieux pourquoi il est comme ça, et les raisons qui le poussent à réagir comme il le fait ou à prendre certaines décisions.
D'ailleurs, Adelphe n'est pas toujours d'accord avec celles-ci et le lui fait savoir, notamment au sujet de Rose. Il désapprouve par exemple l'ignorance dans laquelle Artus la maintient.
A ce niveau-là, il beaucoup plus "humain" qu'Artus, dans le sens où il est bien plus compréhensif et patient face à l'innocence de Rose et à son désarroi, et où il lui explique énormément de choses, alors qu'Artus, lui, préférerait attendre pour lui révéler la vérité, au risque de la blesser (moralement) ou qu'elle se mette en danger (physiquement).
Malgré son "innocence", Rose n'est pas du tout un personnage mièvre ou agaçant. Elle est loin d'être bête, possède une grande force de caractère et sait se montrer forte et courageuse quand il le faut.
A partir du moment où elle réalise pleinement quelle est sa nouvelle "nature", elle passe par différentes phases et des moments très difficiles, mais elle en sort grandie, mûrie, plus sûre d'elle. Elle va s'imposer au sein de son nouveau "foyer", ne se laissant plus mettre de côté et exigeant de savoir ce qu'il se passe et ce qui préoccupe Artus et son frère.
Du coup, elle va découvrir qu'il y a beaucoup d'autres êtres comme eux, et que l'univers dont elle fait désormais partie est plein de dangers et est régi par des lois et des codes très différents de ceux des humains.
Mais surtout, aidée de ses deux compagnons, elle va tenter d'obtenir des réponses à toutes ses questions et de retrouver les responsables du drame qui a touché sa famille.
Il n'y a pas énormément d'action, dans ce roman, mais je ne me suis pas ennuyée un seul instant, car j'ai adoré suivre les aventures et l'évolution de Rose, et tout le processus qui l'a amenée à la pleine conscience de la réalité. Mais il y en a quand même (surtout vers la fin), ce qui nous permet d'assister à des combats impressionnants et de découvrir les talents et capacités de chacun (y compris de Rose).
J'ai beaucoup aimé le cheminement de ce roman : on passe d'une ambiance légère et "romantique" à quelque chose de beaucoup plus sombre et carrément fantastique, mais de façon extrêmement progressive, et j'ai trouvé cela très habile de la part de l'auteur.
La fin m'a également apporté satisfaction, car elle apporte suffisamment de réponses pour que l'on puisse s'arrêter là si on veut, mais en laissant également des problèmes encore en suspens et des éléments nouveaux pour donner envie au lecteur de lire la suite. Ce que je ferai, évidemment...
Conclusion : Un roman qui mêle habilement le fantastique et l'historique, avec une ambiance qui évolue au fil des pages, suivant parfaitement les événements et le cheminement du personnage principal ; des personnages attachants et forts ; des complots, des secrets, des révélations, de l'action et des émotions (en tous genres) ; une écriture riche et travaillée... Le résultat de tout cela est une agréable lecture pour moi.
De la bit-lit sur eTemporel ? Oui, tout arrive ! Il faut bien reconnaître que ce n’est pas mon genre littéraire de prédilection, mais j’avais gagné ce roman en participant aux Vampires et Sorcières Awards et il traînait dans ma PAL depuis des années. Il était plus que temps de l’en sortir, et je me suis laissée charmée par cette histoire à mi chemin entre littérature historique et fantastique. Au point d’avoir ajouté la suite dans ma wishlist, si si !
Nous sommes à la fin du XVIè siècle. Rose est la fille d’aristocrates anglais en exil à Rouen, elle a 27 ans et au grand dam de ses parents, repousse toutes leurs tentatives pour la marier. Jusqu’au jour où elle fait la connaissance du mystérieux Artus de Janlys. J’imagine d’ici la tête des habitués du blog qui doivent se demander ce qui m’arrive ! Mais bien que la première partie soit en effet centrée sur les premiers émois amoureux de la demoiselle et de sa meilleure amie, deux choses ont titillé mon intérêt et maintenu mon attention.
