Pas facile, même pour une femme de caractère comme Marie LaFlamme, d'échapper à une passion dévastatrice, dans ce Québec du XVIIe siècle ! Troisième et dernier volet de la trilogie historique de Chrystine Brouillet, La Renarde termine brillamment les aventures de la guérisseuse, l'empirique comme on disait à l'époque, celle qui connaît les secrets des plantes et sait soigner les malades. Après Nantes et Paris, c'est dans les colonies, à Québec, qu'elle se retrouve. Marie avait conté à Rose la condamnation de sa mère pour sorcellerie, son mariage forcé, à Nantes, avec l'odieux Geoffroy de Saint-Arnaud, son court séjour à Paris où elle avait été témoin d'un meurtre, son départ clandestin pour la Nouvelle-France. Cinq mois à travailler chez les Hospitalières de l'Hôtel-Dieu n'avaient pas guéri Marie de sa mauvaise habitude de s'attirer les traverses : après les tentatives de viol de Germain Picot et de chantage d'Ernest Nadeau, elle avait été accusée de meurtre Cette femme fière, brave et rusée, à la chevelure rousse et au destin hors du commun, survivra à bien d'autres épreuves… Remariée avec le coureur des bois Guillaume Laviolette, elle voit sa vie chanceler lorsque débarque au quai Champlain le régiment de Carignan-Salières et son amour d'antan, Simon Perrot, qu'elle croyait mort.
Vers la fin Marie a enfin évoluée assez pour ne plus complètement m'agacer. Ceci dit, les dernières ~100 pages ont passé beaucoup trop vite. Quasiment comme si l'auteure a décidée sur une nouvelle conclusion à la dernière minute.
Sans aucun doute le tome qui m'a le plus accroché et que j'ai le plus apprécié. La personnage principale a beaucoup mûri et est devenue plus sage et aimable. Un tome qui conclue bien cette trilogie.
Le dernier livre de la trilogie, l'histoire de la Renarde, Marie LaFlamme. A ce point, on a l'impression de bien connaître Marie et on est impatient de savoir comment continue (et se termine?) son histoire. Brouillet écrit avec beaucoup de détails qui représentent la profondeur de sa recherche. Très intéressants, tous les détails de la médecine par les plantes, la vie indigène, la cuisine, etc. La lecture de ce livre, comme les deux précédents, est dense. Il faut prendre son temps.
Je me demande, pourtant, pourquoi Brouillet trouvait nécessaire de raconter des histoires comme la peste à Londres et l'incendie de Londres. En quoi est-ce que ça avance l'intrigue? De plus, l'arc de l'intrigue n'avait pas beaucoup de sens pour moi. Vers la fin, elle introduit toute une séquence où Marie se fait attraper par une tribu indienne. Elle y passe un an (ou plus?). Elle finit par se faire acceptée, surtout pour ses prouesses médicales, et à avoir un amant, avec qui elle a un bébé. Pourquoi toute cette scène vers la fin? La personnalité de Marie semble tellement différente. En captivité, elle pense rarement à ses deux filles adoptives, Noémie et Françoise. Certes, elle souffre beaucoup comme prisonnière. Mais elle vient de perdre son Guillaume bien-aimé et l'histoire de Simon n'est pas réglée, et tout ce qu'elle pense faire c'est observer les Indiens...je ne comprends pas bien ce détournement d'intrigue.
Et Simon...par moments il est très présent, Marie y pense, il la menace, il rôde autour...par d'autres moments il est invisible au lecteur, et pas dans les pensées de Marie. Il a fallu qu'il batte Marie pourqu'elle comprenne enfin combine il est nocif. Et il continue à la menacer, de loin, de près...jusqu'à la dernière page, où les deux chiens l'attaquent et le tuent en le mangeant! Encore une fois, une drôle de fin, une drôle d'intrigue. J'ai l'impression que Brouillet ne savait pas comment finir le livre. Et cette attaque, ça, c'est choquant.
De plus, les chapitres qui se passent en Europe, les histoires des alchimistes, le commerce--tout ça avait très peu à voir avec l'intrigue de Marie et cette histoire de la Nouvelle France. Brouillet sentait le besoin de bien remplir trois tomes? Je ne sais pas. Ma partie préférée était quand Marie découvre que c'est Anne Martin qui empoisonne tous ces gens et qu'elle torture la petite Françoise. Et comment Marie, avec Talon, attrape Anne Martin. Un chapitre très passionnant!
Enfin, c'était un plaisir de lire l'histoire de Québec en français bien épicé de canadianismes...J'ai beaucoup appris, et j'ai eu le plaisir de connaître des personnages remarquables, comme Marie, Guillaume, Rose, Alphonse, Véronique, Chahinian, etc. Je ne regrette pas d'avoir lu cette histoire, malgré les décisions parfois incompréhensibles de l'intrigue.
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