Khôra nous arrive, et comme le nom. Et quand un nom vient, il dit aussitôt plus que le nom, l'autre du nom et l'autre tout court, dont il annonce justement l'irruption. Cette annonce ne promet pas encore, elle ne menace pas davantage. Elle ne promet ni ne menace personne. Elle reste encore étrangère à la personne, nommant seulement l'imminence, et encore une imminence étrangère au mythe, au temps et à l'histoire de toute promesse et de toute menace possible.
On le sait bien : ce que Platon désigne sous le nom de khôra semble défier, dans le Timée, cette «logique de non-contradiction des philosophes» dont parle Vernant, cette logique «de la binarité, du oui ou non». Elle relèverait donc peut-être de cette «logique autre que la logique du logos». La khôra n'est ni «sensible» ni «intelligible», elle appartient à un «troisième genre» (triton genos, 48e, 52a). On ne peut même pas dire d'elle qu'elle n'est ni ceci ni cela ou qu'elle est à la fois ceci et cela. Il ne suffit pas de rappeler qu'elle ne nomme ni ceci, ni cela ou qu'elle dit et ceci et cela. L'embarras déclaré par Timée se manifeste autrement : tantôt la khôra paraît n'être ni ceci ni cela, tantôt à la fois ceci et cela. Mais cette alternative entre la logique de l'exclusion et celle de la participation, nous y reviendrons longuement, tient peut-être à une apparence provisoire et aux contraintes de la rhétorique, voire à quelque inaptitude à nommer. La khôra paraît étrangère à l'ordre du «paradigme», ce modèle intelligible et immuable. Et pourtant, «invisible» et sans forme sensible, elle «participe» à l'intelligible de façon très embarrassante, en vérité aporétique (aporôtata, 51b). Du moins ne mentirons-nous pas, ajoute Timée, du moins ne dirons-nous pas le faux (ou pseusometha) en déclarant cela.
Jacques Derrida was a French philosopher best known for developing deconstruction, a method of critical analysis that questioned the stability of meaning in language, texts, and Western metaphysical thought. Born in Algeria, he studied at the École Normale Supérieure in Paris, where he was influenced by philosophers such as Heidegger, Husserl, and Levinas. His groundbreaking works, including Of Grammatology (1967), Writing and Difference (1967), and Speech and Phenomena (1967), positioned him at the center of intellectual debates on language, meaning, and interpretation. Derrida argued that Western philosophy was structured around binary oppositions—such as speech over writing, presence over absence, or reason over emotion—that falsely privileged one term over the other. He introduced the concept of différance, which suggests that meaning is constantly deferred and never fully present, destabilizing the idea of fixed truth. His work engaged with a wide range of disciplines, including literature, psychoanalysis, political theory, and law, challenging conventional ways of thinking and interpretation. Throughout his career, Derrida continued to explore ethical and political questions, particularly in works such as Specters of Marx (1993) and The Politics of Friendship (1994), which addressed democracy, justice, and responsibility. He held academic positions at institutions such as the École des Hautes Études en Sciences Sociales and the University of California, Irvine, and remained an influential figure in both European and American intellectual circles. Despite criticism for his complex writing style and abstract concepts, Derrida’s ideas have left a lasting impact on contemporary philosophy, literary theory, and cultural criticism, reshaping the way meaning and language are understood in the modern world.
Bu düşüncelerle ne yapacağımı bilemiyorum ama yararlı bir kitap. Belki de benim yapacağımın tersine önce Platon'un Timaios'unu okumak, metini daha iyi takip edebilmek için daha iyi olabilir.
I liked this a lot. This is the most intelligible Derrida I have read; which, given, hasn’t been much because I’ve felt like I’ve had a hard time reading him before. I like his interpretations of Plato and what khōra “is” despite that being the whole point of khōra, the absence, the the lack of ability to have “proper discourse” about khōra. Will be rereading and referencing in the future.
Khôra é esta categoria que, à luz de Platão, não é apreensível nem pelos sentidos, nem pelas ideias. Não é e nem devém. Só é acessível através de um raciocínio bastardo, de um material onírico. É suprassensível. Quer dizer lugar, mas não como o topos aristotélico, porque, Derrida nos lembrará, é amorfa. Mais do que lugar suprassensível, para Derrida, é mãe do devir, ama de todas as coisas (sem ela ser uma coisa, em si). Enfim, é recomendável a leitura do Timeu e, se possível, de Augustin Berque, uma vez que, em Derrida, as reflexões sobre Khôra são tão excessiva e densamente filosóficas a ponto de, talvez, limar a compreensão de boa parte daqueles que se proponham à leitura
"Sócrates se borra, borra en sí todos los tipos, todos los géneros, tanto los de los hombres de imagen y simulacro a los que finge parecerse por un momento, como los de los hombres de acción y los hombres de palabra, filósofos y políticos ante quienes se borra al dirigirse a ellos. Empero, al borrarse de tal modo, se sitúa o se instituye como destinatario receptivo, digamos: como receptáculo de todo lo que de allí en más va a inscribirse. Su palabra recibe, en su aconte- cimiento mismo, más de lo que da. Él se dice para eso presto y preparado, dispuesto a recibir todo lo que se le ofrezca."
O me faltó toda una carrera universitaria para entenderlo por completo o a Derrida le sobró toda su formación para poder explicarse. Lo más probable es lo primero.