Ecrire, pour une femme, est-ce faire un pas de côté ? D'où vient l'illégitimité dont les femmes écrivains sont frappées ? Et si notre monde était trop bruyant, trop académique, pour entendre leurs voix subtiles et légères, mais aussi profondes et rebelles... De Jane Austen à Virginia Woolf, en passant par Alice Munro et Karen Blixen, Geneviève Brisac approche l'énigme de la création sexuée.
Geneviève Brisac is a French writer and winner of the Prix Femina, 1996, for Week-end de chasse à la mère, a novel translated in English as Losing Eugenio (2000) and referred to in The New York Times as a "mildly compelling text." She also writes short stories and children's literature, and is a literary critic for Le Monde, and with Christophe Honoré she co-wrote the screenplay for Honoré's Non Ma Fille, Tu N'iras pas Danser (2009). Plagued by anorexia from childhood, she wrote an "auto-fictional" novel, Petite (1994), in which she recounts her struggle with the disease.
Un essai intéressant dans la lignée de Bad Girl de Nancy Huston, que je lui ai préféré. j'ai trouvé Brisac dure à suivre à l'intérieur même de ses chapitres. A condition d'accepter de lire des réflexions assez décousues, cela dit, plusieurs passages sont marquants. Il flotte quand même dans l'air un parfum de c'était-mieux-avant, de personne-n'aime-la-vraie-bonne-littérature un peu aigri... C'est à mon avis la limite de ce livre, sans le contrepoids d'une meilleure construction qui aurait démontré les problèmes de la littérature actuelle, au lieu d'y revenir les dents serrées, sans les expliquer.
Geneviève Brisac nous fait découvrir plein d'autrice et souligne les difficultés matérielles de la création pour les femmes et le dédain dont leur littérature fait toujours l'objet.
J'ai beaucoup aimé voir le point du vue d'une femme sur le style d'écriture d'autres femmes. Et ce livre m'a donné l'envie de découvrir d'autres œuvres qui avant peut être ne me "parlaient" pas trop.