«Non è da storico che lo scrittore parla, ma da pensatore attento e fiero, che non ha paura di sconvolgere, ovunque si trovino, coloro che credono ancora che il mondo sia troppo semplice e che i contorni delle disgrazie siano definiti troppo in fretta. Perché nulla è meno determinato dell’avventura di scrivere e pensare di Africa». Le Monde
Nel 2016, Alain Mabanckou è stato titolare della cattedra di Création artistique al Collège de France. Era la prima volta che uno scrittore africano insegnava in Francia la letteratura e la cultura, così spesso disdegnate, del “continente nero”. Alain Mabanckou è l’erede della storia letteraria e intellettuale dell’Africa, che ripercorre in queste otto lezioni. Combinando stile e visione politica, prendendo in considerazione la letteratura ma anche il cinema e la pittura, le lezioni di Alain Mabanckou sono un nuovo modo di addentrarsi nella francofonia, un soggetto meno convenzionale di quanto il suo nome potrebbe suggerire. La Francia non è l’unico centro di gravità di questa lingua mondiale. Queste lezioni offrono una visione pacifica del rapporto della cultura africana con il mondo. Lungi dall’essere in competizione con la cultura francese, la cultura nera, africana, haitiana o americana la arricchiscono. «La negritudine non è principalmente una questione di neri tra i neri, ma un modo di riconsiderare il nostro umanesimo». Il libro è arricchito da una prefazione inedita e da due interventi di Alain Mabanckou sull’Africa, tra cui la celebre lettera aperta al Presidente della Repubblica francese sulla francofonia.
Alain Mabanckou was born in 1966 in Congo-Brazzaville (French Congo). He currently resides in Los Angeles, where he teaches literature at UCLA, having previously spent four years at the University of Michigan. Mabanckou will be a Fellow in the Humanities Council at Princeton University in 2007-2008. One of Francophone Africa's most prolific contemporary writers, he is the author of six volumes of poetry and six novels. He received the Sub-Saharan Africa Literary Prize in 1999 for his first novel, Blue-White-Red, the Prize of the Five Francophone Continents for Broken Glass, and the Prix Renaudot in 2006 for Memoirs of a Porcupine. He was selected by the French publishing trade journal Lire as one of the fifty writers to watch out for in the coming century. His most recent book is African Psycho.
Des courtes leçons pertinentes et parlantes sur l'édition de la littérature africaine en France, de la négritude et ses contradicteurs, des sujets qui reviennent dans la littérature africaine publiée... A lire en connaissant un peu la littérature africaine. J'ai noté plein de livres à découvrir.
Mabanckou, a Congolese and French writer and professor, was appointed Visiting Professor at the Collège de France and prepared these 8 lessons for this occasion.
The lessons mostly concern African literature, its themes, its polemics, its relationship with the French language, etc. They were quite fascinating and serve as an excellent introduction to African writers, most of them I have never even heard of.
I particularly liked the part about the way African writers are edited as too often they are categorized and sometimes even stereotyped (with the limited choice of the images to illustrate the books for instance).
As a French person, I thought it was also helpful for me to reflect on how African literature in the French language fits in with the rest of France’s literature and the many ways in which African art and history more broadly are interconnected and have contributed greatly to France’s history despite the current way it is represented.
