Joseph Kessel was a French journalist and novelist. He was born in Villa Clara, Entre Ríos, Argentina, because of the constant journeys of his father, a Lithuanian doctor of Jewish origin. Kessel lived the first years of his childhood in Orenburg, Russia, before the family moved to France. He studied in Nice and Paris, and took part in the First World War as an aviator.
Kessel wrote several novels and books that were later represented in the cinema, notably Belle de Jour (by Luis Buñuel in 1967). He was also a member of the Académie française from 1962 to 1979. In 1943 he and his nephew Maurice Druon translated Anna Marly's song Chant des Partisans into French from its original Russian. The song became one of the anthems of the Free French Forces.
Joseph Kessel died in Avernes, Val-d'Oise. He is buried in the Cimetière de Montparnasse in Paris.
Bon. Kessel et les femmes... délicat. Hélène n'est pas crédible. Si chacune des étapes de son périple (de sa descente aux enfers) est cohérente, Léna manque cruellement de corps, de saveur, d'intelligence, de profondeur... pauvre personnage de papier. Elle est trop caricaturale pour endosser le rôle que voulait lui donner Kessel. Pourtant, on la sent bien vibrer derrière ses traits grossiers. C'est dommage. Les hommes sont nettement plus grands. Parfois le collage est trop apparent mais... on pardonne plus aisément la brusque douceur de Fédor que les platitudes d'Hélène. Non. Ce qui fait la force (et la force réelle et puissante) de ce roman c'est le décor, l'atmosphère, l'ambiance qu'il convoque. Ou invoque. J'hésite tant c'est bien fait. Les soirées de Pigale... quelques lignes et on y est. En lisant, je pouvais sentir les vapeurs d'alcool, les fumées des cigarettes et entendre au creux de mon oreille ces discussions mêlées en français, en russe, en anglais, en italien, en espagnol. Et brusquement, l'envie de chanter le seul chant tzigane de mon répertoire. Parce que ces fêtes que raconte Kessel sont l'entrain. On ne peut que s'y soumettre et rejoindre L'Esturgeon en sortant du Samovar. J'ai bu de la vodka en écoutant les romances de Vera. J'ai explosé mon verre sur la joue d'un enfoiré. Le récit enfle de la vie qu'il contient. Si je n'ai pas cru à Hélène, j'ai eu foi en cette vie nocturne peinte comme pour de vrai. Et pour ça, je descends mon verre avant de le jeter derrière mon épaule gauche. J'ai envie de fête et c'est à Kessel que je le dois. Si vous me croisez à Pigale, c'est que je cherche les soirées de ces peuples apatrides qui savaient ce que leur vitalité pouvait faire de magie. Спасибо
Маерстрално дело. Барем по мој вкус. Кесел вешто го избира периодот на 20тите години од минатиот век и една ранлива категорија токму во тој период - руската емиграција по Октомвриската револуција. Сета интелегенција од старата царска Руција, благородници, поети, писатели, доктори, пешадиски и навални офицери, новинари... сите оние кои некогаш нешто биле, сега се само група распрсната низ светот и секој ден подново се борат за својот опстанок, работаат како танчери, хористи, келнери, портири, готвачи, обезбедување во локалите низ Париз и светот. Очигледно на Кесел му билеодлично познати штом со толку љубов им посветил цела една книга.
Les russes exilés à Paris après la révolution. Vie nocturne, danse tsigane, alcool et sexe. Roman au combien autobiographique. Superbe style pour un écrivain qui n'en était qu'au début de son œuvre.