L’aspect historique, pour commencer. Le récit prend place sous Henri IV, à la fin des guerres de religion entre Catholiques et Protestants. Entre trahison et complot, le cadre est posé et apporte toute la consistance et la crédibilité voulues à cette intrigue. L’ambiance est également très bien rendue, les descriptions sont immersives et la manière désuète dont s’expriment les personnages nous plonge un peu plus au XVIè siècle. Rose est une femme attachante dont l’évolution sonne juste d’un bout à l’autre du récit. C’est d’ailleurs cette justesse de ton qui m’amène à la deuxième chose que j’ai appréciée dans ce roman, l’intrusion du fantastique.
Evidemment, en tant que lectrice du XXIè siècle, il est difficile, pour ne pas dire impossible, de ne pas anticiper sur l’identité du comte de Janlys. Mais du point de vue de Rose, les choses sont tout de suite beaucoup moins évidentes et j’ai beaucoup aimé la manière dont elle découvre peu à peu à la fois le complot ourdi par/contre son père mais aussi le monde de la nuit, ses créatures et sa magie. Ainsi, la seconde partie du roman est nettement plus sombre que la première. Maudite, Rose n’aspire plus qu’à la vengeance avant d’en finir avec cette nouvelle vie qu’elle honnit. Cela va jusqu’à la romance qui prend une tournure beaucoup moins mièvre.
Au final, j’ai beaucoup aimé ce roman, dont j’ai très envie de découvrir la suite. La plume de Céline Landressie est très agréable, riche sans être lourde, et elle mêle habilement l’Histoire avec un grand H et le fantastique. L’atmosphère est très réussie et la romance sait se faire oublier au profit d’une intrigue très sympathique. Une très belle découverte !
C’est un livre qui m’a enchantée, avec des personnages plein de mystère et une plume poétique. De plus, la couverture du roman est très belle, et bien en rapport avec l’histoire !
L’intrigue raconte l’histoire de Eileen, une jeune femme de 28 ans avec un fort caractère que j’ai appréciée suivre. Elle est bien décidée à ne jamais se marier, au grand malheur de ses parents … Jusqu’au jour où un mystérieux et charmant homme rentre dans sa vie et la bouleverse totalement ! Un tel bouleversement que l’on peut considérer qu’elle va « fleurir » dans ce tome et entrer enfin dans l’âge adulte en quittant la sphère familiale.
J’ai aimé la découverte de ce nouvel univers, et j’ai d’ailleurs trouvé que l’histoire prenait toute son ampleur et tout son intérêt à partir du moment où Artus de Janlys arrive, car il apporte la touche de mystère qui rend cette lecture très prenante. En effet, l’action met un peu de temps à arriver mais lorsqu’elle est là, on est vite embarqué ! A partir de ce moment-là, la tension monte et on se pose de nombreuses questions.
Le personnage d’Eileen est intéressant car elle a beaucoup de caractère et, si elle respecte les convenances et les usages de l’époque, elle a une vision très moderne des sentiments. C’est également une héroïne forte, qui a du courage et qui sait se faire respecter. Tout à fait mon style de personnage.
Celui d’Artus est également intéressant, il est empreint de mystère, ce qui fait son charme ! On le soupçonne vite de ne pas être ce qu’il semble être, à savoir un humain… En plus, c’est lui qui apporte du piquant à l’histoire. Quant à Adelphe, le frère d’Eileen, je l’ai trouvé touchant et attentionné.
L’écriture de l’auteure est poétique, précise et riche. Nous avons beaucoup de détails sur les personnages, ainsi que sur leurs sentiments. Il y a également un gros travail sur les convenances de l’époque, qui sont respectées dans le roman. On est donc immergé dans l’histoire, et on a tous les éléments pour comprendre correctement les personnages. Mais maintenant, il va me falloir la suite !