#JenParle : « Les huit leçons sur l’Afrique », un véritable outil académique Les huit leçons sur l’Afrique d’Alain Mabanckou nous propose une plongée dans l’histoire des littératures négro-africaines afin de redresser certains torts commis. Un ouvrage dense qui ose dire plus haut ce que beaucoup pensent plus bas. C’est un véritable outil académique à cheval entre la littérature et la philosophie dite africaine. « Parler autrement de l’Afrique est […] perçu comme une charge à l’encontre de l’ancienne puissance coloniale qui a écrit et enseigne sa version de la rencontre avec le continent noir et ne souhaite pas que quelques “agités du bocal” viennent raturer cette admirable épopée », déplore Alain de Mabanckou. Sollicité en 2015 au Collège de France pour occuper le fauteuil de la Chaire annuelle de Création artistique, l’auteur trouve ainsi un moyen idéal pour dénoncer les préjugés dont les noirs ont été longtemps victimes dans la littérature d’expression française. Trop de discours dévalorisants, souvent sans fondements solides, ont été tenus et écrits sur ces peuples avec pour objectif qu’ils n’aient aucune confiance en leur propre capacité. Ces discours visaient à démontrer le bienfondé du colonialisme, qui était vu comme une mission de civilisation du monde noir. Pour réussir cette entreprise, toutes les méthodes étaient adoptées, notamment la privation de ces peuples du droit à la parole. En conséquence, tout ce que l’on savait d’eux venait de l’autre. « Tout cela est, certes, de l’histoire ; tout cela, certes, du passé, me diraient certains. Or, ce passé ne passe toujours pas, il habite notre inconscient, il gouverne parfois bien malgré nous nos jugements et vit encore en tous, car il écrit nos destins dans le présent », écrit Mabanckou pour montrer que des années après « les soleils des indépendances », l’Afrique noire continue d’être vue comme le « théâtre des guerres ethniques, des dictatures, des républiques bananières ». Il faudrait quand bien même vaincre l’idéologie coloniale en réhabilitant et exaltant l’Afrique. C’est cette volonté qui explique la naissance d’une littérature critique vis-à-vis des anciennes idéologies. Cette tâche est l’œuvre d’auteurs africains ayant fait des études en France. Leur objectif, c’était de redorer le blason en démontrant toute la richesse de leur continent contrairement à ce qu’on a voulu faire croire. Les huit leçons sur l’Afrique, composé d’une centaine de pages, constitue une véritable histoire de la rencontre entre le colonisateur et le colonisé. C’est un livre qui fait rappeler la controverse qui marqua toute la problématique de la philosophie africaine, à savoir : existe-t-il ou non une philosophie en Afrique ? À lire les huit leçons dispensées dans ce tapuscrit, on ne peut manquer à faire un lien avec tout ce débat qui a agité les philosophes de différentes contrées. Ce qui fait de cet ouvrage un véritable outil académique à l’usage des jeunes littéraires et philosophes ainsi que de tous ceux qui désirent découvrir l’histoire de ces littératures. Il permet surtout aussi de tisser un lien étroit entre la littérature et la philosophie.
Une excellente introduction aux littératures africaines qui m'a suggéré beaucoup d'ouvrages à ajouter sur ma liste de lecture. Peut-être un brin trop franco-centrique et élitiste, mais c'est très bien présenté. Au-delà du récit historique, l'auteur fait valoir sa vision de la mission à venir des auteurs africains.
Une relecture s’impose afin de mieux saisir l’amplitude de cet essai. Une plongée dans la relation à la littérature à travers les relations avec l’ancien colonisateur, une introspection des littératures africaines et noires.
Sinceramente non ho apprezzato questo libro come avrei voluto. Probabilmente ho compreso male io la tesi alla base fondante di questo testo, tuttavia il fatto di citare continuamente, in ogni piccolo paragrafo, decine di nomi di scrittori, e decine di nomi dei loro libri, ha tolto fluidità narrativa all'interno testo, dal mio punto di vista. Avrei preferito dei saggi di forma più introspettiva, in cui l'autore, partendo sì da un autore o da un suo testo, poi analizzava a modo proprio il concetto sovraesposto. Rimane comunque un'analisi interessante per capire meglio il ruolo svolto da parte del popolo africano nei confronti dell'Europa, e di come questi due luoghi siano fortemente interconnessi, anche oggi, soprattutto oggi, decenni dopo le decolonizzazioni.
Non immaginatevi un libro in stile "otto cose che devi sapere sull'Africa", il titolo é letterale. Si tratta di otto lezioni che l'autore, scrittore e poeta congolese, ha tenuto nel 2016 al Collège de France sul macrotema della letteratura africana di lingua francese. La letteratura é il filo conduttore che permette all'autore di spaziare dal colonialismo, al genocidio del Ruanda alla situazione dei bambini soldato, senza perdere mai di vista il ruolo dello scrittore e della parola, ora veicolo di testimonianza, ora di identità o di protesta.
