Sous la forme d'un journal intime, l'auteure raconte la vie de Mathilde, emprisonnée pour avoir volé un pain et qui parvient à s'évader. Elle rencontre Louise Michel qui lui apprend à lire et à écrire et lui confie ses rêves de changement pour la société. Toutes deux vont vivre la guerre contre les Prussiens, le siège de Paris, la Commune puis la répression sanglante.
Après des études de lettres et quelques années de recherche universitaire autour des rapports texte/musique dans l’opéra, Christine Féret-Fleury a fait ses gammes d’éditrice avec Pierre Marchand, aux éditions Gallimard.
En 1996, elle publie son premier livre pour la jeunesse, Le Petit Tamour (Flammarion), suivi en 1999 par un roman « adulte », Les vagues sont douces comme des tigres (Arléa), couronné par le prix Antigone, puis par une soixantaine d’autres titres.
Depuis 2001, elle se consacre principalement à l’écriture et assure la direction éditoriale des éditions Les 400 Coups France.
Livre pour la jeunesse qui me paraît difficile pour des ados. L'héroïne est attachante mais la période hisorique abordée n'est pas bien connue et les nombreuses références aux hommes et groupes en guerre à l'époque ne facilitent pas la compréhension... Des notes auraient été utiles.
J'avais déjà lu ce livre mais je l'avais oublié ce qui est mauvais signe. Je l'ai donc relu en vue de le présenter au club de lecture ado du collège où je vais car il colle à ma thématique Commune de Paris. Cette relecture m'a permis de redécouvrir Mathilde et je dois avouer que c'était loin d'être déplaisant. Ce roman a le mérite de bien condenser la période post Commune (vue avec "La ballerine et les barricades") et la Commune elle-même avec la présence de Louise Michel. Cela permet donc de présenter ce personnage de la Commune.
Mathilde, enfant pauvre, est recueillie avec moults mésaventures par Louise Michel et nous suivons les prémices de la guerre, la guerre et la Commune.
Il est donc intéressant tant d'un point de vue historique que romancier.