En bref, je suis passée très près du coup de coeur, il m’a sans doute manqué la petite étincelle. Mais c’est quand même une magnifique aventure, proposée par des personnages intéressants et approfondis. Les descriptions magnifiques donnent aussi beaucoup de charme à cette intrigue qui vous emportera dans un Ailleurs très prenant. Ce livre est comme une petite fleur en plein floraison – pour reprendre le titre de ce premier tome – qui semble prometteuse pour la suite !
"Rose morte" est un de ces livres qui vous laisse une empreinte longtemps après refermé la dernière page. J’ai beaucoup aimé cette lecture, j’ai été happée dès les premières lignes, et bluffée du début à la fin. Le style de l’auteur est d’une richesse rare, aussi précieux que les belles étoffes dont sont parés les personnages de ce livre. Les descriptions sont très fouillées, le contexte historique est restitué à merveille. C’est bien simple, on se croirait transporté tout droit au XVI ème siècle ! Le premier tiers du livre donne l’apparence d’un roman historique « classique », avec toutefois quelques touches mystérieuses qui donnent un avant-goût de la suite. Tout bascule avec cet évènement tragique qui va définitivement changer la vie de Rose et le cours de notre histoire. L’univers fantastique dans lequel on plonge alors est empreint de mystère, de beauté sombre et inquiétante, de danger et de non-dits. L’auteur déploie tout son talent pour nous entraîner au cœur d’une intrigue aux ramifications nombreuses, mêlant la petite et la grande histoire.
Le soin apporté à ses personnages vient magnifier le tout, et met en lumière des héros comme on en voit rarement.
Rose est une jeune femme déterminée à ne pas subir sa condition, prête à tous les subterfuges pour user de sa liberté individuelle. Son évolution ne se fera pas sans heurts, elle connaîtra des moments difficiles, elle devra apprivoiser sa nouvelle « personnalité ». A ses côtés, Artus incarne le mystère au masculin. Sombre, énigmatique et envoûtant, il n’a pas fini de révéler ses secrets et confirme l’adage bien connu «Il ne faut pas se fier aux apparences ». J’ai eu un vrai coup de cœur pour Adelphe ... Son empathie envers Rose, sa douceur et son amitié m’ont conquise, tout comme le mystère qui émane de lui.
Adelphe et Artus se complètent à merveille, ils incarnent les deux facettes d’une même pièce et sont en quelque sorte le yin et le yang de Rose. Vous l’aurez compris, j’ai vraiment aimé ce livre. La solidité de l’intrigue, la beauté de l’écriture, la qualité des personnages ... Tout cela donne un parfait mélange et je ne peux que vous encourager à découvrir cette petite merveille ! Les auteurs comme Céline Landressie sont rares et précieux, il faut donc mettre en lumière leur travail et les faire connaître !
Même si l'intrigue fantastique commence un peu tardivement, c'est un roman qui a un grand nombre de qualités appréciables. Que ce soit par la qualité manifeste de la plume, ou le respect très fidèle de l'époque décrite et la précision des descriptions, on est amenés à tourner les pages de ce roman avec plaisir, et on ne les voit pas défiler. La fin promet de nouvelles péripéties passionnantes pour le second tome, et j'ai donc hâte de pouvoir le lire.
La floraison porte bien son nom, se rattachant aussi bien à Rose qu'à l'intrigue en elle-même, car ce tome reste introductif. Il n'en dévoile pas beaucoup nous laissant dans le flou sur beaucoup d'éléments, de fonds surtout, mais déjà il est d'une richesse incroyable. Pour moi rien n'est à enlever, chaque description est essentielle, chaque situation -sans que l'action ne soit beaucoup présente- est nécessaire. Deux histoires sont développées en parallèle dont une qui débute et se termine, mais les deux sont inextricablement liées. Ce livre possède un charme fou, les personnages sont remarquables et l'ambiance si spécifique à la série est un véritable enchantement. J'ai passé un excellent moment, un moment de plaisir indéniable. Ma chronique complète : http://bloggalleane.blogspot.fr/2013/...
