Un jeune homme, Uehara, croit abriter en son corps un parasite avec lequel il vit en symbiose. Ce ver est le signe qu'il a été choisi pour accomplir une mission?: détruire une espèce qui a programmé son propre anéantissement. L'espèce humaine, bien sûr. On pourrait raconter l'histoire autrement. Uehara vit en reclus dans son appartement jusqu'au jour où sa mère lui achète un ordinateur portable et où il se connecte à Internet. Il entre en relation avec une organisation appelée INTER-BIO qui le persuade qu'il est investi du droit de tuer et de massacrer ses semblables. Et pourtant, c'est encore une autre histoire que raconte le roman de Murakami. Car Internet peut devenir le déclencheur d'une traversée du miroir où rejoindre enfin le réel, toucher la réalité de ses mains nues. C'est ainsi que dans ce roman très dense, qui brasse biotechnologies, manipulations informatiques, attentats terroristes, meurtres rituels et traumatismes de la dernière guerre, une histoire très simple nous est relatée, et finalement porteuse d'espoir?: celle d'un homme qui cherche, et trouve, un sens à son existence.
Ryū Murakami (村上 龍) is a Japanese novelist and filmmaker. He is not related to Haruki Murakami or Takashi Murakami.
Murakami's first work, the short novel Almost Transparent Blue, written while he was still a student, deals with promiscuity and drug use among disaffected Japanese youth. Critically acclaimed as a new style of literature, it won the newcomer's literature prize in 1976 despite some observers decrying it as decadent. Later the same year, Blue won the Akutagawa Prize, going on to become a best seller. In 1980, Murakami published the much longer novel Coin Locker Babies, again to critical acclaim.
Takashi Miike's feature film Audition (1999) was based on one of his novels. Murakami reportedly liked it so much he gave Miike his blessing to adapt Coin Locker Babies. The screen play was worked on by director Jordan Galland. However, Miike could not raise funding for the project. An adaptation directed by Michele Civetta is currently in production.
Murakami has played drums for a rock group called Coelacanth and hosted a TV talk show.
Comme toujours, on y voit une critique de la société japonaise. Le protagoniste est d'abord délaissé, puis manipulé par trois individus qui se sont retrouvés ensemble par hasard. La Solitude qu'on retrouve dans toute oeuvre de Murakami, est bel et bien présente. Personne prête attention à nous; le capitalisme déshumanisant oblige le vendeur d'ignorer les tâches de sang sur le pull de Uehara, lui vendre une combinaison anti-gaz et même lui sourire en apportant du café. Ce roman a été publié en an 2000; soit quelques années avant le grand avènement d'internet. Et pourtant, l'auteur nous prévient des dangers potentiels, c'est comme s'il voyait déjà les 2chan, 4chan, 18-25 et cie., ces sites qui ne font qu'isoler l'individu et amplifier sa paranoïa. Murakami a eu le nez creux; en nous donnant la liberté de s'informer, de s'exprimer, Internet nous a aussi pondu des monstres. Uehara tue au moins 4 personnes et même pense à commettre un attentat dans le métro (sombre allusion envers Aum Shinrikyo), alors que Brenston Harrant, radicalisé par 8chan, en tue une cinquantaine à Christchurch en 2018. Enfin, Internet permet d'intensifier nos plus sombres fantasies; tous ces malfrats se rencontrent sur le fan-site d'une présentatrice télé. Idolâtrer une personne, même pas pour ses compétences, mais pour son physique est une autre conséquence logique de la perte des repères de l'humanité.
Que Sakagami Yoshiko reçoive sa cassette!
This entire review has been hidden because of spoilers.
Livre assez étrange, voire dérangeant. Le narrateur et personnage principal, un jeune homme d'une vingtaine d'années, est soit autiste soit psychopathe ou les deux et l'auteur essaie de nous faire partager sa vie à un moment où il se libère du joug médicamenteux qui le maintenait en léthargie. C'est assez rare mais je n'ai pas fini ce bouquin, il m'ennuyait, j'ai arrêté au trois-quarts.
