Une flèche pour le pays à l’encan n’est pas un recueil qui cherche à plaire. Élie Stephenson écrit sans maquillage. Son style est cru, provocateur et parfois violent.
Le titre dit déjà tout : un pays bradé, vendu, confisqué, et une parole qui refuse de rester polie.
Ce que j’ai aimé, c’est la force des images tranchantes, du rythme qui cogne, colère lucide plutôt que posture. Ce n’est pas une lecture “confort”, mais une lecture nécessaire, parce qu’elle rappelle que la poésie peut être une arme et pas seulement un décor.
Selon moi, il s’agit d’une lecture obligatoire à tous guyanais pour comprendre que seul la volonté n’est pas nécessaire mais le combat lui, est primordial.