La société devient de plus en plus compétitive. Un monde néo-darwinien où les plus faibles sont éliminés et soumis au mépris des vainqueurs est en train de s'imposer. Dans les entreprises comme dans les couples, les indicateurs de bien-être reculent. Car la compétition sans la coopération ne fonctionne pas. Pour l’économiste Daniel Cohen, rien n'est inéluctable dans ces évolutions. Mais à l'heure où des milliards d'humains se pressent aux portes d'un modèle occidental défaillant, il y a urgence à repenser le rapport entre la quête du bonheur individuel et la marche des sociétés. Prolongeant les réflexions de son précédent livre, La Prospérité du Vice, l'auteur nous entraîne de la Rome antique au Pékin d’aujourd’hui en passant par l’Amérique, dressant une vaste carte des plaisirs et des peines du monde contemporain.
A short book full of name dropping. The topic is important and interesting but the argument of the book is not clear. The author takes a shotgun approach to building his argument and it left me more confused than enlightened. I'm also dubious about some of the statistics mentioned (like the idea that less than 10% of Americans have passports—which is not true).
Curieux livre, à la fois érudit, un rien superficiel et virevoltant. Daniel Cohen semble vouloir tout y embrasser à la fois, juxtaposant des considérations très classiques pour qui a fait un peu d'économie (explication de la crise comme période de basculement du "centre" du moteur économique mondial, des Etats-Unis vers l'Asie), et des explications psychologiques très intéressantes (la merveilleuse capacité d'adaptation de l'humain, si souvent louée, fait aussi qu'il s'habitue au bonheur, aux bienfaits, si bien qu'au bout du compte il n'est jamais content)... et des propos originaux sur la prétendue économiqe numérique (elle est toujours, in fine, adossée à du réel, il n'est que de voir la dénonciation acteulle des conditions de travail chez Amazon) A peine abordé, un sujet est quitté, le livre ressemble à un grand pêle-même avec des papiers de toutes les couleurs affichés, il y a même vers le premier tiers deux pages de "conseils de vie" fort pertinents mais qui n'auraient pas déparé dans un bouquin de développement personnel... bref ce livre ressemble plus à un appetizer qu'à un plate de résistance.
Το διάβασα σε ένα σαββατοκύριακο. Ευκολοδιάβαστο βιβλίο που αγγίζει πολύπλευρα τον σύγχρονο άνθρωπο με βάση την οικονομία. Γενικά πλέκει με ενδιαφέρον το προφίλ του οικονομικού ανθρώπου δίνοντας έμφαση στις νέες τεχνολογίες και πως αυτές επιδρούν στην καθημερινότητα του. Η οπτική του είναι σοσιαλ-φιλελεύθερη και γενικά με βρίσκει σύμφωνο. Το μειονέκτημα του είναι ότι δεν εμβαθύνει στην επιχειρηματολογία του (πχ για την κρίση, ή την άνοδο της Κίνας) και σου αφήνει την αίσθηση του ανολοκλήρωτου. Στα συν του ότι μαθαίνεις κάποια ενδιαφέροντα πράγματα και δεν απαιτεί εξειδικευμένη οικονομική γνώση για να καταλάβεις την ορολογία. Το προτείνω.
Un peu décevant... Ce livre se lit comme un résumé très académique des grands maux de la modernité. Les thèmes (trop nombreux peut être?) sont à peine effleurés et abordés de manière désincarnée. On reste sur notre faim, et on aimerait que l’auteur prenne plus de risques.
Toutefois le style est clair et la substance est globalement intéressante, surtout dans les dernières parties du livre.
Le bonheur a besoin du désir, alors que celui-ci exclut le bonheur
Une récompense financière n’ampute pas ses effets aux récompenses morales, elle les chasse
Dans une maxime célèbre, le banquier John Pierpont Morgan expliquait au début du siècle passé qu’il ne ferait pas confiance à une entreprise dont le patron gagnerait vingt fois plus que ses salariés.
144 Quand un secteur connaît des gains de productivité trop rapides, il tend à dispraître!
150 Les autres mesures incluent de fermer les frontières, de restreindre la mobilité des gens, en reclamant qu'ils restent chez eux.
152 Ces crises obéissent à une même logique, celle des résqux, dont la mise en conexion peut produire des pathologie extrêmes en réponse à certaines perturbations.
157 Dans le nouveau monde cybernétique, Internet tient le rôle qui fut joué hier par l'électricité, orgnisant d'une manière radicalement neuve l'espace productif et social. Hier, la télévision; fille de l'électricité, s'était installée chez les ménages, bouleversant silencieusement leurs conditions d'existence.