J'ai malheureusement tardé à donner mon avis, je ne pourrai donc pas donner un point de vue complet sur cet ouvrage.
Ce que je peux en dire est qu'il m'a beaucoup plu. J'aime énormément la période que Céline Landressie a choisi. Tout y est décrit méticuleusement, les dialogues sont parfaits, les personnages on ne peut plus captivants et éclatants.
Ce livre est un vrai bijou, tout en délicatesse, somptuosité et élégance. Que c'est rare! Merci pour ce bon moment de lecture :)
J'ai adoré cette petite merveille ! Une belle écriture envoûtante, une époque, une intrigue et un univers passionnants, des personnages puissants... Le genre d'histoire dans laquelle il vaut mieux entrer sans rien savoir dessus ou presque pour se laisser bercer par l'écriture et les événements. Vraiment un très très très bon livre que je recommande !
Lu l’année dernière, je n’avais pas écrit de petit avis sur ce livre, honte à moi… Je profite donc de ma relecture pour poser par écrit quelques mots sur mon ressenti concernant cette magnifique saga.
Je relis très rarement, non pas par manque d’envie au contraire, mais par manque de temps… Ce temps, j’ai souhaité le prendre car je voulais me sentir de nouveau complétement immergée dans cet univers avant de découvrir le tome 4 qui sort très prochainement.
C’est fabuleux de retrouver cet univers, cette époque, ces décors, les costumes, cette ambiance si particulière… C’est vraiment dépaysant. Et ce fut un vrai bonheur de redécouvrir, de refaire la connaissance de Rose, Artus et Adelphe.
Si l’histoire démarre de façon, je dirais, "classique", le reste n’a absolument rien de tel. On sent qu’il se trame quelque chose, des interrogations, des points de mystères parsemés ici et là. Et lorsque le voile tombe, on est complétement happé par ce qu’il arrive à Rose. Et on découvre tout à travers ses yeux… un monde sombre, dur, fantastique, peuplé de créatures immortelles…
Relire m’a permis de prêter attention à plus de petits détails, des regards, et tout ce qui porte aux interactions entre les personnages.
Les échanges entre Artus et Rose sont fabuleux, j’adore… Cela m’a permis de mieux comprendre Artus, qui est un personnage vraiment très complexe. Il en était de même lors de ma première lecture, mais je ne cesse de penser qu’il aurait dû agir différemment à un certain moment crucial de l’histoire (d’où ma note, hé oui cher Artus !). Mais je peux tout de même dire que je le comprends, il doit bien avoir ses raisons aussi… J’aime ce personnage, sa complexité, son caractère. Il sait être ferme lorsqu’il le faut mais au fond, nous savons bien que c’est quelqu’un de gentil et compréhensif. Il ne fait ou ne dit rien sans mûre réflexion. Rose…j’ai vraiment aimé la redécouvrir à ses débuts, la voir évoluer. C’est un personnage féminin fort, qui n’hésite pas à dire ce qu’elle pense, ni à faire ce qu’elle veut, ce qui était peu commun à cette époque. Adelphe…. c’est un personnage mystérieux, car on en sait très peu sur lui au final dans ce premier tome. Je les adore tous les trois, mais Adelphe a toujours été mon préféré, j'ai eu un gros faible pour lui, et ce, dès le départ, dès sa première apparition auprès de Rose. C’est quelqu’un de doux, gentil, attentionné, fidèle envers les gens qu’il aime, ses proches, et surtout son frère…. Quel fabuleux personnage !
Que dire de cette si belle plume… si ce n’est qu’elle nous envoute et nous emporte à des centaines d’années en arrière dans un monde réel mais aussi fantastique. L’auteur a créé un superbe univers, de sublimes personnages auxquels je n’ai pu que m’attacher… et qui deviennent des amis au fil des pages… (4,8/5)
je n'ai pas été convaincu par La Floraison. Le roman est tellement remplie de phrases, de dialogues, de petites observations qui ne servent à rien, que l'histoire traine, traine, traine encore. Le livre fait 480 pages, je pense qu'il aurait facilement pu être ramené à 350 sans perdre rien de l'intrigue. Les éléments fantastiques arrivent si tardivement que je ne suis demandé si l'auteure n'avait pas changé d'avis sur le genre en cours d'écriture. De plus, le personnage principal, Rose/Eileen, est assez insupportable. Il y a un équilibre à trouver pour avoir un personnage indépendant, intelligent, qui sait réfléchir par elle même mais qui reste fidèle à son époque, et je ne pense pas que Landressie l'a trouvé dans La Floraison.