Une histoire très bizarre, dense et pleine de violence et de folie.
Uehara est un jeune homme qui a un jour décidé de vivre en reclus. Avant, il a eu des problèmes à l’école, et il n’y est plus allé à partir d’un jour. Selon ce que le lecteur arrive à comprendre en mettant des pièces d’informations dispersé partout dans l’histoire ensemble, il a eu des problèmes de santé, des symptômes d’une dépression et de stresse et une adolescence assez traumatique pour lui. Il déteste sa mère, qu’il appelle « la marionnette », il se sent répudier par son père qu’il déteste en revanche, et pendant sa maladie, il était torturé par son frère qui est devenu « l’homme aux cheveux ras teints en jaune ». Seule sa sœur parait encore être considérée comme un vrai membre de son entourage proche. Le moment venu, Uehara n’hésite pas à se débarrasser d’une bonne partie de sa famille. Et ce n’est que le début d’une aventure vers la violence. Uehara rencontre des gens par hasard et donne une signification à tout ce qui lui arrive. Par son tout nouvel ordinateur, il entre en contact avec un groupe bizarre qui lui fait du cyber-mobbing. N’ayant aucune expérience antérieure dans le domaine d’internet, il ne peut pas comprendre ce qui lui arrive, il conçoit néanmoins un plan violent – et efficace – pour se débarrasser d’eux aussi.
Le développement de l’histoire se fait beaucoup par de récits de correspondance par email et par des sites internet cités en longues textes. C’est, j’imagine, un style narratif moderne et adapté à un jeune lecteur, mais moi je trouvais un peu embêtant et même frivole. En développant le personnage d’Uehara, l’auteur montre un style fine, observant et crédible et je trouve qu’il aurait mieux fait raconter toute l’histoire par son propre style au lieu de se servir de longues passages « scientifiques » inutiles.
Ce qui m’a choqué le plus (à part la violence et la folie tout le long du bouquin) c’était la postface de l’auteur. Il dit que pour une fois, il a fini un roman « à la notion d’espoir ». Je crois que le Japon marche complètement différent à notre attitude européenne – ou en tout cas complètement à ma compréhension personnelle du mot « espoir ». Moi, je n’en ai pas senti du tout dans cette histoire.
Une lecture dérangeante et difficile, m'ayant donné l'impression de me réveiller d'un cauchemars une fois terminée. La violence et l'horreur gratuite extrêmement détaillées m'ont stoppé dans ma lecture à de nombreuses reprises.
On suit Uehara, un jeune homme pensant abriter un parasite en lui, qui serait à l'origine de ses pensées et actions dignes d'un homme extrêmement instable, pour ne pas dire d'un psychopathe. Il entre très rapidement en relation avec une organisation qui le persuade que ce parasite est le signe qu'il a été choisi pour détruire l'espèce humaine.
J'ai, personnellement, mis plusieurs mois pour terminer ce livre. Déjà, pour son côté dérangeant : ce fût me première lecture ayant pour narrateur quelqu'un d'aussi dangereux et dérangé. Puis, à cause de la longueur de certains passages. En effet, les échanges entre Uehara et l'organisation sont excessivement lourds, tout comme ses recherches internet interminables et bien trop détaillées à mon goût. Toutefois, si je devait trouver un point positif à cet ouvrage, ça serait les différents thèmes abordés. La guerre et ses traumatismes, ainsi que le terrorisme entre autres, représentant une grosse partie de l'histoire.
Malgré tout, je pense lire un autre ouvrage de cet auteur, histoire de voir si son style d'écriture me dérange de façon globale, ou si je n'ai tout simplement pas apprécié ce livre ci.
Если честно я вообще не понял о чем и зачем эта книга. У нее интересный синопсис - хиккикомори думает что у него в голове сидит паразит. Тема хиккикомори особенно акутальна в марте 2021 когда половина мира хиккикомори.
