Lors d’un repas en famille, Lucas, 7 ans, semble embarrassé mais décide tout de même de demander à son père comment il a rencontré maman. D’abord surpris de cette question, les parents vont finalement remonter jusqu'en 1986 pour raconter leur histoire. Une aventure où se mêlent amours de jeunesse et guerre de pirates...
J'en aurais pris encore plus. Plein de belle nostalgie dans cette histoire. C'est du calibre de la série Paul, et même, c'est peut-être meilleur. + L'attitude des gamins, tellement réaliste et drôle à la fois. Ça me rappelait les délires qu'on avait à Saint-Odilon quand j'avais le même âge. + Les chansons en anglais fredonnées n'importe comment par les jeunes. + La p'tite fille qui redemande des histoires. + Le dessin et les expressions faciales!!! ± On voit venir un peu le punch final. Mais c'est vraiment pas si grave que ça.
4/5⭐ Trop mignon 😍 ! En résumé, c'est un petit garçon et sa soeur qui demande à leur parents comment ils se sont rencontrés et s'ils se sont donnés des bisous. Le père leur raconte leur histoire en retournant dans ses souvenirs d'enfance de 1986
C'est un mélange de la guerre des tuques, des Goonies. C'est magique 🦜 ça nous replonge dans nos propres souvenirs, ou la vie était plus simple.
J'ai bien du relire cette Bd une dizaine de fois et je ne m'en lasse toujours pas. Il faut dire que madame Lenoir ( autrefois nommé Michel Falardeau, d'où le fait que vous verrez ce nom sur la BD) a su nous offrir une sorte de "Guerre des tuques" version pirate ET une sympathique histoire de famille.
Lorsque Lucas, 9 ans, demande à son père comment il a rencontré leur maman, celui-ci se demande d'abord si c'était pas une question sur la Wii qu'il voulait lui demandé. Devant le sérieux de sa question, Étienne Chouinard s'explique à travers un récit. Il embarque ses enfants dans l'histoire de ses 9 ans lors de l'été 1986, où il avait trois passions: la piraterie, la jolie petite Marie et La Rousse, sa rivale. Lui et ses deux meilleurs amis élaborent un plan pour vivre enfin l'aventure de pirates dont ils rêvent. Étienne "Choune" Chouinard devient le chef pirate de L’œil Noir, avec les habitants de sa rue, contre la rue voisine, dirigée par La Rousse sous la bannière des Rouges-Gorges. Trésors, batailles,premiers amours, amitiés et niaiseries d'enfance composent leur épopée, à une époque où jouer avait encore une dimension fortement créative et où n'importe quel terrain vague devenait le terrain d'une épopée grandeur nature.
Je fais parti d'une des dernières générations à avoir connu les jeux symboliques où jouer dehors, avec quelques accessoire et pleins d'imagination suffisait à créer des univers, alors que les seuls écrans qu'on avait était une télé et un ordi à tour aux jeux en 2D. Il y a donc quelque chose de nostalgique à voir ces jeunes super créatifs - quoique je ne regrette pas les bagarres qui en découlait parfois. Bref.
J'aime énormément les deux histoires en présence, autant celle d'Étienne et Marie que celle de leur famille. Les histoires les plus romantiques sont à mon sens celles qui s'ancrent dans le quotient, avec une réelle complicité et une réelle affection. Étienne et Marie ont beau être devenus adultes, ils partagent toujours cette complicité qui caractérisent les vieux couples qui fonctionnent. Cette scène où ils embarquent dans un délire à propose d'une idée de jeu vidéo sur le fait de ruser pour ne pas finir son assiette ( mais avoir le dessert quand même) illustre bien cet état. Adultes, mais drôles, authentiques, s'en se prendre au sérieux, voilà le genre de parents qu'on se plait à croiser. Et puis, je trouve touchant de voir un jeune papa entrainer ses deux enfants dans une histoire aussi passionnante qu’étonnamment poétique. Il a le sens de la narration, Étienne, indubitablement!
Quand à la "romance", notez qu'Étienne a une réelle admiration pour Marie ( la rouquine), bien plus qu'il "aime" Marie ( à cheveux noirs). Bon, il trop jeune pour le voir, il a toujours ben juste 9 ans et demi. Néanmoins, je remarque que le rôle dans lequel il a embraqué Marie la rouquine est celui de la rivale , donc de son égale, alors que Marie-cheveux-noirs a celui du trophé, pas franchement le rôle le plus romantique. Je trouve que cela traduit bien la différence entre un béguin pas trop trop rationnel d'un réel sentiment amoureux, basé sur le respect. D'ailleurs, dès la fin des hostilités, Étienne nous le confirme avec la phrase " [ elle est partie] avec une partie de mon coeur." Enfin, je remarque que lorsqu'ils se sont revus et ont commencé à se fréquenter, ils étaient des vieux ados ou de jeunes adultes, ils sont ensemble depuis un bon moment.
