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Akhenaton

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Comme l'écrivait Cyril Aldred, " aucun souverain de l'Ancienne Egypte n'a peut-être fait couler autant d'encre de la plume des historiens, archéologues, moralistes, romanciers et amateurs divers que le pharaon Akhénaton ". Premier fondateur historiquement attesté d'une religion monothéiste, Amenhotep IV, qui changea son nom en Akhénaton, occupe une place exceptionnelle dans notre imaginaire collectif, relatif à l'Egypte antique. Cette notoriété est le fruit d'une véritable réappropriation de sa figure, motivée par les fantasmes et les besoins identitaires de notre époque contemporaine vis-à-vis du passé pharaonique. De fait, le lecteur, qu'il soit simple amateur ou égyptologue, est souvent bien en peine de cerner le personnage historique qui régna réellement sur l'Egypte pendant dix-sept années au milieu du XIVe siècle avant notre ère. Dimitri Laboury propose une biographie archéologique du royal adorateur d'Aton, laquelle cherche avant tout à décrire les faits matériellement attestés de son règne, tâchant d'en distinguer ce qui relève de leur interprétation. Il nous invite à plonger dans l'Egypte au sommet de sa gloire lorsque le jeune prince grandit; à suivre, pas à pas, la réforme politico-religieuse qu'il instaura une fois couronné pharaon; à découvrir ce que l'on sait réellement de sa reine, la belle et mystérieuse Néfertiti; à explorer l'Horizon-d'Aton, la cité que le souverain fit édifier en Moyenne Egypte en l'honneur de son nouveau dieu d'élection et, enfin, à analyser la manière dont ce roi atypique fut banni de l'histoire égyptienne par les anciens Egyptiens eux-mêmes, avant de ressusciter dans la mémoire contemporaine.

480 pages, Paperback

First published February 24, 2010

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Dimitri Laboury

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Profile Image for Christine Van Heertum.
598 reviews17 followers
November 30, 2012
Dans la série "Les Grands Pharaons", Dimitri Laboury nous livre un Akhenaton totalement différent de l'image habituellement véhiculée de ce pharaon des plus controversés.
Dimitri Laboury démontre notamment que l'art amarnien, telqu'il a été dénommé, n'a pas été créé ex-nihilo par un pharaon visionnaire mais fait partie d'une évolution durant tout le nouvel empire, plusieurs éléments existant déjà sous Aménophis III, le père d'Akhenaton. Dimitri Laboury aborde également le sujet épineux du "monothéisme" et insiste sur sa définition première, à savoir "dans le sens où l'on n'accepte qu'un seul dieu" (parmi d'autres), ce que fit Akhenaton en monopolisant Aton comme étant sa divinité personnelle, inaccessible aux autres, instaurant ainsi une théocratie centrée sur sa propre personne.
Les extraodrinaires représentations du Roi, qui ont fait couler tant d'encre, suivent celles du dieu Aton en une spectaculaire métamorphose : le dieu solaire, hiéracocéphale, est, sous Akhenaton, représenté dans sa plus pure expression (le disque solaire), tandis que pharaon adopte un aspect étonnant, androgyne. Cette stylisation marquée du Roi, déjà amorcée sous Amenhotep III, souligne sa nature exceptionnelle, hors de celle du commun des mortels et s'accompagne, dans les textes écrits sous son règne, d'épithètes telles que "dieu créateur" ou "grand Hapy", divinité androgyne de la crue du Nil.
Approfondissant son analyse, Dimitri Laboury précise que le nom de Nefertiti, "la Belle est arrivée", n'est pas rare dans l'onomastique du nouvel empire et est en étroite relation avec la déesse Hathor. La documentation archéologique, selon l'auteur, souligne le rôle fondamentalement hathorique de Nefertiti dans l'iconographie atoniste de certains talatats montrant des danses durant la célébration du Heb Sed du Roi, notamment au niveau de la coiffure de la reine, alliant des cornes de vache, le disque solaire et deux hautes plumes. Les danses dépeintes sur ces talatats révèlent la fonction théologique de Nefertiti auprès de son époux, commémorant l'union de Rê et de la divinité du ciel.
Les autres représentations iconographiques montrant la famille royale dans ses activités intimes, qui ont offert une image bucolique de la vie au palais, font également partie intégrante des rituels religieux : l'habillement du Roi traduit l'habillement du dieu Aton, les repas pris en famille représentent le rituel d'offrande alimentaire, les scènes d'ablution font référence aux ablutions de la statue divine dans les temples, tandis que les scènes montrant le couple royal près du lit nuptial représentent le lieu de la (re)création, le roi étant devenue le démiurge sur terre.
Abordant ensuite la question de la politique étrangère, Dimitri Laboury démontre que loin de l'image d'un pharaon totalement détaché des réalités politiques, Akhenaton était en fait très impliqué dans les relations avec ses vassaux, continuant la méthode établie par son père : diviser pour régner et établir un état tampon de sécurité entre l'Egypte et le puissant ennemi qui montait en puissance.
Cette étonnante analyse d'une période qui ne cesse de fasciner, laisse cependant le lecteur sur sa faim lorsque le livre aborde la fin de la période amarnienne et les règnes des successeurs d'Akhenaton. Les quelques pages consacrées à Meritaton, Smenkherê, Toutankhamon, Ay et Horemheb, sont très brèves à mon goût.
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