Un talentueux sellier s'installe à Paris au début du XIXe siècle. À une époque où tout s'accélère, le nombre croissant de calèches, de voitures et de cavaliers provoque des embouteillages dans la capitale!
C'est une aubaine pour le jeune Thierry, bien décidé à produire des selles de qualité et à se faire un nom : Hermès, la célèbre marque devenue le symbole du luxe à la française. L'histoire d'une dynastie du savoir-faire, d'une famille de chair et de cuir, des campagnes de Napoléon, en passant par les Trois Glorieuses et la Commune, à l'aube du XXe siècle.
Très informatif, mais ce n'est pas vraiment un bon roman. L'histoire est assez plate, sans suspense. Il n'y a pas grand-chose pour faire tourner les pages. Il semble que tout va toujours très bien pour les caractères. Le livre ressemble drôlement aux Violons du Roi.
Le compagnonnage – la volonté - la persévérance La solidarité – la réussite - les artisans du cuir - les évènements historiques du début du XIXème siècle - les traditions
II) – Synoptique
Thierry volontaire ambitieux amoureux du travail bien fait décide de tenter sa chance sur Paris……
III) - Mon ressenti
« La Calèche » de Jean Diwo se situe entre dans la lignée des « Dames du Faubourg ». Cette célèbre, magnifique Saga des ouvriers, artisans artistes du bois qui ont exprimé leurs talents durant des générations dans le Faubourg Saint-Antoine sur Paris.
Des artisans flamands et allemands qualifiés, souvent protestants, ont déménagé au faubourg Saint-Antoine et ont travaillé comme sculpteurs, doreurs, polisseurs, tourneurs et ébénistes. « La Calèche » de Jean Diwo met cette fois à l'honneur les artistes du cuir, cette matière noble et sensuelle qui peut métamorphoser sous le geste précis et l'outil adapté une selle de cheval en une oeuvre d'art, en modèle de haute couture de maroquinerie.
« La Calèche » de Jean Diwo est la nostalgie des tous ces outils manuels, aux noms chantants aujourd'hui disparus : La cornette de courbe ou dentelée, la rosette, sorte de gros clou évidé, la lisette, un instrument en os servant à lisser et à unir les surfaces collées, l'alêne à brédir, la pointe carrée, la bouterelle, les fers à cocarde et à feston.(pages 3-71).
« La Calèche » de Jean Diwo est l'Histoire de France : Un hymne à la gloire de Napoléon encore Empereur en 1804. Un rappel à Louis XIIII, frère de Louis XVI, qui a régné depuis la chute de l'Empereur, avec interruption durant les Cent jours. C'est aussi les journées du 27 – 28- 29 Juillet. Les « Trois Glorieuses ». le peuple parisien se soulève contre le roi Charles X. C'est la seconde révolution depuis 1789. Puis c'est aussi Napoléon III l'unique président de la Deuxième République, le premier chef d'État français élu au suffrage universel masculin, le 10 décembre 1848 . le premier président de la République française, et après la proclamation de l'Empire le 2 décembre 1852. le dernier monarque du pays sous le nom de Napoléon jouant au grand.
« La Calèche » de Jean Diwo est la solidarité des compagnons artisans, l'esprit, la générosité du compagnonnage accompagné de jeunes français et/ou allemands animés d'un but commun, celui d'apprendre, de s'instruire, de vivre le tour de France de l'apprentissage. Nous sommes loin de la formation alternée d'aujourd'hui durant laquelle nos jeunes apprennent peu ou rien selon les circonstances.
« La Calèche » de Jean Diwo est la naissance de la dynastie Hermès, dont les ancêtres, Français protestants, sont venus se réfugier en Allemagne au moment de la révocation de l'édit de Nantes (page 28.). Hermès devenus allemands sous Louis XIV se trouvaient donc comme tous les émigrés établis dans la Région du Rhin, leur nationalité Français.
Avons tous depuis eu écho de leur notoriété dans l'univers contemporain du luxe.
Iv) – Conclusion
Je ne retiens pas la romance présente dans »La Calèche ». Amours ordinaires.
Qui n'a pas eu une relation amoureuse sexuelle avec une femme mariée ou qui n'a pas connu des aventures précipitées ?….sans parler des mariages arrangés....
Tous ceux qui diront le contraire n'auront pas vécu entièrement ou pire ils se cachent derrière l'hypocrisie. Je ne retiens pas non plus les caractères lisses des personnages.
Je retiens de cette lecture que l'atmosphère les odeurs des ateliers, la passion, l'amour du travail, la persévérance, la fierté du bien fait.
Jean Diwo nous rappelle combien les artisans peuvent être fiers de leur travail, de leur réussite. Il ne s'agit pas de vanité ou d'orgueil mais d'une joie lié à la reconnaissance de sa valeur, de son action.
Et puis Jean Diwo est surtout une écriture, des tournures de phrases, le respect des règles grammaticales, l'emploi des verbes conjugués au temps requis, l'emploi d'adjectifs marquants.
Jean Diwo est aussi la prose des dictées du certificat d'études, celle de l'entrée en 6ème au temps où l'écriture, l'orthographe, lorsque l'orthographe était encore de mise.
Avec ce roman « LA Calèche », Jean @Diwo rend un magnifique hommage à l'artisanat , aux savoirs des artisans, aux entrepreneurs et au goût d'entreprendre.
IV) – BONUS
Jean Diwo cet écrivain français, journaliste m'avait déjà bouleversé avec « 240 faubourg Saint-Antoine »
Jean Diwo nous a quittés le 9 Juin 2011 en nous laissant une œuvre considérable de romans historiques, des fresques vivantes et instructives, avec des personnages attachants bouleversants. Nous, lecteurs, allons retenir en ces temps anxiogènes, en ces temps où la déraison d'un Gouvernement autoritaire, n'autoris pas l'ouverture des librairies, interdit la vente des livres dans les commerces de proximité,
Je retiens la citation de Jean Diwo prononcée en 2006 - Les livres m'ont sauvé, ils m'ont offert une deuxième vie
An interesting account of the history of the Hermès family from their humble beginnings as saddle-makers. Interesting, but generally I found it useful only in explaining leather-working practices - the story was a bit on the boring side, I thought. A lot of useful historical events that put it all into context, but generally speaking I thought it made the family sound like it possessed some superhuman gift for leatherworking and business clout: every member of the family who chose to continue working in leather and other horse-related trades has been "the best", which seems a little too convenient for me.
One aspect that I particularly enjoyed was the insistance of the importance of tradition. Those members of the family who followed in their fathers' footsteps were rewarded, whereas those who did not died young. I wonder if the author intentionally mentioned those events to further insist upon this idea of familial tradition, or if it was all just a mere coincidence.
I enjoyed the book and would like to read more by this author, but I'd probably not read this one again.