« On peut toujours se prendre pour soi. Mais quand on aime les autres, quand c'est les autres qu'on trouve beaux, on n'a pas le choix : on se prend pour un autre, sinon pour plusieurs autres. Ainsi Gérald, qui n'a jamais eu de voix pour cinq cents (0,05$), s'est pris, entre autres personnages, pour un poète. » - Réjean Ducharme (extrait de la préface)
Godin s'est pris pour un poète, pour un journaliste, pour un député et même pour un ministre à l'Assemblée nationale, entre autres personnages. Cette deuxième édition d' « Ils ne demandaient qu'à brûler », revue et augmentée, reprends non seulement les sept recueils, parus de 1960 à 1986, et les huit poèmes alors inédits qui composent la première éditions (1987), mais y ajoute les deux recueils ultérieurs, huit poèmes déjà parus ici et là ainsi que neuf poèmes inédits.
André Gervais, qui a préparé l'édition de tous les livres de Gérald Godin depuis « Cantouques et Cie » (Typo, 1991), enseigne la littérature à l'Université du Québec à Rimouski.
Je l'ai lu, je ne voulais pas le finir. Un des plus beaux livres de poésie qu'il m'ait été donné de lire. Que du vrai, le combat d'un peuple entier et d'un homme parmi les hommes. Je recommande fortement de regarder le documentaire "Godin" avant de lire l'oeuvre. Une profonde et poignante réflexion sur l'histoire québécoise.
Cette édition, qui regroupe les recueils de Godin et un certain nombre de poèmes inédits, est une contribution majeure à la poésie politique et engagée du Québec.
Les textes témoignent d’un fort engagement pour une cause et pour un peuple; les mots traduisent avec force la réalité et les sentiments d’une époque. Pour comprendre la pensée culturelle, sociale et politique des années 1960 jusqu’au lendemain du premier référendum, c’est une lecture qui s’impose. Elle permet aussi de mieux saisir le personnage, à la fois journaliste, politicien, poète et romancier, et le contexte qui a marqué sa pensée et son action.