Gérard Hof, comète radicale des années 60-70 en France. D'abord interne en psychiatrie après 1968 à Lyon, il sera radié par le conseil de discipline. Il co-fondera à la suite le Groupe Information Asile (72), mais aussi le Front Homosexuel d'Action Révolutionnaire (71) avec F. d'Eaubonne dont il restera très proche. Ils plastiqueront ensemble la centrale nucléaire en construction de Fessenheim (75). Inspiré par le groupe de patients révolutionnaires de Heidelberg en Allemagne, le SPK, qu'il fréquentera, Hof nous livre dans Je ne serai plus psychiatre (76) une trajectoire drôle et incisive de son parcours de radicalisation contre l'institution. (Archives + préface).
185 Exploitation de la force musculaire fait de plus en plus place à l’exploitation du système nerveux 187 Pollution/changements climatiques et maladies en tant que critique de la société de consommation Psychiatrie en tant que fonction politique
J’ai trouvé cet essai très intéressant. La préface est une biographie de Gerard Hof et donne plein de références d’autres livres à lire sur le sujet de la psychiatrie/antipsychiatrie qui ont l’air très intéressant. Ce livre ce termine par des annexes très intéressant sur la vie de Gerard Hof et sur les luttes qu’il a menées. Entre les deux Gerard Hof raconte ses années en tant qu’interne au Vinatier ainsi que les luttes qu’il y a menées. Il analyse également différents liens comme ceux entre le capitalisme et la folie ainsi que ceux entre le lien hôpital psy et travail par exemple. Il y critique également les neuroleptiques.
J’ai trouvé que cet essai est très complet et très intéressant notamment sur le rattachement entre lutte des classes/marxisme avec l’antipsychiatrie. Bien que je ne sois pas sûr.e d’avoir tout compris ce livre m’a amené beaucoup de nouvelles pistes de réflexion et m’a tout particulièrement intéressé. J’ai hâte d’approfondir la question avec les autres nombreux essais cités dans ce livre.