Una lettura davvero interessante, di quelle che ti fanno sentire ignorante nel modo giusto, cioè ti stimolano a riflettere e approfondire.
Nota di amarezza: realizzare che la stragrande maggioranza degli autori da lui citati nel corso delle lezioni non sono mai stati tradotti in italiano. Questo parla da sé.
Introduction incontournable à la littérature subsaharienne en langue française.
À l'école, on nous apprend essentiellement l'histoire de la littérature de son pays. En Europe on contextualise aussi un peu par rapport aux grandes figures littéraires des voisins, mais on parle très peu des autres littératures (au moins, ça a été mon expérience à l'école espagnole des années 1990-2000). Ce livre, qui compile 8 leçons de l'écrivain congolais et professeur de littératures francophones aux États-Unis, apporte des repères simples pour quelqu'un qui, comme c'est mon cas, souhaite découvrir la littérature subsaharienne en langue française et ne sait pas par où commencer.
C'est clair, concis et ça va assez droit au but. Ce n'est pas lourd, comme on pourrait craindre pour des leçons au collège de France, ça se lit très vite. La première leçon donne des repères historiques. La troisième refait un balayage complet en parlant de l'évolution des thèmes traités. Ces deux leçons à elles toutes seules justifient la lecture du livre : j'ai maintenant plein de repères et d'idées pour choisir quoi lire en le remplaçant dans un contexte. C'est exactement ce que je cherchais !
Les autres leçons sont plus courtes et développent des sujets plus spécifiques, mais restent intéressants.
Je signale, tout de même, que c'est surtout la littérature pour ainsi dire "classique" qui est commentée, ça ne parle pas de la lecture des dernières années. Mais ce n'est pas gênant, les auteurs récents étant de plus en plus faciles à trouver en librairie, ils sont plus faciles à découvrir par soi même.
Je remarque aussi que ça se concentre vraiment sur la littérature en langue française ; des exemples anglophones ou autres sont donnés, mais uniquement lorsque leur portée est telle qu'ils deviennent incontournables pour parler de son sujet. Ça couvre, cependant, un sacré pan de la littérature mondiale !
Che ne sappiamo della letteratura africana? Io niente, e quindi ho letto questa raccolta di otto lezioni tenute da Alain Mabanckou, che ho scoperto essere grandemente tradotto da @66thandsecond. Letteratura africana sì ma francofona.
Mabanckou non è un accademico ma è uno scrittore, questo per dire che non è uno di quei manuali letali.
Si parla di Negritudine, del rapporto con il francese e le identità nazionali, di cosa vuol dire scrivere dopo il genocidio in Ruanda (un po' la stessa domanda di quando sono stati scoperti i campi di concentramento in Europa), delle copertine occidentali dei libri africani, cioè sempre delle gran savane, gran giallo, gran caldo.
La maggior parte dei titoli citati non sono stati tradotti. Giusto un paio di titoli che vorrei recuperare: 53 centimetri di Bessora e Lo sciopero dei mendicanti di Aminata Sow Fall. E la figura, appena accennata ma molto affascinante, di Suzanne Césaire.
Ce livre propose une plongée dans la littérature africaine, souvent très mal connue tout en donnant à travers ces leçons données au collège de France une vision objective de la place de l’Afrique dans le monde de nos jours. Particulièrement intéressantes les leçons sur la Négritude et l’édition des auteurs africains en France.
Un incontournable pour ceux qui essayent de connaître plus sur la littérature africaine.
Superficialmente mi sono fermato al titolo di copertina e sono rimasto ingannato: pensavo le "lezioni" riguardassero l'economia, la geopolitica, le tradizioni dell'Africa, invece in questo libro si parla solo di letteratura africana. Per i non addetti ai lavori un libro abbastanza noioso e insignificante.