Elvire Murail est une écrivaine française, principalement auteur de livres pour la jeunesse sous le nom de plume de Moka. Fille du poète Gérard Murail, elle est la sœur cadette des écrivains Marie-Aude et Lorris Murail, et du compositeur Tristan Murail.
Escalier C est un livre que j’ai lu et relu, et dont je ne me lasse toujours pas. Il m’a plu par sa modestie, soutenue par un style agréable et fluide. On s’attache aisément à Forster et à son insupportable caractère, à Béatrix et Virgil, les explosifs amoureux, à Bruce, qui emprunte de l’argent plus vite que son ombre et semble incapable de rester en place, ainsi qu'à Coleen, le voisin du dessus qui prend un certain plaisir à faire déborder sa baignoire et faire retentir Vivaldi dans tout l’immeuble pour l’unique plaisir de la visite de Forster. Le brusque retour à la vie de ce cynique endurci, qui a fini par préférer les jardins aux bois, comme il le dit si bien dès la première page, est aussi brutal que douloureux et le lecteur y assiste aux premières loges, voyeur violant l’intimité des membres du club très fermé des habitants de cet immeuble new yorkais, une communauté disparate, mais dont les personnages se croisent sans cesse, formant un réseau à la fois entremêlé et délicat, comme représenté par Coleen dans son tryptique de l'Escalier C.
Oh! Je ne m'attendais pas à aimer ce roman à ce point! Pour la simple et bonne raison que le résumé était assez vague. Quelle surprise de rencontrer des personnages si attachants, originaux et surtout sans prétention. Quel bonheur! Et puis, il y a cet aspect intemporel, vraiment! Je veux, le roman date du début des années 80 et la lecture est toute aussi plaisante et fraiche à l'heure ou j'écris ces mots, en 2013. Et pour appuyer ma réflexion, sachez que je n'étais même pas née à l'époque ou Escalier C à été écrit et sans marqueur temporel, ce récit ne peut que traverser les âges. Tout en nous donnant un petit goût "d'avant". En bref, j'ai passé un excellent moment. Il m'a fallu quelques pages/chapitre où j'étais indécise, non pas parce que c'était mauvais, loin de là, mais parce que je n'avais aucune idée dans quel genre d'histoire je venais de débarquer. Ce qui ne fait qu'attiser la curiosité. Et Forster est un personnages fascinant dont j'ai eu un grand plaisirs de voir évoluer.
Un roman que j’ai apprécié grâce aux personnages qui sont très vivants et grâce aux dialogues qui le sont tout autant. J’ai parfois eu l’impression d’être dans une pièce de théâtre un peu façon vaudeville… Les portes qui claquent, les engueulades, les rires à gorges déployées, la musique trop fort… Mais ça m’a plus. L’histoire de Forster, car c’est lui le personnage principal, les autres sont un peu là pour le mettre dans la lumière, est intéressante. Il est complexe et s’en rend compte, et tout en voulant préserver le personnage qu’il joue et se joue, sa carapace se fendille ce qui provoque une petite révolution dans l’Escalier C… Par contre la fin m’a laissée dubitative, je n’ai pas bien compris le pourquoi du comment du comportement de Forster 🤔mais j’ai adoré son papa ! 😉😊
Une grande émotion à sa lecture. Elvire Murail rend ses personnages vivants, à tel point qu'on a l'impression qu'ils font partie de notre quotidien. Du coup, quand le livre est fermé, ils nous manquent. Jamais on ne s'ennuie. Un livre que j'aime relire de temps en temps.
J'avoue avoir gardé un meilleur souvenir de ce roman que j'avais lu à sa sortie, en 1983. Ça se lit agréablement, mais je m'étonne un peu du grand succès qu'il a eu, au point d'en faire un film. Peut-être est-ce à cause des dialogues très nombreux, trop à mon avis !
this book was, definitely, formative. this was my fourth time re-reading it; the third time was about four years ago, and i think i picked exactly the right day, month, year - whatever - to revisit it. i was probably about nine years old when i first came across this book, and it immediately became an all-time favourite, for reasons that are now apparent to me (but weren't at the time). frankly, the main reason i am so attached to this book is because i'm a lesbian, which may seem to most a terrible reason and honestly? i don't care. nine year old me wasn't aware of her sexuality; neither was twelve year old me (who first re-read this book). fifteen year old me had an inkling but would repress her feelings for at least three more years. being able to, now, as i am fast approaching my twenties, to identify with a character i've always identified with (truly, i wish i were less of a forster and more of a coleen - but what can you do) in a way i was never able to before - that is, to be able to draw parallels between forster's gradual acceptance of his feelings for men and my gradual acceptance of my own queerness - is more emotional than i ever thought it could be.