DNF it a long time ago and forgot about it. The plot was nothing knew, the romance was weird and everything moved too fast. The characters were boring and I could feel the unnecessary love triangle coming and I didn't want it so I just stop my reading there. I like the fact that it was set in France (Rouen) but it wasn't enough to keep me reading. I did read more than half of it.
btw goodreads needs to add a new section for books that you have not finished.
En général, je me fais un avis au bout d'une cinquantaine de pages car je sais dès le début si je vais aimer la suite ou non. Pour Rose Morte, je me suis totalement trompée. Les premiers chapitres ne m'ont pas vraiment emballés mais j'ai eu un vrai coup de cœur pour les 300 dernières pages.
Rose Morte commence lentement. L'auteure a préféré prendre le temps de poser le contexte historique et de nous présenter les différents personnages. Nous avons donc notre héroïne, Eileen que l'on appelle plus souvent Rose. Cette jeune fille refuse le mariage au grand dam de ses parents. Lorsque son père lui trouve un prétendant, elle trouve un moyen de l'éviter grâce à son amie Charlotte. Comme je disais tout à l'heure, toute cette partie m'a ennuyée. Je ne suis pas une lectrice patiente et j'attendais tellement l'aspect fantastique que je n'ai pas réussi à adhérer à toute cette mise en place. Elle ne dure qu'une centaine de pages et je suis restée bloquée plusieurs semaines dessus.
MAIS, car il y a un grand mais, dès que l'histoire se lance véritablement, je suis tombée amoureuse de ce roman. Rose rencontre un curieux personnage, le comte Artus de Janlys puis elle le perd de vue pendant un mois. Au moment où elle le revoit, ses sentiments intensifient et lorsqu'un de ses proches meurt, elle part vivre dans son manoir. A partir de là, les pages ont défilées toute seule. L'histoire entre Artus et notre héroïne est loin d'être banale et idéalisée. Nous sommes dans la tête de Rose (même si le roman est écrit à la 3ème personne) donc nous savons à quel point elle l'aime. Néanmoins, nous ne connaissons pas les sentiments d'Artus. Nous devinons qu'un lien puissant les unit et même si les motivations d'Artus restent obsures, on sent qu'il est attaché à elle. J'essaye de ne pas trop vous en dire mais toute cette partie de l'histoire est teintée de mystère. On comprend bien avant Rose ce qui lui arrive mais j'ai adoré la façon dont tout cela est raconté. En plus du côté fantastique et de la romance, Rose cherche à venger la mort de son proche avec l'aide d'Artus. Elle est en effet persuadée que quelqu'un en est responsable et veut à tout prix lui faire payer son crime.
Rose est un personnage que j'ai énormément aimé. Au début, elle m'a semblé forte. C'est une femme moderne dans une époque qui ne l'est pas. Pourtant, elle a un côté fragile qui m'a beaucoup touché. Je suis également tombée sous le charme d'Artus. Je connaissais sa nature grâce aux chroniques mais Céline a réussi à réinventer le mythe de cette créature supernaturelle à sa sauce. Ce personnage est à la fois doux et protecteur mais il a aussi des défauts. Il ne dit rien de ses véritables intentions et m'a semblé même égoïste dans son comportement avec Rose.
La plume de Céline Landressie m'a plu dès les premières lignes. D'habitude, j'ai du mal avec le langage "historique" que je ne trouve pas naturel mais l'auteure sait tellement bien le manier que ça ne m'a absolument pas dérangé. J'ai aussi été ravie par les descriptions qui nous permettent de bien visualiser les scènes et par l'utilisation du vocabulaire vestimentaire de l'époque. Toutes ces petites choses permettent de s'immerger complètement dans le récit.