Увы, роман не сильно об этом. Это какая-то постмодернистская вариация "преступления и наказания" с несколькими гротескными сценами. В отличие от Раскольникова, Уехара не задается вопросом имеет ли он право - он делегирует эту ответственность к своему паразиту. И на этом в общем то все, вся остальная книга это прогулки по парку и переписки по почте.
Не помогает роману и совершенно чудовищный язык. Вряд ли это вина самого Мураками, скорее всего это такой перевод, но это сути не меняет - текст написан ужасно. Что еще хуже, Паразитов не издавали на английском языке, поэтому у этого издания нет альтернатив.
А еще посмотрите на эту обложку ахаха вы посмотрите на эту обложку просто ну.
В общем, знакомиться с Мураками через эту книгу было так себе идеей, не рекоммендую.
Résumé alléchant, le scénario manque d'action à mon gout, trop de descriptions, de textes type emails ou pages web au détriment de l'intrigue. Aurait mérité plus de profondeur, un narrateur moins centré sur le héro ? Ou peut êtré n'étais je pas dans le bon état d'esprit pour lire ce livre.
This novel has made great impression on me. After it you look at the world from another angle. Novel affects topical issues, talks about hikkikomori. Interesting book. 5 out of 5
Книга небольшая, читается быстро, чему способствует не только ее объем, но и многочисленные повторения. Она, безусловно, заставляет задуматься, но оставила скорее тягостное впечатление.
Автор глубоко и достоверно передал внутренний мир человека, очевидно страдающего психическим расстройством. Мы наблюдаем за зарождением в его сознании идеи о собственной исключительности, представлении себя сверхчеловеком, имеющим право распоряжаться жизнями других.
Сквозная тема книги — подавленность личности обществом. Это общество буквально направляет людей, ограничивает их свободу, диктуя не только правила поведения, но и мысли, эмоции. Один из ярких примеров — сцена, в которой люди наблюдают закат не потому, что он их действительно волнует, а потому что кто-то внушил им, что так надо:
«на самом деле закат их нисколько не интересовал – просто кто-то отдал им приказ созерцать заход солнца, и они ревностно его исполняли.»
Одним из самых атмосферных моментов мне показался эпизод со старухой и кинопленкой. Маленький аппарат, ручку которого нужно крутить вручную, тепло, исходящее от него, пленка, демонстрирующая ужасы войны — сцена наполнена ощущением хрупкости и безысходности.
Любопытно, как главный герой цепляется за детали. Он замечает старуху случайным взглядом, но взгляд фиксируется на ее ноге, изуродованной болезнью. Это не просто мимолетное наблюдение — это часть его мышления, склонного к одержимости деталями. Дойти до 186-й страницы в поисковой выдаче, пытаясь глубже разобраться в каком-то термине, — такая же маниакальная фиксация, которая многое говорит о его характере.
После прочтения узнала о термине hikikomori — раньше о нем не слышала, но внезапно увидела в нем что-то близкое себе.
P.S. меняю оценку, книга заставляет мысленно к ней возвращаться, зацепила
⭐️⭐️⭐️ pour Parasites de Ryû Murakami ( a ne pas confondre avec l’autre Ryû Murakami auteur de 1Q84 - erreur que j’ai moi-même faite 😅).
Uehara est un « hikikomori » - un reclus social - autiste et psychotique qui pense abriter en lui un parasite dont seul lui connait l’existence. Via internet, Uehara fait la rencontre d’une société secrète “Inter-Bio” qui lui affirme que les êtres porteurs du parasite ont été choisi par l’univers pour éliminer ceux qu’ils souhaitent. Yeepppp 🤭🤭🤭
Dérangeant, hermétique et froid le livre est très difficile à lire. Les pensées de Uehara sont dénuées de sens, les descriptions historiques et médicales sont parfois trop longues et difficiles à suivre. Le livre fait une critique très claire de la société nippone, des traumatismes causées par la guerre et des conséquences parfois désastreuses que peut avoir l’utilisation des nouvelles technologies par des personnes mentalement instables (Uehara mais aussi Inter-Bio).
