L’existence paisible de Népomucène, préposé à la morgue, est bouleversée lorsqu’un tueur en série se met à sévir. Le croque-mort craint fort d’être le prochain sur la liste. Bob, son ami de longue date, un vampire de près de cent cinquante ans, décide aussitôt de mener l’enquête, persuadé que ces meurtres ne sont pas le fait d’un être humain.
Népomucène ne quitte pas Bob d’une semelle, inquiet de le voir aller au-devant du danger. Au fil des découvertes, sur la nature de l’assassin comme sur celle de son ami, l’employé des pompes funèbres voit leur relation évoluer… Une mise en bière peu commune.
Pas du tout le même genre que les foulards rouges du même auteur. Les personnages principaux sont vraiment très originaux. L'enquête est un peu facile mais l'ambiance et le style de l'auteur rattrape très bien ce petit défaut.
Un court roman qui nous offre une plongée inattendue dans l'univers des nuits vampiriques.
On y fait la rencontre de Népomucène, employé nocturne de la morgue et de son curieux ami, Bob, vampire de son état et... locataire de ladite morgue. Le jour où un loup-garou massacre quatre des collègues de Népomucène, son monde devient soudain beaucoup moins sûr et monotone qu'il le croyait.
Je ne suis pas une fan invétérée du genre, mais le moins que l'on puisse dire, c'est que Cécile Duquenne a su y imposer sa marque. Ce n'est pas du tout ce à quoi je m'attendais, ce qui est finalement une bonne chose. Cela change considérablement des romans qui peuvent exister dans cette veine. On n'est pas du tout sur quelque chose de gothique, mais sur un univers d'urban fantasy tout ce qu'il y a de plus contemporain. Après, j'ai trouvé l'intrigue un peu convenue : les péripéties ne m'ont guère surprise et je m'attendais à quelque chose d'un peu plus... punchy (trop de bières bues dans des canapés, sûrement). Les personnages ne m'ont pas transcendée, en revanche je suis assez curieuse d'en apprendre davantage sur Bob : les explications qu'il distille sur sa condition et le monde surnaturel auquel il appartient sont fascinantes.
Bref, je lirai sûrement la suite pour voir comment ça évolue, cette affaire. A suivre...
J'ai beaucoup aimé ce livre malgré quelques détails qui m'ont un peu faite tiquer, notamment sur la misanthropie du héros que je trouve un peu trop théâtrale, ainsi que l'intrigue un petit peu trop facile à deviner (j'avais deviné l'assassin à peine est-il entré en scène). J'ai particulièrement été séduite par le style et l'ambiance du livre dont je n'ai pu me défaire pendant plusieurs jours. Les personnages sont attachants quoi qu'un peu caricaturaux (comme la collègue de Nepo qui est un cliché ambulant) mais je ne me fais pas trop de soucis pour ce qui est de les voir évoluer et prendre de l'épaisseur par la suite.
I re-read this book because there are two new ones in the series and it's been a while since I read this one.
It's a nice story. Fun and sort of out-of-sync with real life mentality. The ending is a bit disturbing from the point of view of the reader, for the way the humans of the group deal with the death, but it does makes sense. Explains why they get along so well with their inhuman friends.
Also, the relationship between Népomucène et Bob is just too cute for words (in a sort of gory way ^^;;; ).
All in all, not a very long book to read, but a very nice way to pass the time.
Un livre comme j'aimerais en écrire, ce n'est donc pas un mince compliment ! Corrosif, bien mené, décalé et prenant jusqu'au bout, un cocktail particulièrement bien dosé pour nous donner envie de tourner jusqu'à la dernière des pages... et de lire bien vite la suite ! Chapeau bas !
Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Voy’el de m’avoir permis de lire ce livre auprès duquel j’ai passé un excellent moment.
Avant de parler du livre, eh bien je dois parler de l’objet même. D’un format moyen et peu épais (moins de 200 pages) il est très agréable à lire et il faut dire, la couverture est vraiment magnifique. Je trouve que ça correspond bien à l’univers de l’auteur et à son histoire quant au vampire blond dessus… ouais, aucun doute c’est bien Bob. Je me l’imagine parfaitement comme ça. Je félicite donc l’illustrateur pour cette superbe couverture, qui je dois dire donne bien envie de lire le livre avant de savoir de quoi ça parle.
