Mon avis est mitigé : au départ j'ai détesté le roman, les deux premiers chapitres sont du point de vue masculin, un vieux pasteur un peu lubrique et un jeune homme mauvais garçon. Le propos était ennuyeux et me mettait mal à l'aise. Puis, j'ai commencé à apprécier le roman avec le chapitre 3. Celui-ci est raconté par une jeune fille et là tout se met en place : on comprend qu'une tragédie s'est jouée à l'été 1936, dans un petit village perdu du Canada, village un peu consanguin où tout le monde est cousin. On apprend que deux jeunes et jolies jeunes filles ont disparu cet été là. Le récit de cet été et de cette disparition est relaté par différents protagonistes, dont la personne qui a assassiné. La mer est omniprésente et l'écriture imite parfois son énergie ou sa douceur.
Une lecture difficile d'accès mais qui se laisse apprivoiser par la suite, une tragédie banale dans un paysage de carte postale.