C'est par la traque puis la vengeance d'un fugitif que débute ce recueil de récits, et c'est dans l'énigme d'un meurtre inexpliqué qu'il se referme. Comme si une part de la vérité du monde - la plus inhumaine, celle qui stigmatise l'histoire intime ou collective - devait à jamais défier notre raison. De toutes époques et de tous lieux, les personnages de ce livre ont cette expérience en partage, qu'ils assument dans la proximité de la mort. Désespérés ou lucides, ils revisitent leurs illusions, admettent leurs fautes ou retiennent un instant encore les ultimes bonheurs de l'existence. Animé d'une empathie et d'une oralité puissantes, ce volume composé entre 2000 et 2007, marqué par les thèmes de Cris, de La Mort du roi Tsongor, du Soleil des Scorta ou d'Eldorado, a grandi dans les interstices d'une œuvre romanesque désormais traduite et lue dans le monde entier.
Laurent Gaudé est un romancier et dramaturge français. Après avoir été nommé pour le Prix Concourt 2002 avec La mort du roi Tsongor, il a gagné ce prix en 2004 pour son roman Le Soleil des Scorta.
He studied theater and has written many dramatic works, among them Onysos le furieux, Cendres sur les mains, Médée Kali, and Le Tigre bleu de l'Euphrate. In 2002 he was shortlisted for the Prix Goncourt for La Mort du roi Tsongor. Two years later, he won the prize for his novel The Scortas' Sun (French: Le Soleil des Scorta).
"— Sabem o que acontecerá em Lisboa no dia do Apocalipse? — Nada, não acontecerá nada. Portugal anda sempre atrasado. No dia do fim do mundo, quando o céu desabar e o dilúvio de fogo destruir os homens, não se passará nada em Lisboa. Mesmo ao Apocalipse, chegaremos atrasados. Durante alguns dias, ainda nos será agradável viver, enquanto o mundo já terá desabado em todo o lado."
J’ai aimé la deuxième et la quatrième nouvelles pour moi elles valent seules 5⭐️, elles avaient une nostalgie et une reconnaissance particulière pour les bons moments que ses personnes ont vécues, c’était un bel hommage à leur passé. J’ai été émue d’ailleurs pendant la lecture de la deuxième, elle fait hommage à un amour qui s’est fini trop tôt. La quatrième m’a donné envie de me reunir comme ces 4 hommes avec mes amies pour me raconter des histoires, elle m’a aussi intrigué et laissé sur ma faim. Les deux autres j’ai eu beaucoup de mal avec la cruauté et l’écriture de l’auteur.
Il a une belle écriture qui coule, Laurent Gaudé. J’ai eu envie de le lire tout haut, son recueil Dans la nuit Mozambique.
Dans la première nouvelle, Sang négrier, le narrateur parle de l’excitation et de la vague de folie qui animent le mal commis en groupe, des effets de ces actes sur leur responsable, de l’éphémérité du plaisir que la sauvagerie lui a procuré et de l’autre folie qui s’est emparée de lui après coup. Ce qui m’a laissée avec cette pensée — les hommes ont-ils toujours besoin d’une guerre ? Faut-il toujours qu’ils prennent parti et qu’ils s’emportent ensemble ? Est-ce là toute la raison pour les sports ?
J’ai particulièrement aimé la deuxième nouvelle, Gramercy Park Hotel, dans laquelle un vieil homme fragile qui adore sortir la nuit dans sa grande ville qui « scintille d’insomnie », se remémore avec regret sa bien-aimée morte jeune il y a longtemps et quelques-uns de ses amis, dont un qui s’est suicidé et un autre qui a quitté New York après s’être marié.
Dans la troisième nouvelle, Le colonel Barbaque, le narrateur parle des effets qu’a eus la guerre sur lui, la guerre qui a tant défait ses liens affectifs qu’il réfère à sa mère et à sa femme comme « la mère » et « la femme », la guerre qui a fait de lui « une hyène, qui s’ennuie lorsqu’elle ne tue pas ».
La dernière nouvelle porte le même titre que le recueil. Ici, l’auteur relate des moments de la belle amitié que partageaient quatre hommes qui se retrouvaient une ou deux fois par année pour se raconter des histoires. Je l’ai bien aimée, cette nouvelle-là aussi.
Mais ai-je aimé le recueil ? Oui, il est profond, percutant, et vraiment bien écrit, mais c’est un monde d’hommes. La présence d’une voix féminine m’a manqué.
Even though all the stories share their reminiscence about the past and all, I expected all of them to be related to Africa (according to the book description). From that perspective, i find the 2nd story "Grammercy Park Hotel" a bit off. But in general I liked the book... not for the reasons I chose it at first, that was a bit of a disappointment, but I liked it.
J’ai aimé le style d’écriture et me suis pleinement imprégné des différentes ambiances. Des textes forts et poétiques. Je vais lire ses autres ouvrages.
Trois histoires, trois tragédies humaines. Trois fois, je suis emportée dans un autre univers et je me délecte de l'écriture de Laurent Gaudé. C'est simple , c'est triste et pourtant si beau.
Found this book in my grandparents' bookshelf and it peaked my curiosity Each short story was differently intriguing and captivating in its own way, and even with the linking theme of death I was surprised by how much I really did enjoy reading each story
I love this collection of short stories. The first three share themes of being haunted by past acts, of shame, of living with the consequences of one's actions. The fourth story, "Dans la nuit Mozambique", shares these themes but is pointed directly at the consumer of tales, stories, and this collection itself. The reader is left hanging, the characters are left hanging, and it winds up with an incredibly poignant moment. Absolutely wonderful. My only disappointment is that I do not believe it is available in an English translation, so that I would be able to share it with non-French speaking friends!