Mais de quoi parle le livre justement ? Eh bien c’est très simple, Népomucène travaille à la morgue avec Bob, un vampire, ils font quelques expériences anodines. Après une nuit de travail, il rentre chez lui et quand le lendemain il retourne à la morgue, il constate que les lieux sont délimités par des rubans jaunes et que la police traine dans les parages. Un quadruple meurtre a eu lieu, et il s’agit ni plus ni moins que des collègues de Népomucène. Alors ce dernier avec son meilleur ami Bob va tenter de découvrir qui a tué ces médecins légistes, mais l’affaire semble un peu plus complexe que prévu, avec un tournant surnaturel. Attention, les apparences sont souvent trompeuses…
Je dois avouer que la quatrième de couverture du livre ne nous donne pas énormément d’informations sur l’histoire mais en dit suffisamment pour m’avoir intrigué et tenté de lire ce livre. Et franchement, je n’ai pas été déçue parce que l’histoire était vraiment intéressante. Déjà le contexte est atypique, ce n’est pas souvent que l’on se retrouve dans une morgue, il est un peu cocasse et en même temps très utile qu’un meurtre ait eu lieu près de cette morgue. Donc le contexte déjà peut paraître surprenant et intéressant. L’écriture de l’auteur nous permet d’embarquer avec une certaine facilité dans l’histoire, donc on se laisse d’autant plus faire et tout se déroule « tranquillement ». C’était vraiment agréable à lire et plaisant et entre les deux personnages il y a des dialogues vraiment extra, qui montrent des liens forts entre eux. Mais j’y reviendrai quand je parlerai des personnages.
L’histoire est simple dans l’ensemble, ça n’est « qu’une petite enquête » pour retrouver les coupables, mais c’était vraiment très bien fait et menée. Je ne me suis pas du tout ennuyé en lisant ce livre parce qu’on découvre peu à peu les personnages, que la piste pour retrouver le tueur se précise à chaque instant, même si on ne le sait pas jusqu’à la fin parce que l’auteur nous mène en bateau et on ne sait plus vraiment à quoi se fier. Je me suis totalement laissée prendre au jeu, je n’ai pas non plus cherché à vouloir savoir en avance ce qui allait se passer parce que j’avais envie de me laisser surprendre et ça a été le cas. De toute façon je n’aurai pas pensé à cette personne là en particulier donc…
Quant aux personnages, c’est un pur régal. Dès le départ, la couleur est annoncée, on sait tout de suite à quoi s’attendre avec eux et pourtant, ils sont plein de surprises et on ne peut que s’y attacher. Népomucène, le narrateur, se fait remarquer déjà par son prénom des plus étranges (si bien qu’au départ j’étais persuadée que c’était une femme, autant pour moi et à la couverture qui m’a induite en erreur). Avec un tel nom, on se dit, que sa mère devait le détester, c’est tellement atypique, qu’on le remarque forcément, et le fait que ce soit le narrateur, eh bien, on ne peut que le prendre en considération. On s’attache rapidement à lui, il nous apparaît comme quelqu’un de sympathique et de normal. Il se mêle juste de certaines choses qui ne le regarde pas, mais en dehors de ça. Il est loin d’être courageux, il est loin d’être un leader ou autre. Ça n’est pas un héros tel qu’on voit habituellement et pourtant il a sa place dans cette histoire et on ne peut pas l’ignorer. Ce n’est qu’un simple préposé à la morgue qui fait son travail, sauf que le quadruple meurtre va entraîner toute une histoire. Il n’est pas le personnage le plus actif, mais il a son caractère et il a envie de participer à l’enquête, même s’il est conscient de ses « faiblesses » (à défaut d’un autre mot) parce qu’il n’est qu’un simple humain, loin d’être sportif (la bière nuit gravement au physique d’un homme ^^).
