Li Ang (李昂; real name Shih Shu-tuan with Li Ang being her pen name) (born April 7, 1952, in Lukang, Taiwan) is a Taiwanese feminist writer. After graduating from Chinese Culture University with a degree in philosophy, she studied drama at the University of Oregon, after which she returned to teach at her alma mater. Her major work is The Butcher's Wife (殺夫: 1983, tr. 1986), though she has a copious output. Feminist themes and sexuality are present in much of her work. Many of her stories are set in Lukang.
Li Ang is known for her idiosyncratic, candid and penetrating insights on gender politics in the social life in contemporary Taiwan. Beginning her writing career at the age of 16, she has published nearly twenty novels and collections of short stories centering on women in such topics as pubescent female psychosexuality, feminism and gender, sex and female subjectivity. Her bold and successive broaching of subjects bordering on the taboo within the cultural context of Taiwan has earned her extensive critical acclaim both in the world of Chinese letters and internationally. Translated into different languages and published world-wide, many of her works have been reviewed by leading newspapers in many countries, including The New York Times, and made into films and T.V. series. In 2004, Li Ang was awarded the “Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres” by the French Minister of Culture and Communication in recognition of her outstanding contribution to world literature.
Difficile de commencer cette présentation quand je peine à trouver comment définir ce livre en premier lieu. Une saga familiale historico-culinaire, peut-être ? Un genre de mélange entre histoire personnelle, familiale et collective ; entre histoire politique et gastronomique. C'est en tout cas bien différent de ce que j'ai l'habitude de lire.
Le récit est centré sur la protagoniste Wang Chi-fang et sa famille, de son enfance dans la ville fictive de Lucheng jusqu'à son retour sur ce terrain familial quelques décennies plus tard dans de malheureuses circonstances. On découvre au fil des huit chapitres divers personnages et d'autant plus de mets : entre autres, le père grand amateur de viandes variées, la cousine spécialiste des gâteaux de mariage et autres gourmandises, ou encore la tante tenant une cantine végétarienne.
On a donc une certaine diversité qui parfois met l'eau à la bouche, parfois rend curieux de goûter, et parfois moins, question de goûts et d'habitudes alimentaires. Et puis, il y a... ce chapitre sur les mets aphrodisiaques, carrément gênant, voire répugnant (sans vouloir manquer de respect aux amateurs de pénis de tigre et de testicules de coq).
Chaque chapitre est également, par le biais de ce thème gastronomique, l'occasion d'évoquer les coutumes, les croyances et l'histoire mouvementée de Taïwan au siècle dernier, de l'époque coloniale japonaise à la démocratisation du pays, en passant par la loi martiale et l'ouverture de l'île au reste du monde. Il ne s'agit pas là d'un récit continu et trépidant, mais plus d'une succession décousue d'épisodes à l'intérêt un peu inégal.
C'est original pour sûr, intéressant par le fait d'apprendre et de découvrir des choses, mais pas indispensable. J'ai trouvé cette lecture ni particulièrement passionnante, ni pour autant ennuyeuse, si tant est que cela ait du sens. C'était au moins relaxant, et j'en garde une impression qui tend plus vers le positif, sans aller jusqu'à recommander ce livre à moins d'avoir un intérêt particulier pour Taïwan.