Je pense que je suis un peu partiale car chaque famille ashkénaze a ce type de récit, ce type d’existence, et il y a quelque chose de réconfortant de retrouver ses propres grands parents dans le récit de quelqu’un d’autre. La cuisine ashkénaze, comme l’histoire des juifs d’Europe de l’Est, ne devraient pas être l’occasion de nostalgie, et pourtant ! Le plaisir de manger de la carpe farcie, c’est bien ce petit pincement au cœur un peu saugrenu. Un petit livre en fragment qui se lit avec beaucoup de douceur (un peu aigre, mais quand même doux)