La narratrice, écrivain, se voit confier par son éditeur la difficile tâche d'écrire un livre sur son père, juif antisémiste, contradictoire au possible et aux personnalités multiples, qui s'est suicidé récemment.
Alors que s'entame une relation particulière entre l'éditeur en fin de carrière et la jeune femme ayant récemment perdu son père, nous découvrons les relations qui relient tout ces personnages. Des relations de domination.
Ce petit livre est ambigu. L'auteur joue avec nous et avec les mots, elle écrit ce livre sur le fait qu'on lui ai demandé d'écrire un livre... Elle y glisse des passages de ce livre, tout justifiant ce qu'elle dit par les relations qu'elle entretient avec celui qui souhaite éditer ce livre... C'est simple et compliqué à la fois, car ça rend tout trop réel, vraiment trop réel.
La narratrice y dépeint plusieurs relations : celle qu'elle entretient avec son éditeur, celle qu'elle n'entretenait pas avec son père, celles que son père entretenait avec sa femme et les autres, celle qu'elle entretient avec elle-même et ce double masculin qu'on aurait voulu qu'elle soit... tout est une question d'influence et de domination.
Un livre intéressant quoi qu'à mon sens, pas transcendant. Peut être parce qu'il traîte de sujets trop personnels (à la narratrice?), peut être parce qu'il met en scène des personnages qui ne ressemblent à personne de mon entourage ? Tout cela est resté très abstrait pour moi.