Depuis qu'elle avait survécu aux horreurs de la guerre, Branka Svetidrva était déterminée à prouver que Dieu n'existait pas, qu'Il n'était qu'une fiction forgée pour nous rassurer. Or Branka est morte, hier, atteinte par une balle perdue dans les rues de Jersey City. Elle qui tant de fois à Sarajevo s'était retrouvée dans la mire des snipers. Elle qui portait un enfant à naître dans quelques jours. Dès lors, celui qu'elle aimait, le narrateur, se soûle puis erre dans la ville jusqu'au fond d'une ruelle à Brooklyn, où l'accueillent Sarah et Henry, des marginaux aux gestes tendres qui ont tourné le dos aux chimères de l'Amérique. Ils écoutent son histoire, racontent la leur. En fond sonore, une vieille télé diffuse des reportages sur cet astronaute tchétchène dont le suicide en orbite, en cette veille de Noël, attire l'attention du monde entier. Dans ce roman, le temps fuit comme la vie s'écoule. Et de multiples fils s'entrecroisent et se tissent, alors que chacun cherche son centre. Ou s'en éloigne. Il est parfois risqué d'explorer l'invention des hasards, encore davantage de la confronter à la volonté de nos actes.
Je n'aime pas donner une mauvaise note au roman d'un auteur duquel j'avais eu du plaisir à lire le premier roman. Celui-ci tourne en rond, n'avance pas, la diégèse est coupé en mille morceaux qui ne servent à rien. Un moment, on tient un bon filon et puis ça change de direction narrative sans distinction. J'ai lu la fin en diagonale.
Ma première lecture de l'année, un peu bizarre et ennuyante. L'histoire de Branka est tragique, sa vie est intéressante, mais le roman s'éternise. Les 24 heures passées chez Sarah et Henry me semblaient superflues. Disons que ce roman ne me restera pas dans la tête longtemps.
J'ai été choquée par l'égocentrisme du personnage qui manque de sensibilité pour ce qui ne le concerne pas directement. Et comment peut-il abandonner son bébé naissant dans les bras morts de la femme qu'il aime supposément tant et qu'il laisse seule dans la rue? Ça n'a aucun sens. Comme ça n'a pas de sens d'être aussi réflexif et si peu émotif ou ébranlé (sinon par l'alcool) les 24 h suivant la mort brutale de son amoureuse, à qui il a extrait froidement le fils. Je sais bien que c'est un roman, et qu'il est écrit pour être improbable tel un film d'Hollywood, mais ça m'a tout de même dérangée. Sinon, c'est très bien écrit et l'histoire est captivante.
This entire review has been hidden because of spoilers.
L'histoire n'a pas de bon sens, ça fait un peu penser à Incendies, mais il ne faut pas s'arrêter à ça. Ce sont plusieurs personnages différents qui permettent de profondes et belles réflexions sur la vie, l'amour, l'enfance, les trajectoires de la vie, la guerre, le viol en temps de guerre et la culpabilité.
J'ai adoré ma lecture, j'avais hâte d'y revenir, même si je suis demeuré un peu sur ma faim après avoir lu la dernière page...
J'ai dévoré ce livre en deux journées à peine. Marc Séguin est un homme doté d'une belle lucidité et d'une intelligence émotive hors du commun. Certaines phrases m'ont fait sourir, d'autres, que je me suis plu à relire en boucles, m'ont émue. Un shout out tout spécial au passage sur la réincarnation et à la population terrestre qui ne cesse d'accroître.... Je croyais être la seule à avoir remarqué que mathématiquement la théorie de la réincarnation ne tient pas. ;-)
Une écriture sensible, empreinte de philosophie et de réflexions sur le monde. J’ai préféré cette lecture à celle de La foi du braconnier. Les personnages nous font découvrir différentes réalités, ce qui peut rendre la lecture ardue par moment (et il y a en effet quelques longueurs). L’histoire, tragique et touchante, est toutefois parvenue à m’accrocher et à me faire réfléchir sur la vie et ses trajectoires, selon l’endroit où l’on nait, ainsi que sur l’amour.
Je n'ai pas du tout été touchée. J'ai trouvé ça très froid. J'ai compris la fin mais je crois que j'ai manqué un élément pour faire le lien entre tous les côtés de l'histoire. J'ai trouvé ma lecture assez pénible alors je ne ferai pas une 2e lecture pour vérifier. Et des aphorismes à chaque page, à un moment donné, ça suffit.
J'aime bien son style, mais ça tournait un peu en rond, parfois. Je pense que j'aurais donné une ou deux étoiles de plus s'il avait eu une trentaine de pages de moins.