Quant à Bob, (je vous laisse découvrir son vrai nom, c’est quelque chose…) c’est un personnage que j’ai énormément apprécié. Je dois dire que je le préfère de loin à Népomucène, même si je l’ai bien aimé, disons que l’attachement n’est pas le même. Dès sa première apparition, je dois avouer qu’il m’a tapé dans l’œil et je savais qu’il allait ressortir du lot. Je trouve qu’il a une présence qui fait qu’on ne peut pas être insensible à ce personnage et pourtant je ne le rencontrais que pour la première fois et on ne peut pas dire qu’il ait fait grand-chose. Et pourtant, j’avais déjà bien accroché avec lui et le tandem fonctionne à merveille ! Il a une certaine manière de parler qui montre son « grand âge » et on pourrait le prendre pour quelqu’un d’hautain et pourtant ça n’est pas le cas. C’est juste une constatation, énonciation des faits parce qu’il analyse énormément autour de lui, ce qui fait que son amitié avec Népomucène est particulière et il y a un passage que j’ai adoré au début du livre, lorsque les deux se rendent chez Edgar. Ça n’est pas grand-chose, mais rien que ça… J’ai su que le « couple » allait donner vraiment quelque chose de bien et de fort aussi. Difficile d’expliquer ça, mais on sent un « truc » (à défaut d’un autre mot).
Les deux amis sont vraiment très proches, une complicité qui dure depuis 7 ans (pour le coup j’aurai vraiment aimé avoir leur rencontre en directe, du moins de manière plus développée, ça aurait pu être très drôle et intéressant). La répartie entre les deux fait sourire, on voit qu’ils ne viennent pas du même monde, c’est un vampire de 150 ans et Népomucène a la 30aine et ça se ressent. Ce sont deux amis qui passent beaucoup de temps ensemble, aussi bien au travail qu’ « en dehors, » a quelques occasions puisque Bob est assez limité à cause de sa nature vampirique. Il passe le plus clair de son temps à la morgue, donc ça limite quelque peu ses mouvements, mais son ami, lui rend souvent visite où ils boivent et discutent pendant de longues heures. Leur relation m’a paru assez ambiguë aussi et j’ai bien aimé ce traitement.
Mais je vous laisse découvrir tout cela, parce que ça en vaut vraiment la peine. C’est une petite histoire relativement tranquille, mais pour un premier tome on apprend déjà pas mal de choses, aussi bien sur les personnages, que le type d’univers créé, tout en nous dévoilant une petite enquête afin que le coupable de ce quadruple meurtres soit retrouvé. Un très bon premier tome, j’ai trouvé ça vraiment super, bien qu’un peu court à mes yeux, j’aurai aimé faire durer le moment un peu plus longtemps, mais le développement y était, donc rien à dire à ce niveau là (pour une fois, ça reste rare sur un tome de moins de 200 pages). Une bonne découverte que je ne regrette pas.
Une lecture sympathique: un livre bien écrit et des personnages un peu perchés dans un univers un peu décalé. De plus, la bromance inattendue entre Bob et Népomucène n'est pas pour me déplaire.
Un livre que j'avais acheté suite à l'OP Milady/Brangelone il y a un peu plus d'un an sans rien en attendre mais qui s'est révélé être une lecture agréable.
Pour faire court : j'ai adoré. Je ne pensais pas apprécier à ce point. Il n'y a pas beaucoup de français qui maîtrisent assez bien l'urban fantasy pour réellement se l'approprier, du moins de ce que j'ai lu. Et là, et bien, oui, la mayonnaise prend. Elle prend très bien même.
