Le 3 août 1553, une nouvelle reine est proclamée et entre à Londres. Il s'agit de Marie Première, fille d'Henri VIII et de Catherine d'Aragon. Princesse mal aimée, bafouée et reniée par un père despote, elle veut redonner à l'Église catholique sa prédominance et soustraire l'Angleterre à l'emprise du protestantisme. Pour parvenir à ses fins, elle n'hésitera pas à appliquer les mêmes moyens sanglants auxquels son père recourait lorsqu'il était roi. Conseillée par l'ignoble mais brillant Simon Renard, ami de l'Inquisition, elle fera régner « par le fer et le feu » un régime de terreur pour imposer sa volonté. C'est ainsi qu'elle entrera dans l'histoire sous le nom de Bloody Mary – « Marie la Sanguinaire ». Pour couronner le tout, Marie se fera courtiser par le fils détestable de l'empereur d'Espagne. L'homme mesquin gagnera le lit de la reine et se hissera au sommet du pouvoir, mais cela sera-t-il suffisant pour le faire accepter par le peuple qui ne voit en lui qu'un intrus ? Avec des raffinements de cruauté, pendant cinq ans on pendra, on écartèlera, on mutilera, on brûlera opposants politiques, religieux et simples citoyens au nom de la vraie « foi ». Quoique du partie de sa reine, un haut fonctionnera catholique du nom de William Roper ne peut accepter les horreurs qu'elle déclenche. Comment intervenir pour que cesse la barbarie sans y laisser lui-même sa peau ? Heureusement que, dans l'ombre, une princesse beaucoup plus avisée attend son tour d'accéder au pouvoir en évitant les poignards qui volent bas.
Malheureusement, ça ne l'a pas fait avec moi. Bien que l'histoire soit passionnante car nous apprend à comprendre ce qui a poussé Marie Tudor à devenir Bloody Mary, j'ai trouvé l'histoire trop condensée, avec une succession effréné d'informations politiques qu'il est difficile à comprendre, ce qui fait que j'oubliais la moitié dès le chapitre suivant. De plus, le fait d'avoir choisi un personnage peu important politiquement pour nous raconter ce récit fait que le roman ressemble plus à un cours d'histoire basique (expliquant uniquement la succession de faits) qu'à un réel roman historique, avec les pensées intimes du personnage, nous aidant à nous plonger dans ce récit.