On a tous un ou deux vieux de trop quelque part. Les raisons sont toutes excellentes pour s’en défaire : on n’a pas de place chez soi ni le temps de s’en occuper, on n’aime pas l’odeur des boules à mites ou on a déjà trop de couches à changer.
Sur l’invitation de Raymond Bock et d’Alexie Morin, treize auteurs ont accepté de placer les leurs dans les chambres qui composent ce recueil de nouvelles.
Ils se livrent ainsi à un périlleux exercice de projection en se mettant dans la peau d’une personne âgée à l’approche de la fin. Évitant les clichés ou se jouant d’eux, ils nous offrent des histoires tendres, cruelles, parfois décousues, souvent sages et toujours nécessaires.
Ces treize coups d’œil par autant de trous de serrure, ce sont avant tout des prises de parole contre l’oubli.
Un collectif qui rassemble une multitude d’histoires se déroulant dans une maison de retraite. Des personnages colorés, à la fois attachants. Les histoires sont numérotées par numéro de chambre et sont en fait des projections des 13 auteurs qui ont participé à l’écriture de ce roman. Les maisons de retraite ont vécu la misère durant ces deux dernières années. Les pensionnaires ont été frappés de plein fouet par la pandémie. Bien que ce livre date de 2012, l’oubli, la solitude, et la vulnérabilité sont dépeints dans ce livre. Il serait intéressant de faire le même exercice après COVID.
apparently, I had rated this a five-star but, two years later I cannot remember this book so I have no choice but to bring it back down to four. I feel it is more fitting that way. I true five star book is not so easily forgotten.
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