La série porte bien son nom. Les Nécrophiles Anonymes. Comme le titre de ce premier tome, je pensais à de l'humour plus ou moins bien placé, mais non, c'est approprié. Et j'espère que ces titres n'arrêteront personne parce que ce serait vraiment dommage (et j'avoue que la 4e de couv', assez vide, n'aide pas à dissiper l'impression). "Les nécrophiles anonymes" est tout a fait approprié en fait. Je trouve que ça rend tellement bien le côté ordinaire et banalisé du fantastique et du cruel de l'histoire. La morale des héros est un peu... bon oui ce ne sont pas des meurtriers mais ils tuent. Et ils empaillent et expérimentent. Et la légèreté dont ils font preuve quand ils en parlent... on est transporté dans une réalité un peu distordue et assez drôle en fait. Plus que les vampires et les loup-garous, je trouve que ce sont encore les humains qui donnent le mieux l'impression d'un univers fantastique, ils sont complètement barrés. Népomucène, le narrateur, a beau essayé de donner un peu de distance par rapport à la vulgarité d'Edgar ou à l'étrangeté de Bob et Mallory, il est quand même pas tout à fait normal. Il semblerait qu'il ne soit attiré que par les êtres dangereux et meurtriers (la traumatisante ex, Bob, Mallory...) Et puis, réanimer des chatons, vraiment ? Leurs expériences n'ont rien de scientifiques, elles donnent plus l'air d'être là pour les amuser. Et comme c'est décrit du point de vue de Népomucène tout à l'air pour lui d'être de la routine, c'est complètement banalisé.
J'aime le style de Bob, un geek dont le sujet de prédilection est l'étude des créatures surnaturelles. Il pourrait en parler des heures et il s'y connaît déjà terriblement bien mais ne passerait jamais à côté de vérifier une théorie ou une information. J'ai aimé ce qu'on apprend des vampires et des garous... et ça laisse entrevoir un univers plus riche (et ça tombe bien, c'est le premier tome d'une série)
En ce qui concerne la romance... Le sourire niais sur mon visage était pour l'attraction de Népomucène pour Bob. Tout à fait, oui merci. J'en reprendrais bien un peu. On ne sait pas si c'est une amitié très forte ou un amour romantique mais asexuel mais dès le départ on sent qu'il y a quelque chose... bref, ça intrigue. Lorsqu'ils entrent en contact (enfin!), on a l'impression d'une romance au XIXe, le héros et l'héroine, forcément rougissante, s'effleurant enfin les doigts ! Et ce simple contact, quand les démonstrations vulgaires de Mallory et Edgar ne m'ont pas fait sourciller, m'a fait sourire niaisement.
Un seul bémol, c'est quelque chose qui me fait toujours tiquer : les références à des personnages réels ou des figures de la littérature. A la limite Long John Silver, pourquoi pas (même si non en fait, pas mon Long John Silver chéri). Mais faire de James Masters un vampire ? Mouais, non, j'adhère pas. Je suis prête à croire et à immerger dans n'importe quelle histoire mais ne me rappelez pas que la réalité existe pendant la lecture. Surtout quand c'est un peu trop kitschouille comme ça. Le reste du temps, le livre naviguait super bien entre la parodie et le sérieux et c'est cette ligne que j'ai trouvée super intéressante.
On se retrouve aujourd'hui avec le premier tome des Nécrophiles Anonymes, première saga fantastique de Cécile Duquenne, dont j'apprécie déjà tout particulièrement les différents épisodes des Foulards Rouges aux éditions Bragelonne. Je m'étais procuré ce premier opus en numérique lors de l'une des opérations à 0,99 € des éditions susnommées, mais lorsque j'ai eu l'occasion de rencontrer Cécile au salon Grésimaginaire, c'est au format papier que je lui ai acheté les trois tomes de la saga déjà parus aux éditions Voy'[el]. Chacun d'entre eux étant bien sûr dédicacé !
Pour commencer, j'avoue avoir un petit faible pour la toute première couverture du format numérique paru chez Bragelonne en 2012. Elle est élégante, et m'a immédiatement transportée dans les rues de Whitechapel où sévissait Jack l’Éventreur à la fin du XIXe siècle. Attention, ce n'est pourtant pas tout à fait ce dont il est question ici. Si l'on assiste bien à des meurtres sanglants, s'il y a bien une enquête en cours pour identifier l'assassin, le surnaturel en fait quelque chose de tout à fait différent. Nous sommes dans un univers de fantasy urbaine avec vampires et loups-garous, et ce court 1er tome sert clairement à poser l'univers.
