كان أسلاف البشر الأوائل يقطنون القارة الأفريقية، وكان لون بشرتهم أسود وعندما عمروا وادي النيل، أسسهوا فيه الحضارة المصرية النوبية القديمة. عندما طرح المؤرخ السنغالي الأفكار الثورية التى يتضمنها هذا الكتاب سنة 1954 تلقاها المجتمع العلمي الدولي باستنكار بل واستهتار ، إذ كان تاريخ مصر وافريقيا - وقتذاك - ما يزال يكتب بأقلام بيضاء تنظر إلى "القارة السوداء" باعتبارها نموذجا للتخلف الحضاري وإلى صناع الحضارة المصرية القديمة باعتبارهم من "البيض" فهل يعقل أن يأتي اناس سود بمثل هذه الحضارة؟
Cheikh Anta Diop was an Afrocentric historian, anthropologist, physicist and politician who studied the human race's origins and pre-colonial African culture.
Diop's first work translated into English, The African Origin of Civilization: Myth or Reality, was published in 1974. It gained a much wider audience for his work. He proved that archaeological and anthropological evidence supported his view that Pharaohs were of Negroid origin. Some scholars draw heavily from Diop's groundbreaking work, , while others in the Western academic world do not accept all of Diop's theories. Diop's work has posed important questions about the cultural bias inherent in scientific research. Diop showed above all that European archaeologists before and after the decolonization had understated and continued to understate the extent and possibility of Black civilizations. The Swiss archaeologist Charles Bonnet's discoveries at the site of Kerma shed some light on the theories of Diop. They show close cultural links between Nubia and Ancient Egypt, though the relationship had been acknowledged for years. This does not necessarily imply a genetic relationship, however. Mainstream Egyptologists such as F. Yurco note that among peoples outside Egypt, the Nubians were closest ethnically to the Egyptians, shared the same culture in the predynastic period, and used the same pharaonoic political structure. He suggests that the peoples of the Nile Valley were one regionalized population, sharing a number of genetic and cultural traits. Diop argued that there was a shared cultural continuity across African peoples that was more important than the varied development of different ethnic groups shown by differences among languages and cultures over time.
His books were largely responsible for, at least, the partial re-orientation of attitudes about the place of African people in history, in scholarly circles around the world.
بالفعل كتاب رائع وتمت كتابته باحترافية مع مراجع تارخية وصور تثبت أن الزنوج هم مؤسسي الحضارة المصرية ولو أن هنالك بعض النقاط في الكتاب التي لم اقتنع بها كثيرا مثل أن الأفارقة أو الزنوج هم بناة الحضارات في بابل وإيران وأمريكا الجنوبية وإن كنت أتفق على تأثر الفينيقيين والكنعانيين واليونانيين بالحضارة المصرية
ملاحظة: يجب فهم الطوطمية قبل قراءة الكتاب وهي مشروحة بشكل موسع في الجزء الأول من تاريخ الأديان لفراس السواح
Un essai magistral ... et fondamental qui a dénoncé avec brio l'une des plus grandes entreprises de falsification de l'histoire. C'est la "bible" de l'afro-centrisme. Mais justement, parce que c'est une "bible", il est nécessaire pour l'Africain et l'afro-descendant (surtout) de le lire avec un troisième oeil critique permettant de ne pas tomber dans le fanatisme débile. Signalons toutefois que l'essentiel des thèses défendues par Diop dans cet ouvrage légendaire avaient déjà été développées par l'egyptologue haïtien Anténor Firmin (1850-1911), dans son célèbre ouvrage qui fut une réponse à Arthur de Gobineau : "De l'égalité des races humaines" (1885).
This book is a treasure of African ancient history. Dr. Diop destroys the European historical myths that have for too long passed as ancient African history. Diop demonstrates the genetic linguistic relationship between the language of "ancient Egypt" and modern African languages. The cultural similarities pile up until they become irrefutable to the most die-hard Eurocentric scholars. Those who do not read French can read an English version (in many respects, but not all) of the book by reading THE AFRICAN ORIGIN OF CIVILIZATION MYTH OR REALITY by Dr. Cheikh Anta Diop. This book was translated into English by PROFESSOR EMERITUS Mr. MERCER COOK of Howard University in Washington D.C. A superb translation! So if you don't read French, don't despair! Read MERCER COOK'S translation that was approved by Dr. Diop. I highly recommend this book to anyone who wishes to study African history and culture free of Eurocentic distortions and misunderstandings. African history written by Africans.
