Le féminisme divinatoire est un lieu de passage pour celles qui inventent leurs propres lois ; pour celles qui développent une sensibilité hors des normes sociales ainsi que celles qui souhaitent profondément l'explosion de tout ordre établi. Le féminisme divinatoire propose de désenclaver le féminisme radical de son rationalisme et de son absence totale de considération pour les traditions ésotériques telles que sont l'astrologie, l'alchimie, la magie cérémonielle, les arts divinatoires.
Le féminisme divinatoire est un syncrétisme qui s'inspire librement et avec humour du féminisme matérialiste et radical. Il s'agit d'une réalité considérée comme augmentée par les mouvements pro-sexe, post-porn, cyberféministes et n'excluant aucunement une dimension païenne, spirituelle ou ésotérique.
Certainement intéressant pour quiconque s'intéresse à la spiritualité féministe et s'inscrivant vraiment bien à la suite des écrits de Starhawk (dont les éditions Cambourakis ont eu la brillante idée de faire écrire une préface à cette édition qui ne fait que ressortir encore plus les similarités et fil(l)iation).
Comme son nom l'indique, il s'agit bel et bien d'une guide avec des recettes, formules, exercices, etc. pour une spiritualité féministe et décomplexée qui prend en compte l'expérience de soi et de marginalisation et une histoire de sorcières dans ses explications. Parfois on abordera la lecture des lignes de la main, d'autres fois les manifestations, les dynamiques de groupes (féministes) ou encore comment fabriquer son propre gode chez soi.
Accompagné d'une bibliographie informative et inspirante, ce livre est définitivement une bonne, quoique courte, introduction à ces pratiques.
J'ai arrêté ce livre a la moitié, les propos biphobes et les blagues sur le viol m'ont fait fermer ce livre sans regret. Dommage pour un sujet peu abordé par des françaises.
J'ai été déçue de ce court livre, je m'attendais à de vraies connexions entre le féminisme et les pratiques divinatoires et j'ai trouvé une succession de chapitres parfois sans queue ni tête... Certaines "recettes" sont cependant intéressantes et la bibliographie est top, mais je ne recommanderais pas cet ouvrage à qui souhaite une première approche de ces pratiques.
J'ai vraiment adoré. C'est très drôle, très pince sans rire, très tendre. Il y a beaucoup de pistes à explorer. La biblio est très attrayante et donne envie d'en savoir plus. Et le côté queer et politique est un régal... A mettre entre toutes les mains (de terre d'air de feu d'eau).
Je m'attendais à un livre passionnant... j'y ai trouvé beaucoup de développements sans queue ni tête. Être sorcière n'est pas qu'un postulat politique ; il en faut plus... Je me suis demandée si Starhawk - dont la préface est excellente et fidèle à ce dont elle nous a habitué - était vraiment consciente de la teneur de ce livre ? Bon point toutefois pour la bibliographie.
Jamais je n’ai lu un livre avec un propos aussi dilué dans l’absurdité. Le sujet est passionnant, certains passages sont intéressants, mais la plupart du temps les thèses de l’auteur sont noyées dans un gloubi-boulga indigeste et grotesque. Ma partie préférée est la postface, joyeuse et vivante, ou l’autrice nous embarque dans son cheminement féministe. Un guide pratique doit être intelligible, sinon il faut faire de la poésie.
Une lecture somme toute assez décevante bien qu’éclairée de quelques segments intéressants. Présentation à l’emporte-pièce des pratiques magiques, style et ton qui tombent souvent dans la masturbation intellectuelle, facette militante quasi-absente malgré la posture revendiquée... La préface, le dernier chapitre et la postface sauvent ce livre.
N'étant pas du tout familière avec tout ce qui touche à la sorcellerie ou la divination je n'ai pas réussi à rentrer dans ce petit guide pratique. Les références sont néanmoins très pointues (Monique Wittig en tête).
Je dois être trop cartésienne pour ce livre, dont je n'ai pas su capté l'humour. Ou alors, je l'ai lu trop tôt dans ma démarche de découvrir les féminismes.
Un peu déçue par le début qui m’a semblé long et qui sûrement m’intéressait moins, j’ai apprécié ce livre dans les derniers chapitres. Un gros point positif sur la bibliographie !