Pour conclure, malgré un début très calme, j'ai tenu bon et je ne le regrette absolument pas. Rose Morte est une perle, un vrai bijou et j'ai maintenant très envie de lire le tome 2. Si vous avez envie d'un roman fantastique qui change de l’ordinaire et que les ambiances sombre ne vous font pas peur, je vous recommande cet ouvrage. Et si, comme moi, vous avez du mal avec le début, surtout accrochez-vous. La suite vaut le coup, je vous le promet!
Merci à Céline Landressie pour m'avoir permis de découvrir son roman.
J'aurais mis trois ans à m'y mettre mais voilà, j'ai ENFIN découvert Rose Morte ... Et étant donné tout le bien que j'en avais lu et entendu, c'est un avis en demi-teinte pour La Floraison.
J'ai beaucoup aimé la plume de Céline Landressie : belle, galante, poétique, descriptive, sensitive, distinguée... J'ai beaucoup aimé le cadre et l'époque : de belles toilettes, de beaux gentlemen, de belles paroles... Evidemment, je suis tombée sous le charme d'Artus de Janlys (et de son frère Adelphe), car il est impossible pour toute lectrice normalement constituée de ne pas tomber sous son charme, même si à mes yeux il n'accède pas au niveau de Lestat de Lioncourt ou de Henri de Maltombes (Réminiscences). L'héroïne, elle, m'a plu aussi au départ : elle a du caractère et est bien différente de ses camarades de l'époque, refusant les mariages arrangés et gober les inepties de ces hommes au bal. Mais...
Mais si j'étais très emballée par tout ça au début, plus j'ai progressé dans l'histoire, plus je me suis ennuyée. Finalement, notre chère Rose n'est pas si différente de ses congénères, un fort caractère oui mais un caractère de m****, un peu prétentieuse, un peu orgueilleuse et sacrément pleurnicharde [ eh bien puisque c'est comme ça, je vais lui montrer que je suis pas contente, na ! ...... oh non il m'en veut, c'est insupportable...... oh c'est de ma faute s'il est triste et bouhouhou ] Bon j'exagère un tantinet mais c'est ce que j'ai ressenti en découvrant davantage cette héroïne que j'aimais pourtant pas mal au début. Le scénario quant à lui... bah il est décevant aussi, compte tenu du reste. A la fois simpliste et compliqué... Ouais c'est bizarre hein ! Disons que je me suis perdue plusieurs fois dans les explications, est-ce ma concentration pleine de défauts ou les mots choisis, je ne saurais dire... Toujours est-il que je n'ai pas toujours tout compris mais qu'une fois arrivée au dénouement, j'ai pensé "ok donc tout ça pour ça". Vu l'application sur les décors et l'écriture, je m'attendais effectivement à une histoire moins banale.
Car ayant vu la mention "Les Liaisons Dangereuses au pays d'Entretien avec un Vampire", je m'attendais à du charnel, du sang, de la sensualité, de la belle dentelle... Finalement rien de tout ça, enfin en tout cas pas de la façon dont je le désirais ! Artus et Rose, bon, on comprend pas trop leur délire, toujours est-il que si vous vouliez du sexe, vous allez être déçu(e) ! Le sang, évidemment, il y en a mais pas comme je l'aurais souhaité... Il y a des combats, donc il y a du sang, point. La sensualité... la belle écriture de l'auteur permet quelques frissons mais qui ne sont guère récompensés hélas. Sinon Rose a l'air de porter de très jolies robes !
Voilà, en gros, j'ai aimé et j'ai pas aimé. Mais j'ai suffisamment aimé pour avoir envie de lire le second tome, en croisant les doigts pour être un peu plus happée cette fois !
