Ni dieu ni maître ni chef! De la publication de La Conquête du pain de Kropotkine en 1892, qui revendiquait l'accès à la nourriture comme un droit inaliénable, aux pratiques actuelles des militants anarchistes (distribution gratuite de denrées alimentaires, cantines autogestionnaires, véganisme, etc.), Nelson Méndez, sociologue et militant anarchiste, expose la relation, fondamentale, qu'entretiennent, depuis les origines du mouvement jusqu'à nos jours, l'anarchisme et la gastronomie - entendue comme le rapport entre l'être humain, son alimentation et son milieu et comme acte politique primordial.
C’est un livre que je n’attendais pas et qui m’a agréablement surpris!! On brasse large, en citant à la fois l’anarcho-syndicalisme et notamment les revendications des travailleurs.euses du service et de la restauration, mais aussi le végétarisme et le véganisme politiques Ça rappelle que se battre et s’investir dans la lutte, ne veut pas dire mal manger et ne pas réfléchir la portée politique de son alimentation Ça mêle vraiment mes deux passions : faire à manger et l’anarchisme Ça apprend plein de petites choses qui attendent d’être creusées En revanche pas à mon goût les passages qui énumèrent les diverses initiatives (notamment sud-américaines) mais je pense que ça a sa place dans le livre! À mettre entre toutes les mains, c’était très court (c’est ça que j’aime bien chez cette maison d’édition) Et c’est ILLUSTRÉ (quelle grâce)
Un rappel historique sur l'évolution des idées anarchistes liées a l'alimentaire et les modes de consommation. On y explore surtout les organisations anarcho-syndicales et quelques exemples contemporains du sujet.
Quelques pistes de réflexions et d’exemples du lien entre anarchisme et gastronomie. J’ai trouvé ça très introductif mais c’est sourcé donc possible de compléter le sujet avec pleins d’autres ouvrages. C’est un peu une liste de pleins d’exemples d’initiatives dont je n’avais pas entendu parler pour la plupart !
Une introduction simple et abordable à la question, qui nous donne envie d'en lire plus sur le sujet et d'aller mettre son nez dans les cuisines anar, libertaires et autogérées autour de soi !
Ce petit essai est à concevoir moins comme un développement complet sur le sujet qu’il aborde mais comme la démonstration solide du lien entre la gastronomie et l’anarchisme , et une série de portes ouvertes pour approfondir cette réflexion, la cultiver en soi. C’est également une très efficace introduction à l’anarchisme car l’aborder par un sujet à ce point universel prouve d’autant plus aisément qu’il y a un anarchiste en chacun de nous.