La science réussit-elle vraiment à atteindre une forme de vérité et de réalité objective ? Les vérités de la science ne sont-elles pas simplement des croyances ? N'existe-t-il pas des vérités supérieures ? La recherche de la vérité n'est-elle pas elle-même un objectif illusoire, trop surestimé ? Bref : quelle place la vérité peut-elle occuper dans notre culture ? D'éminents spécialistes de différentes disciplines scientifiques, des historiens et des sociologues des sciences, des épistémologues et des philosophes s'expliquent. Avec J. Bouveresse, J.-P. Changeux, P. Descola, A. Fagot-Largeault, R. Guesnerie, I. Hacking, S. Haroche, O. Houdé, G. Lloyd, J.-L. Puget, E. G. Zahar.
est un neurobiologiste français connu pour sa recherche dans plusieurs domaines de la biologie, de la structure et de la fonction des protéines (en particulier les protéines allostériques), au développement précoce du système nerveux jusqu’aux fonctions cognitives. Bien que célèbre dans les sciences biologiques pour le modèle Monod-Wyman-Changeux, il est aussi reconnu pour l’identification et la purification du récepteur nicotinique de l’acétylcholine et la théorie de l’épigénèse par stabilisation sélective des synapses. Changeux est connu du public non scientifique pour des idées concernant la relation entre l’esprit et le cerveau. Comme il l’écrit dans son livre Matière à pensée, Changeux défend la conception selon laquelle le système nerveux est actif plutôt que réactif et que l’interaction avec l’environnement, au lieu d’être instructive, résulte de la sélection de représentations internes préexistantes. Il est membre de l'Académie des sciences depuis 1986.