الكتاب بتحدث عن حقيقة نسب الحضارة الفرعونية للعرق الزنجي وان اغلب قبائل الافريقية كانت تعيش على مجرى النيل واقدمية الحضارة المروية السودانية على نظيرتها المصريه ودور الغرب في طمس حقائق وهوية الحضارة المصريه ونسبها تارة لشعوب شمال القارة ومرة للإغريق وتارة اخرى للمهاجرين القادمين من بلاد النهرين
كتاب مدلس وليس مبني على اي دليل غير خيال المؤلف مفيش اي كتاب تاريخ بيقول أن حصل هجرات عرقية لمصر ولا تغيير ديموغرافي. وهم الافارقة عرفو يأسسو حضارة في الشمال وماعرفوش يأسسو عندهم ولسة لغاية الان عايشين حياة بدائية
ده كذب وسرقة للحضارة المصرية الافارقه والزنوج في الحضارة المصرية عباره عن عبيد وهذا مدون في التاريخ وعلي الجداريات المصريين الحاليين هم احفاد المصريين القدماء وهم أصحاب الأرض والحضارة
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Alors, première lecture de l'œuvre de Cheikh Anta Diop, auteur à la littérature fleuve, consideré comme un des grands noms du panafricanisme... Et j'avouerai que sa lecture m'a laissé un goût mitigé...
D'un côté très positif : - une vision brillante de l'avenir de l'Afrique symbolisé par une préface qui plus de 60 années plus tard pose un constat et des questionnements aujourd'hui toujours d'actualité, - une dénonciation en règle et documentée des écrits des historiens/ethnologues/scientifiques occidentaux, qui voulant à tout prix prouver que toute civilisation évoluée est due à l'apport d'une pseudo race blanche venue en des temps immemoriaux en Afrique, qui au prix de raisonnements spécieux, mauvaise foi et nonsens ont créés et généralisés dans la conscience collective occidentale l'existence d'une sous race nègre et prélogique, - des clés et des pistes pour permettre à l'Afrique noire et aux noirs dans leur ensemble de s'affranchir des doctrines colonialistes qui la pousse à ne voir son salut que via le prisme d'un développement à l'occidentale et sa blanchité, - une réflexion sur des problématiques internes africaines nous poussant à les reconsidérer pour s'affranchir de nos divisions et créer un état africain autosuffisant...
Mais voilà, l'aspect négatif de sa démarche c'est, qu'en souhaitant légitimement démonter les théories racistes de ces scientifiques/ethnologues/egyptologues, l'auteur semble, à de multiples reprises, utiliser les mêmes procédés qu'il dénonce chez ses prédécesseurs et certains de ses raisonnements prennent purement et simplement des tournures idéologiques s'appuyant sur des justifications alambiquées voire purement affirmatives visant à démontrer que tout absolument tout vient des civilisations egyptiennes (par essence nègre) sans la moindre nuance (ou à peine).
Particulièrement, ce focus autour des langues serere et valaf, qui outre les pages de comparaison pas forcement digestes n'est pas exempts de préjugés culturels et généralisations envers d'autres peuples sénégalais (les laobes) et pratiques qui n'ont pas forcément cours dans d'autres régions du continent ; bien qu'expliqué par son origine, il est dommage que cela n'aie pas été plus nuancé et/ou contextualisé.
Et malheureusement dans le rayon de la mauvaise foi, beaucoup de ses détracteurs ne retiendront que cette partie pour dénoncer un ouvrage qui s'il est loin d'être parfait permet de démontrer que les préjugés sur les civilisations nègres ne sont dues qu'à des motifs racistes (la richesse de la civilisation nubienne n'est aujourd'hui plus à démontrer, par exemple) et met en avant la nécessité, entre autres, de nuancer et mener nos recherches pour diffuser une autre version de l'Histoire, de se servir et entretenir les langues traditionnelles africaines comme un outil d'émancipation et lutte contre une histoire unique occidentalisée et raciste; en outre, il permet de tordre le coup aux clichés sur l'absence de système d'écriture dans les civilisations africaines (qui certes ne constituait pas une norme mais a bien existé dans certaines regions avant l'arabe) et bien d'autres choses qui font de ce bouquin un medium de réflexion pertinent sur les politiques actuelles visant à développer les idées panafricanistes.
Un concentré de démarche rigoureuse, d'approaches variées et d'audace. Audace de s'attaquer à un sujet que personne ne voudra discuter au cours des années 1950, audace de démonter les idées recues fabriquées des siècles durant et l'audace de chercher avec le risque d'aboutir à des résultats troublants. La démarche qui consiste à revenir sur des textes de différents bords et en à la construction graduelle de la démonstration constitue une véritable source d'inspiration pour tout chercheur. La partie où Cheikh Anta Diop fait appel à linguistique pour appuyer ses réflexions m'a tout autant impressionné. J'arrivais à faire les connexions avec quelques langues ouest-africaines que je comprend dont l'agni qui était cité à plusieurs reprises et ui proche du baoulé que je parlais encore il y a quelques années. Ce livre touche du doigt beaucoup de sujet qui nécessite davantage de recherche. Mais une certitude en resssort l'Egypte était noire et moi j'ai trouvé un nouvel héros.