Le récit s'attache à Népomucène, préposé à la morgue. Il passe presque chacune de ses nuits en compagnie de Bob, vampire charismatique de 150 ans, qui y a élu domicile, et avec lequel il mène de drôles d'expériences sur des cadavres d'animaux. La relation entre ces deux personnages est assez ambiguë, et même si l'on devine très vite à quoi elle va aboutir, je lui ai trouvé beaucoup de finesse. Tout irait bien dans le meilleur des mondes si, un beau matin, quatre légistes ne se faisaient pas déchiqueter par une créature d'une violence inouïe. Il apparaît bien vite que ce ne peut être qu'un lycanthrope, et nos deux amis se mettent alors en chasse.
Bon, la bit-lit n'est pas mon genre préféré, je ne vais donc pas prétendre avoir adoré. J'ai trouvé que l'intrigue était assez prévisible, et qu'elle manquait de profondeur. C'est le principal reproche que je pourrais lui faire, mais dans un texte aussi court, en même temps, difficile de développer. En revanche, j'ai bien aimé les explications de Bob sur sa condition de vampire et ses conséquences, ou sur les différentes catégories de loups-garous. On sent que l'auteur essaie de revenir aux sources. J'ai apprécié la délicatesse des relations entre Népo et Bob, les petites touches d’humour sous-jacentes à l'histoire.
Si vous cherchez une lecture rapide, sans prise de tête, et que vous aimez la bit-lit, n'hésitez plus. Quant à moi, je lirai la suite en espérant davantage de développements de l'univers et des personnages, et une intrigue un peu plus originale et inattendue. Pour en avoir discuté un peu avec elle à Grésimaginaire, Cécile a plein d'idées et je suis toujours curieuse de les découvrir !
Un bon point pour commencer: la superbe couverture, en bonne harmonie avec les personnages représentés. Inversement, la quatrième de couverture, fort peu alléchante, ne fait de loin pas justice à l'ouvrage, que j'ai trouvé d'une lecture très agréable (même si émaillée de quelques coquilles et erreurs de composition... déformation professionnelle oblige, tout cela me saute très facilement aux yeux).
On commence très fort niveau personnages, puisque nos deux larrons, Népomucène et Bob, apprécient visiblement de mener des expériences à la morgue — mais le tout avec un flegme et une vision quasi "gentlemanesque" de la chose qui parviennent à effacer le côté quelque peu dérangeant de la chose, et à les rendre d'emblée attachants. Les lieux choisis (la morgue, le repaire du taxidermiste) ajoutent à l'atmosphère atypique de l'histoire. Tout cela contrebalance les aspects "classiques" du vampire (beauté surhumaine, pouvoirs de domination) avec un certain humour au second degré, et donne un petit cachet "cabinet de curiosités" à l'affaire. Quant aux dialogues, ils constituent bien souvent de petits bijoux d'échanges.
J'ai un peu regretté que l'histoire soit si courte, car j'aurais aimé voir plus d'échanges entre les deux personnages, notamment. D'un autre côté, il s'agit d'un premier volume, et il ne fait nul doute que plus, bien plus sera révélé dans les volumes suivants. L'intrigue en elle-même, si elle n'est pas des plus originales, est plutôt bien menée; par contre, elle ne satisfera pas, je pense, les amateurs d'enquêtes plus complexes (l'intérêt porté l'est plus aux personnages qu'à ladite enquête, j'ai d'ailleurs assez vite soupçonné qui était le coupable).
Voilà une histoire courte, pas prise de tête et bourrée d'humour "désabusé", qui m'a franchement plu. Le plus intéressant ne se trouve pas dans le mystère de ce quadruple assassinat carrément gore puisque c'est une histoire très courte, et donc que j'en suis vite venue à soupçonner un personnage qui s'est avéré être réellement le coupable. Rien de très transcendant donc dans l'aspect énigme "policière" de ce roman. Pour autant ce n'est pas non plus rébarbatif.
