Je vais malheureusement rejoindre les autres avis des chroniqueurs de Babelio avec encore une fois un tome qui est peu convaincant. Et pourtant vu la fin du volume seize de Boruto, j’attendais pas mal de ce tome-ci. Mais non, c’est un peu comme si les mangakas ne savaient pas trop quoi faire de tout le potentiel qu’ils avaient sous la main.
Je ne suis pas fan du délire Ôtsutsuki de base avec la possession, la destruction du monde (sans réelle raison ou très peu), et du fanatisme ambiant, mais je m’étais fait une raison. Avoir un ennemi qui est ultra dangereux, ça motive les troupes, n’est-ce pas ? Bah pas vraiment en définitif, parce qu’à part Boruto et Kawaki, on ne voit pas trop les autres se bouger, et là je parle de tous les villages concernés. Mais bon, passons, on veut mettre en avant nos deux héros, ça j’avais compris.
Le truc c’est que pour le coup, les héros emblématiques de Naruto passent clairement pour des andouilles et des incompétents. Et là, ça fait mal… Entre un Naruto qui agit dans l’urgence, qui perd ses moyens, une Hinata que l’on rambarde dans son rôle de femme au foyer, d’une Shikamaru qui se fait surprendre comme un bleu (on parle du bras droit de l’Hokage quand même…). Le côté nostalgie en prend un sacré coup, et ça commence à m’agacer.
Le combat contre Code aurait pu être sympathique, mais là encore, j’ai eu du mal. Graphiquement, on ne comprend rien. Alors oui, on ressent la puissance, la force des attaques mais de là à appréhender vraiment ce qu’il se passe… Et puis le fait qu’Ada nous commente tout (toujours avec son frère accroché à elle…). Oui, vous sentez que je lève les yeux. Et puis soudainement, on passe à un affrontement fratricide entre Boruto et Kawaki. Le côté dramatique est là, j’entends bien, mais c’est tellement mal amené que pour moi, ça casse. C’est comme Kawaki qui veut plus que tout protéger Naruto. Là aussi, c’est too much. Pour moi, la construction des liens entre la famille de Naruto et Kawaki n’a pas assez été exploité pour que l’on en arrive à ce niveau-là.
Là où par contre, j’ai plus apprécié le tome, c’est grâce à Momoshiki. Qui l’aurait cru ? Même si j’ai l’impression que l’on tourne un peu facilement comme une nouvelle relation Karuma / Naruto, sa présence a au moins eu de l’intérêt pour moi. Le fait que Kawaki aie retrouvé la forme est aussi sympathique, ses combats étant beaucoup plus attrayants. Donc il y a un peu de positif dans tout cela.
Ce ne fut pas une lecture sans plaisir, mais je persiste, on est loin, très loin du niveau de Naruto. Et on voit tellement de similitudes que l’on ne peut pas s’empêcher de les comparer. Boruto étant une pâle copie malheureusement. J’ai du mal à croire à la lutte fratricide entre les deux héros. Tout va trop vite et il n’y a clairement pas le basculement que l’on a pu connaître entre Naruto et Sasuke. Cela manque de crédibilité globalement.
Pourquoi est-ce que je continue donc ? Question légitime. Déjà parce que j’ai envie de comprendre. Ensuite, les mangakas nous ont appâtés bien comme il faut avec la scène d’ouverture du manga. Et pour finir, j’y crois encore. Ou du moins, je crois plutôt à la suite de cette saga, Two Blue Vortex. Du peu que j’en ai vu, c’est prometteur, et impossible de commencer la saga sans avoir lu celle-ci.