La petite Louise a des rêves de géante. Enfant déjà, elle rédige des pamphlets et s'insurge contre les injustices. Adolescente, elle prend conscience de l'oppression du peuple, en particulier des femmes, vole pour nourrir les plus pauvres et écrit des lettres passionnées à Victor Hugo. Adulte, sa colère gronde et ses mots font frémir, galvanisant les courages, enflammant les coeurs, dans les campagnes comme sur les barricades. Louise Michel : un nom comme un étendard, en lettres noires sur le rouge du drapeau communard.
AVANT D’ECRIRE POUR LA JEUNESSE, qu’est-ce que j’ai fait ?
De l’histoire !
Après avoir soutenu ma thèse d’histoires les relations artistiques entre la France et l’URSS (1945-1985), j’ai enseigné l’histoire de l’art à l’Université.
Puis je me suis lancée dans l’écriture et la réalisation de documentaires auto-produits, en commençant un film sur les artistes russes en exil.
Collaboratrice de l’I.N.A (Institut National Audiovisuel), j’ai participé au projet Les Jalons de l’Histoire en tant qu’historienne. J’ai animé ensuite pendant deux ans l’émission Les Tabous de l’histoire pour le site d’ARTE.
Des documentaires !
J’ai auto-produit mes trois premiers films : D’un monde à l’autre, sur les artistes russes en exil à Paris, est acheté par le Forum des Images ; Un p’tit bout d’Humanité, consacré au métier de sage-femme, est sélectionné au Festival International du 1er Film d’Annonay. Même pas drôle, dialogue entre un enfant qui s’interroge sur la difficulté de faire rire et des humoristes ou clowns, est diffusé dans de nombreux festivals d’humour (Saint-Raphaël, Villard-de-Lans, Tournon-sur-Rhône, Dinard…). Le site Arte.tv m’a confié la réalisation de divers reportages (Un jour pas comme un autre, Histoires de noël, Zoom sur la Belgique…).
Le théâtre.
Ma première immersion dans l’écriture de fiction passe par le scénario de mon moyen métrage, D’Un monde à l’autre, diffusé aux festivals de Tournon et de Rochefort (Belgique). Ma passion pour l’écriture m’entraîne vite dans l’aventure théâtrale : ma première comédie musicale Merci l’ours est créée au théâtre de Tournon et programmée au Festival Les Musical’s (20ème Théâtre à Paris). Ma seconde pièce de théâtre chanté, Noctambule de bitume, créée à Tournon, tourne en automne 2010 en Drôme Ardèche et poursuit sa tournée en automne/hiver 2011 à l’Essaïon. Et mon spectacle musical pour enfant Au cirque Fanfaron tourne à partir d’avril 2011 en festivals et en théâtres.
Et puis le monde de l’humour !
Des festivals d’humour m’ont commandé des caméras cachée et des films annonces (Marseille, Puy-Saint-Vincent, Tournon, Rochefort…). Et j’ai continué avec ma série de 24 documentaires sur les cafés-théâtres (Off Rire), les théâtres (Paris du rire) et les festivals (Festivals du rire) pour le site YouHumour.com produit par Philippe Vaillant.
Quelques années avec Silence ça pousse
Je réalise des reportages de 5 minutes consacrés aux plantes et des enquêtes pour l’émission « Silence ça pousse » (France 5), produite par CB TV.
Et l’écriture d’albums, de documentaires et de romans
Les éditions Gulf Stream me confient la rédaction d’un livre sur la télévision pour jeunes adultes : Derrière le petit écran. Dans la super collection et Toc.
J’écris, je fonce dans l’imaginaire, la liberté qu’il offre, les ailes qu’il donne ! Six tomes d’une série d’albums pour enfants : Au cirque Fanfaron sortent entre septembre 2011 et septembre 2013. Et le premier tome de ma trilogie historique fantastique Nina Volokovitch sort en septembre 2012 !
Quelle femme !! Je savais déjà que je l’adorais mais ce portrait n’a fait que nourrir mon admiration. Née batarde et éduquée dans un environnement pieux et républicain, elle est le visage de la lutte féministe, anti spéciste, antiraciste, communiste et anarchiste du mouvement de la Commune (mouvement de soulèvement du peuple face à Napoléon III). A jamais pauvre, elle a toujours donné ce qu’elle avait aux plus nécessiteux et s’est battue pour l’éducation des filles et contre l’obscurantisme en ouvrant plusieurs écoles laïques pour filles, en donnant des conférences sur l’émancipation des femmes, en organisant des formations d’ambulancières de guerre et en luttant contre la prostitution. A son retour d’exil en Nouvelle Calédonie, durant lequel elle n’a cessé d’être un exemple d’ouverture d’esprit, des milliers de Français sont venus l’acclamer, dont Victor Hugo, grand ami avec lequel elle entretenait une correspondance depuis son adolescence. Bref, ceci n’est qu’un vulgaire raccourci d’une vie plus qu’inspirante. Et ce n’est qu’un exemple des grandes femmes qui peuplent notre histoire. J’aimerais en voir plus dans nos manuels scolaires. Louise Michel n’est la femme, la fille ou la sœur de personne : elle s’est construite elle même et a permis d’ouvrir la voie a d’autres voix révolutionnaires a qui nous devons beaucoup.