Encore une lecture qui me laisse mitigée en dépit du talent évident de l'auteure. Sur la forme, je n'ai rien à reprocher : c'est bien écrit, les tournures et les dialogues sont adaptées à l'époque du roman et on sent un vrai travail de recherche sur le contexte politique. La première moitié du roman est passionnante : complot, mariage arrangé, place de la femme dans la société... J'ai plus de réserves sur le côté fantastique/bit-lit de l'histoire et... sur l'héroïne, je dois l'admettre. Déjà, un mauvais point pour le fait qu'elle s'appelle Eileen mais en fait préfère qu'on l'appelle Rose donc du coup tout le monde l'appelle Rose ... Je déteste ce genre de trait chez un personnage, surtout quand, comme ici, c'est tout de même plus ou moins un caprice... Ajouté au fait que sa mère la déteste, ça partait mal... Mais c'est en fait les plus gros reproches que je lui ferai... Sur le reste, j'ai aimé ses réactions et son empathie envers ceux qui l'entourent. En fait, ce qui m'a lassée c'est l'après transformation par Artus. J'ai trouvé ça parfois embrouillé et long de chez long. C'est bien écrit/décrit mais parfois un peu trop pour me plaire... Artus m'a agacée, je trouve le personnage too much dans le côté "je ne me dévoile jamais, je garde tout pour moi", je préfère Adelphe, plus simple et qui "se la joue moins beau gosse mystérieux". J'ai d'ailleurs souri aux prénoms des deux frères, Adelphe et Artus qui m'ont fait tout de suite pensée à Georgie ( Abel & Arthur, les deux frères), bref je ne sais pas si l'auteure y a fait volontairement référence mais c'est à ça que j'ai pensé.
Ce que j'aime : le style élégant et le vocabulaire soigné. Les descriptions très vivantes. Le personnage de Rose et ses réactions.
Ce que j'aime moins : le côté "je change de prénom" de l'héroïne, le fait que sa mère soit une marâtre : cliché pour moi. Artus trop mystérieux. Quelques longueurs, surtout sur les aspects fantastiques qui mettent trop de temps à être révélé alors que le lecteur a compris depuis des lustres
En bref : Une belle plume que celle de l'auteure, le scénario est soigné en dépit de quelques longueurs principalement dans l'installation du fantastique
J'avais entendu beaucoup parler de cette série en bien. Le seul bémol pour me lancer dedans fut le prix du livre en grand format. Pour mon plus grand bonheur, c'est chose faite avec la version poche.
Je ne suis pas très vampire et je fuis le plus possible les ouvrages qui en parle. Mais j'ai décidé de laisser sa chance à celui-ci. Premièrement l'histoire est original, ce n'est pas simplement une histoire de vampire. Il y a tout autour une intrigue avec de gros enjeux, des ennemis tapis dans l'ombre. Ce fut un récit intriguant où j'essayais de deviner qui était le traître et ses complices, mais très dur émotionnellement aussi. A plusieurs reprise j'ai voulu étrangler Artus , la marquise de Jouars et bien d'autre. J'ai compris également l'engouement pour le personnage d'Adelphe. Un personnage que j'apprécie beaucoup par son honnêteté envers Rose, par son comportement. Avec Jaques c'est le personnage que je trouve le plus attachant.
Au final j'ai eu quelques haut et bas durant ma lecture surtout au début car deux choses m'ont énervés dès le départ. D'une, la longueur des chapitres, une horreur. Cela ne donnait pas un rythme dynamique à ma lecture et couper en plein chapitre parce que telle ou telle chose m'attendait m'a beaucoup frustré. De plus j'ai trouvé à plusieurs reprise le moyen de couper en 2/3 parties les chapitres sans gâcher la lecture. L'autre grief est pour le glossaire. Les mots utilisés, je les connaissaient un peu sans connaitre la définition exacte mais devoir s'arrêter en pleine lecture pour aller fouiner en fin de livre pour une définition aie. je préfère largement avoir la définition en bas de page, ce qui ne casse pas la lecture. J'ai donc fini par envoyer le glossaire dans un coin et ne l'ai pas rouvert.