Les personnages, oh, bon sang, quelle bande déjantée! Ils sont vraiment inspirés de la culture québecoise, je trouve, avec leur façon d'être intenses. Quand on dit qu'on a le sang chaud, en voilà un bel exemple. Ils s'expriment forts, parfois en hurlant, ils débattent avec beaucoup d'enthousiasme, parfois "à deux pouces de la face" ( visages très près), ils s'insultent allègrement sans que ça soit réellement un problème, sont vraiment émergés dans le jeu...parfois trop. Oups.Un peu à la manière de "La guerre des tuques", on voit que la guerre mène à des excès et que cela nuit finalement au jeu, qui n'en est plus vraiment un quand il n'y a plus de plaisir.
Mais ils sont sympathiques ces nombreux personnages, joyeusement tapageurs et pourtant très enfantins. J'avais un faible pour le comique Zod et son air flanc-mou cachant un certain sens du leadership et de l'improvisation artistique.
Enfin, malgré la présence de rares filles, dont deux typiques "princesses", reste que cette bande de personnages masculins gesticulants ont été rondement malmené par une fille hors de l'ordinaire et réelle meneuse dans l'âme. Ses partisans étaient d'ailleurs très respectueux et à aucuns moment a t-on vu un personne la rabaisser sur le simple fait d'être une fille. Par contre, je remarque que Marie la rousse avait une réputation basé sur des rumeurs et là-dessus, on lui a servi des insultes assez mesquines. Heureusement, quand le tout est devenu déraisonnable, Étienne a fait une prise de conscience et s'est montré plus mature que les autres sur ce point.
Les dessins sont hilarants, les expressions parfois très exagérées originales ( c'est bien la première fois que je vois autant de détails dans la bouche des personnages) avec un coté très caricatural. Il n'y a presque pas de couleurs et elles servent généralement à marquer les ombres et lumières. Ça donne un côté "rétro", je trouve.
L'histoire est rocambolesque, parfumé de slangs québecois et de jokes de jeunes ados pré-pubères. Il y a d'abondantes références à la culture des années 80, à la musique comme au cinéma. "Les Gonnies", notament, est au centre de l'aventure, mais également un petit clin d’œil à Star Wars: les enfants d'Étienne s'appellent Lucas et Léïa ( Luke et Léa). Il y a d'ailleurs une des pages de chapitre qui est une version "French kiss 1986" de la couverture du film "Star Wars- Le retours du Jedi" .C'est vraiment un très beau style de dessins, très vivant et même mignon sous certains angles.
Un vrai coup de cœur.
Pour un lectorat adolescent, premier cycle secondaire, 13 ans+ ( Quoique les références risquent de parler davantage aux adultes)
:D Pirates et romance et bombes à l'eau épicée citronnée -- à l'amour comme à la guerre, tout est intense et plein d'éclat. On pourrait se demander pourquoi le twist se donne l'air d'un twist, mais comme il n'y a que la plus jeune qui ne le voit pas venir, aucune raison de s'en formaliser :) c'était savoureux et exubérant
On comprendre le twist tôt mais c'est mignon quand même - le grande bataille des enfant le (j'ai jamais vue le film The Goonies, peut-etre aussi comme La guerre des toques?)
"La guerre des tuques" rencontre "Les Goonies" dans une bande dessinée consistante, bourrée d'action, d'humour et de nostalgie des années 80. Ça m'a vraiment rappelé ma jeunesse, avec les gangs de quartier, les repères secrets, les rivalités enfantines, les jeux imaginaires, les premiers kicks et les références culturelles d'une autre époque.
La fille de dix ans que j'ai été aurait sûrement voulu ressembler à Marie Larouge et prendre part à cette guerre de pirates épique, drôle et attendrissante.
Bien aimé mais j'avoue que je n'étais pas très fan du trait de crayon, ce qui m'a parfois rendue difficile la tâche de lire les pages essentiellement muettes. J'ai donc probablement manqué quelques détails de combat! Mais sinon, ça sentait bon la nostalgie. J'ai beaucoup aimé le cadre de l'histoire, avec le "punch" final qui n'en est pratiquement pas un, la petite fille qui réclame la suite à grands cris, et le fiston qui se demande aussi quid les filles. (Et le commentaire du papa sur le fait que c'est mal de voler!)
Mon mari avait ADORÉ alors l'album a probablement souffert un peu d'"overhype", mais j'ai passé un beau moment de lecture.
Un croisement entre les Goonies et la Guerre des Tuques. J'ai vraiment adoré, et je me suis reconnu, enfant, à plusieurs reprises. Tout simplement génial.