Malgré tout, l’oeuvre se veut une ode à l’espoir. Difficile à lire mais profond et finalement optimiste, je recommande vivement 🙂.
Roman que j’ai trouvé très intéressant, je ne vais pas le résumer mais j’ai trouver le personnage d’Uehara très différent de la norme, a la limite du psychopathe, j’ai beaucoup aimer sa psychologie assez perturbante. Par contre l’oeuvre contient quelque défaut, qui selon moi, ne m’ont pas tant dérangé que ca. Premièrement, comme beaucoup l’ont mentionné, les recherches internet d’Uehara sont beaucoup trop tirées en longueur avec des pages et des pages de textes qui rajoutent peu a l’histoire en soit, qui aurait pu être résumé beaucoup plus rapidement. Ensuite, si vous vous attendiez a un livre bourré d’action et de moment intense, passez votre tour. Le livre n’est pas ennuyant mais aux final peu de choses se passe réellement. En bref, un livre que je recommanderais a ceux qui aiment bien les personnages perturbés et de la violence, le livre n’en est pas gorgé mais a plusieurs passages de violence gratuite. Pour ma part, je vais suivre l’auteur et lire ses autres œuvres.
Je suis une fan inconditionnelle de Ryu murakami et ai déjà lu une grosse partie de son oeuvre, dévorant les pages une à une. J’aime sa façon d’imaginer des sources scientifiques pour des sujets farfelus. Il part extrêmement loin dans ses recherches fictives. J’ai beaucoup aimé le synopsis de Parasites qui m’a d’abord inspiré l’animé japonais du même nom. Après lecture je me rend compte que les deux n’ont rien à voir en réalité. J’ai moins accroché avec Parasites que ses autres ouvrages car je l’ai trouvé un peu long à décoller, de part ses longues pages descriptives, ses article détaillés, échanges de mail, etc. Et pourtant c’est aussi pour cette raison que j’ai aimé ce roman. Murakami a une imagination débordante qui fait douter le lecteur sur la part de fiction réelle. Tout pourrait être absolument scientifiquement correct.
Don’t introduce Ryu Murakami to yourself with this book. It’s a pretty bad book. It’s quite short but most of it is spent on listing mundane actions (maybe that was to highlight main characters’s viewpoint, i don’t think it worked), and then the plot develops in bursts. The end is nonexistent, it is there but it does nothing for the book. I don’t understand for what reasons the events in the book were written at all. Epilogue doesn’t help to connect dots. On top of that Russian translation was poor, so I partly blame the translation for such an underwhelming experience.
La littérature japonaise apporte toujours cette satisfaction d’être dans l’inconnu, dans le décalage, et ce livre , bien que l’intrigue soit probablement trop étrange pour laisser aux lecteurs un souvenir fort, reste malgré tout une parenthèse littéraire intéressante. .
First Ryu Murakami book that I didn't like very much. It's very long and not much is going on. Usually Ryu Murakami's books hit hard, they make you think etc. But this one, I didn't get it.
Oscar Wilde said someday: “If one cannot enjoy reading a book over and over again, there is no use in reading it at all.”.
This is exactly what happened with this book. It was the second time I read it, and I remembered not being flabbergasted when I discovered it. This time was totally different. Despite Murakami Ryû's typical prose, the storyline spreads a certain climate of hope. Through an antihero, we read about living, about setting goals to your life, and 'having the universe conspiring to bring you what you really want' (some scenes about "the flux" are really full by poetry).
Let me quote the only and true Oscar Wilde again, as he had words which totally represent my feelings about this book: “To live is the rarest thing in the world. Most people exist, that is all.”
Le titre et le pitch sont accrocheurs mais c'est tout: le style est tellement imbuvable et la narration inconcevable que je me suis arrêté très rapidement. L'horreur gratuite m'ayant découragé à continuer.
Interesting, weird. Some parts were very unpleasant, some were relatable. I know this is not the best of his books, but I am wanting to read more after this one.