J'ai passé un moment merveilleux en lisant ces 4 nouvelles, des contes violents, rudes et magiques, empreints d'odeurs inconnues, de chaleur, d'humanité. Je découvre avec plaisir cet auteur, son écriture est fluide et simple, il sait ménager les suspens et nous emporter jusqu'au dernier mot et au dela. J'aurais voulu en lire plus, une fois le livre refermé, et je ressens comme un vague à l'âme, ces personnages vont me manquer.
Relecture de ce recueil de récits paru en 2007 et émotion toujours au rendez-vous. Le style de Laurent Gaudé fait de phrases courtes et percutantes est bien là et ne rate pas son objectif. Ces 4 récits nous présentent des personnages fort différents, de belles ambiances que se chargent de tourmenter les émotions humaines les plus puissantes. La violence, la culpabilité, la folie, le désespoir, les regrets et la mélancolie. Un livre vraiment fort que je recommande sans hésitation.
Laurent Gaudé sait bien comment dévoiler le chaos et la confusion que laissent certaines expériences humaines. Jusqu'au bout, il vous enchaîne dans ses récits après vous avoir montré le panorama d'une situation violente, qui subira un 'black-out' à dépasser pour pouvoir être expliquée. Là-dedans, il n'y a que de suspense et de cruauté nets mais aussi plein de réflexion 'pure et dure'...
Des nouvelles qui donnent froid dans le dos par moments, écrites par celui qui est devenu l'un de mes auteurs préférés... et de loin le meilleur auteur français que j'ai eu l'occasion de découvrir ces dernières années. Je le dis et le répète : cet auteur est à lire. Absolument.
Quatre superbes récits. Comme d'habitude, Laurent Gaudé arrive à nous emporter dans son univers en peu de temps et avec une force incroyable. Des récits axés autour de l'approche de la mort par des gens qui repensent à leur vie et à ce qu'elle a été.
elles sont belles ces 4 histoires.... Toutefois, on reste un peu sur sa fin .... j'aurai tant voulu que les quatre histoires puissent continuer ou meme se retrouver
"Observam-me. Assusto-vos. Há na minha tez algo de febril que vos inquieta. Sorrio. Estremeço. Um homem queimado, pensam.Não levanto os olhos. Sobressalto-me muitas vezes, ao mínimo ruído, ao mínimo gesto. Estou ocupado a lutar contra coisas que não vêem, nem sequer seriam capazes de imaginar. Lamentam-me, e têm razão. Mas nem sempre fui assim. Era um homem, dantes."
Assim começa a primeira de quatro narrativas de Noite Dentro, MOÇAMBIQUE, do francês Laurent Gaudé.
As quatro histórias, escritas durante um período que vai de 1998 à 2007 são:
Sangue Negreiro Conta a história de um navio negreiro que, devido à morte do capitão, acaba por voltar à França para entregar o corpo à viúva. Mas alguns dos escravos fogem e começa-se a perseguição pela cidade.
Gramercy Park Hotel Conta a história de um senhor, já próximo da morte, que decide cumprir uma promessa feita muitos anos antes, voltando ao hotel onde tinha passado uma noite particularmente feliz quando jovem.
O Coronel Barbaque Conta a história de Quentin Ripoll. Sobrevivente das trincheiras. Volta para África, para o país do homem que o salvou, onde só encontra a guerra, onde torna-se o coronel Barbaque.
Noite Dentro, Moçambique Dois amigos reunem-se em Lisboa, no restaurante de um deles, como fizeram muitas vezes no passado. Tinham sido quatro, em tempos, mas um morrera no ano anterior e o quarto desaparecera, provavelmente para sempre.
Todas as histórias são interessantes e não posso dizer que tenha uma preferida. “Sangue Negreiro” tem um quê de “realismo fantástico” beirando o terror. “Gramercy Park Hotel” é romântica, dependendo de onde olhas. “O Coronel Barbaque” é um drama, mas duro e seco. “Noite Dentro, Moçambique” é uma história sobre a saudade dos lugares em que nunca estivemos, sobre a saudades dos que desaparecem.
Todas são histórias sobre o passado. As três primeiras são memórias contadas pelos protagonistas, enquanto que a quarta é uma mistura entre as memórias dos protagonistas e da história, não terminada, que havia sido contada pelo amigo desaparecido.
São histórias sobre a morte e sobre o arrependimento.
São textos extremamente humanistas, que emocionam, mas de forma sutil, e ao mesmo tempo dão-nos a chance da reflexão sobre nós próprios, sobre nossa condição enquanto seres humanos. No fim, sobre nosso destino inevitável, que é desaparecermos.
Não posso falar com absoluta certeza sobre a escrita de Gaudé, uma vez que não li o original em Francês, mas se a tradução de Isabel St. Aubyn pode dizer alguma coisa, só posso dizer que é magnífica. Pelo menos o trabalho da tradutora é magnífico. É um texto delicioso de ler. Que flui, tanto no rítmo como na escolha das palavras. Dá vontade de reler, de tempos em tempos.
Há, certamente, poesia na forma como a história é contada. E isso faz muita diferença.