Qu’est-ce qui a changé dans le capitalisme ces trente dernières années ? Comment est-on sorti de l’économie industrielle et comment décrire le nouveau monde qui s’ouvre devant nous ? C’est à ces questions que répond Daniel Cohen dans ce livre. Mais une autre interrogation traverse ces trois leçons : comment enrayer la dynamique de dissociation qui éloigne progressivement la sphère économique et la sphère sociale ? La « société industrielle » avait apporté ses propres solutions à ce problème. La « société post-industrielle » cherche encore les siennes.L’auteur livre ici une brillante synthèse de ses travaux sur les transformations de l’économie ces vingt dernières années. Mais il pousse l’exercice plus loin en y ajoutant une réflexion inédite sur l’organisation des sociétés occidentales confrontées à ces transformations. Ses talents d’ambassadeur « lisible » de la science économique ne sont plus à démontrer.
Ce livre est plutôt bon, c'est de la vulgarisation efficace. Si vous n'aimez pas trop l'économie, ce livre peut vous donner des bases sans vous dégoûter (La prospérité du vice était encore mieux à ce sujet). On apprend de manière claire et précise l'évolution économique de la société dans laquelle nous vivons. J'ai apprécié qu'il n'est une vision peu partisane de ce sujet. Il vous explique tout avec les qualités de notre société ainsi que ses défauts et c'est un peu à vous de vous faire une idée. L'économie c'est un domaine sur lesquels beaucoup de gens ont des préjugés sans vraiment savoir de quoi ils parlent. Ils pensent avoir raison car ils ont la morale de leur côté sans vraiment connaître les enjeux, les tenants et les aboutissants. Il y a des choses que l'on ne comprend qu'en vieillissant, il ne faut néanmoins pas oublier que l'on a été un jeune con.
Je n'ai mis 3 étoiles pour la simple raison que j'ai lu pas mal de livres d'économie et que je suis auditeur de l'émission l'Economie en questions sur France culture. Mes connaissances étant ce qu'elles sont, je n'ai pas vraiment appris grand chose du coup.
Cohen’s account of the transition to the postindustrial society in USA and the situation of France and Germany make a lot of sense. Nevertheless I think he should re-think his assessment of Touraine's discussion on democracy after 1968.