Convoquant la cuisine ashkénaze et la langue yiddish, la narratrice revisite sa culture familiale et remonte, à travers elle, le fil de l'histoire du peuple juif, faite d'exil, de souffrance et de destruction. Le récit explore toute une identité culturelle, avec des références à des figures populaires telles que l'inspecteur Columbo ou encore Peau d'âne.
Je pense que je suis un peu partiale car chaque famille ashkénaze a ce type de récit, ce type d’existence, et il y a quelque chose de réconfortant de retrouver ses propres grands parents dans le récit de quelqu’un d’autre. La cuisine ashkénaze, comme l’histoire des juifs d’Europe de l’Est, ne devraient pas être l’occasion de nostalgie, et pourtant ! Le plaisir de manger de la carpe farcie, c’est bien ce petit pincement au cœur un peu saugrenu. Un petit livre en fragment qui se lit avec beaucoup de douceur (un peu aigre, mais quand même doux)
Une très jolie surprise que ce premier "roman" à la forme déroutante, qui tient davantage du récit familial un poil labyrinthique qui prend des détours improbables, agrémenté d'anecdotes et des souvenirs reconstitués, le tout sur fond de plats typiques ashkénazes dont la fameuse carpe farcie (sans oublier les cornichombres^^). L'année commence bien. 😊
ALORS j'ai trop kiffé me (re)plonger dans l'histoire culinaire de ma famille, dans les racines communes qu'on a avec l'autrice. Ce livre m'a permis de remettre le nez dans mon patrimoine culturel ashkénaze, et pour ça merci <3 En revanche j'ai eu un peu du mal avec le style, car ce n'est pas un livre facile à conseiller. Ma mère n'a pas du tout accroché alors que c'était LE livre que je voulais lui faire lire. Malgré tout, merci à l'autrice pour ce livre, mon rêve c'est qu'elle en publie d'autres, peut-être des essais (ah oui ça j'aimerais bien)
Assez redondant, mais ces bribes d'idées nous transportent dans la culture juive ashkénaze, au gré des saveurs, des odeurs, des souvenirs. Une touchante aventure culinaire.