166 Dans l'équilibre subtil entre compétition et coopération, rien ne permet de dire que la première soit plus "naturelle" que la seconde.
175 L'histoire ultérieure a prouvé au contraire qu'elles ont permis une hausse du salaire ouvrier.
187 ... si nous ne posons pas nous-mêmes ouvertement la question de savoir ce que nous appelons "une bonne vie", nous ne pourrons pas devenir les maîtres de la croissance que nous désirons.
189 Une coupe de cheveux, une pièce de théâtre prennent aujourd'hui comme hier le même temps pour être accomplies.
190 L'informatique <...> n'est pas ue révolution énergétique. <...> Elle ne réduit pas le temps nécessaire pour lire un livre, voir un film, lire un message... Elle est une révolution dans le gestion de l'information, une révolution managériale qui bouleverse les techniques d'organisation du travail.
192 C'est bien l'intensification du travail qui devient le principal vecteur des gains de productivité.
195 Les dépenses <...> viennent d'innovations parfois radicales, qui augmentent la demande sociale pour le secteur .
200 The underdog bears the burden so well that he or she overlooks the burden itself. Discontent is replced by acceptance...
202 <...> la supposée liberté de choix se transforme en un esclavage si elle n'est pas constamment soutenue par des institutions qui aident chacun à se hisser au-dessus de ses besoins immédiats.
La société est de plus en plus compétitive ; l'économie guide le monde. Vers quelle destination ? Le bonheur ? Les indicateurs de satisfaction et de bien-être stagnent ou régressent, dans les entreprises comme dans les couples. L'efficacité ? Les crises financières et les risques écologiques montrent qu'elle laisse à désirer ! La liberté ? Tous ceux qui ont parié que la prospérité mènerait à la démocratie se sont trompés : ce sont les crises qui renversent les tyrans. En vérité, l'économie tend à imposer partout son propre modèle : celui où la compétition l'emporte sur la coopération ; où la richesse acquise renforce le besoin d'en accumuler davantage ; où une espèce étrange – l’Homo economicus – se hisse au-dessus des autres, propageant partout sa logique néo-darwinienne. Une réflexion sur le rapport entre la quête du bonheur individuel et la marche des sociétés par l’auteur de La Prospérité du vice.
This entire review has been hidden because of spoilers.
Un livre qui se lit très bien et avec de nombreuses (trop?) références interessantes. Cependant, j’ai eu du mal à suivre l’élaboration du raisonnement et son aboutissement.
The book touches on really important issues, but does little, sometimes too little, to elaborate on them.
In addition, the book lack authenticity - in that it brings few ideas that have not been previously elaborated by someone else and in that it does little to think differently from little critical masses today. While the former could be argued that in bringing research from others the author is synthesizing a bigger picture, the latter is just a reflection of lacing of a deeper critique of the system. Due to this lack of deeper critique, I also had the impression that sometimes he is a fatalist, explaining phenomena but enclosing the possibilities for change.
Lastly, in his description of happiness in the first chapter, he also seems very conservative and a passive nihilist, especially when he cites Bruno Frey's 10 lessons for living.
Margaret Thatcher dijo aquello de "la sociedad no existe". Este libro demuestra que instaurar la economia de libre mercado, si fuera posible, no seria tan simple como esa senora pretendia. Cohen echa un vistazo al capitalismo actual desde un prisma que incluye la antropologia, la genetica, la sociologia... magnifico compendio de teorias y hechos que da una breve mirada al panorama del sistema economico imperante y a su futuro inmediato. Compendio, diria yo, porque hay poco de pensamiento original - es mas bien una compilacion de una buena - y relativamente desconocida - bibliografia, pero al menos el autor se muestra honesto en eso. Dos notas: mi hija mayor me ha dicho que libros mas raros leo; y las tildes en este texto estan omitidas involuntariamente...
Le livre passe en revue les débordements de notre société qui attachent trop d'importance à l'économie. Rien de bien nouveau, mais des idées justifiées et documentées et une grille de lecture intéressante du monde actuel. Malgré tout, il manque un côté attachant à se bouquin, qui m'est apparu un peu rébarbatif, aride. Peut-être le style ?
Beaucoup de références qui rendent la lecture et l'idée de l'auteur difficile à suivre, et qui donnent l'impression que chaque sujet est survolé. Les questions du bonheur et de la matérialité sont intéressantes, mais malheureusement traitées là encore trop rapidement, et via des théories galvaudées (comme Maslow).
Brillant au point d'en être clinquant, de bonnes lectures bien résumées pour un tour de piste éco-mondain. Utile à lire avant un dîner en ville, sinon on peut s'abstenir...