Pour conclure , malgré ces deux points noirs. J'ai aimé l'histoire de ce premier tome avec un univers autour du mythe du vampire bien construit et intéressant. Je me pencherais donc dans le futur sur le tome 2 car j'ai envie de connaitre le sort de certains personnages.
Une excellente surprise! Il y avait un moment que je n'avais pas lu d'aussi bon livre, écrit dans un français magnifique et poétique, un véritable plaisir à lire, et l'histoire n'est pas en reste! Il est assez aisé de discerner le devenir des personnages mais l'intrigue est savamment menée, travaillée tout en restant claire... Un véritable plaisir, avec en bonus le cadre d'une époque romantique à souhait et un personnage principal féminin qui a bien la tête sur les épaules.
Wahou ! ** Je dois dire que je m'attendais à quelque chose de très différent et pourtant j'ai complètement accroché. J'ai même adoré. Entre l'écriture fluide et à la fois très poétique, j'ai vraiment eu l'impression d'être dans un roman écrit au 16ème siècle. Les personnages sont bien construits, et Rose es très attachante. Son caractère m'a bien fait rire, la façon qu'elle avait de répondre. Bien que parfois je l'ai trouvé quelque peu immature. Artus m'a plu autant qu'il m'a agacé. J'ai apprécié son côté mystérieux qui malheureusement, arrivé au côté fantastique devient vraiment pesant. Le fait qu'il ne réponde à aucune question directe m'a tapé sur le système mais bon... Aussi, les sentiments qu'il a envers Rose sont flous donc à voir dans le second tome que je regrette de ne pas avoir acheté en même temps que le ToT !
Pour la progression de l'histoire, je n'ai pas été plus que cela gênée par la lenteur du texte. J'ai trouvé l'histoire tellement absorbante que j'avais réellement l'impression d'être dans le livre alors pas une fois je ne me suis ennuyée ! Et puis, il fallait bien posé les bases et ce livre le fait parfaitement ; les bases sont posées, certains mystères sont levés et expliqués parfaitement, quant à la fin, je l'avais deviné ! Vive moi x) !
Bref, ce tome est un véritable coup de coeur grâce à l'époque, l'écriture et la mythologie et j'ai vraiment hâte de lire la suite !
En bref : un premier tome intéressant, narré avec une très belle plume. Le rythme et les longs chapitres ne m'ont pas emballé, d'autant que le personnage principal m'a blasé, mais l'ambiance, l'intrigue et les apports historiques en font un bon roman.
J ai vraiment adorer du début à la fin . Rose l'héroïne de ce tome dois ce mariée part honneur à son père met elle en décide autrement avec sa complice Charlotte meilleur amie . Celle ci vas donc rencontrer le Comte Artus qui vas bouleverser sa vie . L'histoire ai vraiment enrichissante dans dans époque que l'auteur nous amene avec une écriture fluide et époustouflants qui pousse notre curiosité. Des étranges choses vont arrivée dans le fil de l histoire met je ne vous en dit pas plus à vous denvenir.le découvrir. C. Tome2 est ma prochaine lecture bien évidemment .
Je me suis plongée dans ce livre avec délectation. Les personnages sont riches, l'univers est sombre. L'aspect historique semble cohérent (je ne suis pas une spécialiste mais c'est mon ressenti). J'ai bien aimé l'histoire, même si l'intrigue n'est pas ultra-développée. J'aime la vision de l'auteur sur le monde de la nuit.
4/5 Je n'ai rien à reprocher à ce roman. Il est original, dépoussiérant un grand mythe du fantastique. L'auteure développe une mythologie complexe et bien pensé. En plus son style est à la fois très riche et léger. J'ai adoré les personnages. Bref, foncez !! Ma chronique : http://lecturesetcie.blogspot.com/201...
Coup de cœur autant pour l'histoire, et l'Histoire, la (les mythologies abordées) , les complots que pour les personnages, (Artus ❤️) la plume précise, fluide et addictive de Céline Landressie.