Et oui les personnages sont vraiment les piliers qui permettent que l'on ne s'ennuie pas en suivant cette enquête banale. Je les ai adorés, ils ont tous quelque-chose qui les rend uniques.
Népomucène est clairement celui qui m'a faite le plus rire, je me suis tapé des barres en lisant certaines de ses répliques et réflexions intérieures. Ce jeune homme préposé à la morgue est carrément traumatisé par la gente féminine et il en résulte des situations plutôt cocasses.
Il y aussi Bob, l'habitant particulier de la morgue, meilleur ami de Népomucène ; tout en classe et maîtrise de sa personne. Mais aussi Edgar, le mentor de Népo ; un taxidermiste "un peu" dingue et coureur de jupons ainsi que sa dernière donzelle en date Mallory - une belle plante rousse - collaboratrice de la police dans les enquêtes à caractère particulier. Et encore Basil, un vieil ami de Bob et son perroquet unique en son genre.
Il y en a pour tous au niveau des protagonistes, et de mon côté, j'ai vraiment aimé les suivre dans cette aventure. Je pense que chaque lecteur peux y trouver au moins un élément à son goût. J'espère même que l'auteure me régalera avec une suite.
Faites connaissance avec Népomucène (j'ai trouvé un prénom plus improbable que ceux de mes persos !). Il travaille de nuit à la morgue et y a fait une connaissance, Bob. Bob n'est pas n'importe qui. C'est un vampire. Il a un nom à rallonge, mais il se fait appeler Bob (un nom improbable pour un vampire victorien ?). Népomucène est constamment admiratif devant Bob. Il met ça sur le charme de vampire du vampire. Entre vous et moi, c'est une bromance qui n'attend qu'à éclore. (Mais... comment ?!) Au-delà du monde de la nuit avec ses créatures fantastiques, Cécile Duquenne remet les pendules à l'heure concernant les vampires (je vous laisse découvrir), ce qui me fait reposer la question : mais... comment ?! Le livre est drôle, son narrateur anti-héros est adorable. On a l'impression de lire de la bit-lit. Mais avec un homme. (Je crois. Je suis encore pas mal inculte, je me renseigne.) Mon point négatif (oui, il y en a), c'est que c'est trop court ! Oui, c'est le but de la novella, mais tout se passe très vite. Le début est un peu lent, c'est vrai, mais il faut camper le décor, donc c'est normal. Mais après, tout arrive très vite, on n'a pas le temps d'essayer de deviner (ou de croire qu'on a raison par rapport à l'assassin), qu'on nous le livre déjà. C'est super qu'il y ait plusieurs tomes en préparation parce qu'avec un seul : on n'a pas le temps. ;-)
J’ai eu du mal à rentrer dans cette histoire mais une fois accrochée, je n’ai pas pu m’arrêter avant la fin. Pas tant pour l’enquête en elle même, qui malgré son contexte original a finalement une résolution un peu basique, mais surtout pour les personnages qui ne ressemblent à rien de ce que j’ai pu croiser jusque là. Un préposé à la morgue un peu rondouillard, un taxidermiste, un vampire solitaire, une enquêtrice surnaturelle, un pirate brocanteur, les personnages déménagent ! Marginaux à côté de la plaque, il n’y en a pas un pour rattraper l’autre au niveau interaction sociale. Heureusement qu’ils sont amis pour réussir à s’en sortir un peu.
J’ai aimé le style, l’humour, les références à Buffy, et j’ai adoré la relation entre Bob et Népo.
Une histoire vraiment étonnante, avec des personnages hauts en couleur et un style très agréable. Malgré quelques réticences au départ, j’ai passé un excellent moment.
Much better than I anticipated! I started reading because I was at a friend's and didn't have anything to do. At first, I found it a bit strange, but eventually I got caught up in the no-nonsense, cold humor style and really enjoyed reading it.
Très, très chouette !! Les personnages sont très attachants, et l'univers mérite qu'on s'y attarde. L'intrigue policière est somme toute relativement prévisible, mais ça n'enlève rien au plaisir de la lecture.