Bientôt, nous ne mangerons plus de viande. Nous cesserons définitivement de tuer des êtres vivants – 60 milliards d’animaux chaque année – pour nous nourrir. D’abord parce que notre planète nous l’ordonne : en 2050 nous serons près de 10 milliards, et nos ressources en terres et en eau seront insuffisantes pour que le régime carné continue à progresser. Mais au-delà des raisons économiques et écologiques, le passage au végétarisme va faire partie d’une nouvelle phase de notre évolution. La science nous prouve en effet un peu plus chaque jour que, contrairement à ce que nous avons longtemps prétendu, les animaux que nous exploitons sont des êtres sensibles, intelligents et sociaux. Dès lors, avons-nous encore le droit de les manger ? Le développement de l’éthique animale nous oblige aujourd’hui à reconsidérer nos devoirs vis-à-vis des autres espèces. Aymeric Caron a mené l’enquête pour décrire, avec verve et humour, tous les aspects de notre étrange rapport à la viande. Pourquoi les chats et les chiens ont-ils un palace qui leur est dédié au Canada alors qu’en Chine ils peuvent finir au fond d’une casserole ? Pourquoi avons-nous choisi de manger en priorité des cochons, des poulets et des bœufs ? Comment ces animaux de consommation sont-ils produits ? Pourquoi Bill Clinton, Carl Lewis et Bryan Adams ont-ils décidé d’arrêter la viande ? Les végétariens vivent-ils vraiment plus longtemps que les carnivores ? Comment peut-on remplacer les protéines animales ? Lui-même végétarien depuis plus de vingt ans, Aymeric Caron nous fait partager son expérience. Se gardant de tout prosélytisme et refusant les catéchismes de tout bord, il nous explique de manière limpide pourquoi, un jour, la viande disparaîtra.
Aymeric Caron est journaliste. Il a été grand reporter, a travaillé à Canal + et Europe 1. Depuis septembre 2012, il fait partie de l’équipe d’On n’est pas couché, animée par Laurent Ruquier sur France 2.
Mis en avant par ma bibliothèque, je me suis laissée tenter par ce livre. J'ai assez apprécié, mais je précise que je suis de parti pris, puisque déjà végétarienne depuis plusieurs années. J'ai bien aimé le ton du livre qui se veut léger, pas trop moralisateur. J'ai dévoré cette lecture jusqu'à la moitié à peu près, et j'ai appris (ou approfondi) pas mal de choses sur l'aspect écologique, la réflexion sur la différence de traitement des différents animaux (chez nous et dans les autres pays).
La deuxième moitié m'a beaucoup moins plu, et j'ai même failli abandonner là. L'auteur devient beaucoup moins tolérant envers ceux qui ne partageraient pas son point de vue, et les théories philosophiques m'ont carrément ennuyée. Je ne voyais pas le rapport entre les différents points abordés et j’avais l'impression de passer du coq à l’âne sans raison. De plus j'étais déjà bien informée sur les différents protéines végétales, et la question du lait de vache, donc ces parties ne m'ont rien apporté...
Toute la partie sur la façon dont est abordé le sujet de la viande dans les différentes religions a su regagner mon attention, et je l'ai trouvé très intéressante.
Je ressors de cette lecture un peu mitigée, mais c'est que j'étais déjà bien informée sur une partie des thèmes abordés...c'est un bon point de départ pour celles et ceux qui s'interrogent sur la place de la viande dans leur alimentation.
Un incontournable pour qui veut remettre en question sa consommation et son rapport aux animaux. La force du livre de Caron, c'est d'abord des chiffres français (avec celui de Safran Foer, on pouvait avoir tendance à se dire : oui mais ce sont les USA, en France c'est différent - alors que pas vraiment) et des comparaisons percutantes qui permettent de prendre un peu la mesure de l'exploitation à tous niveaux que nous faisons des animaux.
Facile à lire avec quelques pointes d'humour, l'auteur soulève des problématiques essentielles : aujourd'hui, une meilleure société ne peut pas se faire sans une meilleure considération morale des animaux, à commencer par un changement dans nos assiettes.
Un très bon argumentaire pour répondre, de manière détaillée et chiffrée, aux arguments moisis du style "cri de la carotte"!
J'ai moins aimé son petit moment "je tape sur les vegans".. Eh oh mon gars, on mène le même "combat", pas la peine de se fâcher entre nous.. Ainsi que les multiples références aux "handicapés mentaux" en comparaison des animaux.
Chroniqueur mal aimé (trop acerbe?) de l'émission de Laurent Ruquier "On n'est pas couché" et végétarien en plus (voilà qui n'arrange guère son cas), Aymeric Caron signe ici un livre fouillé et militant, que j'ai dévoré de la première à la dernière page. Oui, c'est vrai, je suis déjà acquise à la cause et je ne suis pas certaine que Caron parviendra à convertir la plupart des omnivores mais son argumentation éloquente et ses insupportables descriptions de la mise à mort de l'animal devenu aliment, valent la peine qu'on s'y attarde. Parce que l'animal "désincarné" qui baigne dans la sauce de notre assiette est sans doute davantage qu'un bout de viande.
L'animal a t-il une conscience? Est-il un être sensible comme nous? Pourquoi l'enfant est-il naturellement dégoûté par la viande? Pourquoi ne tue-t-on pas l'animal qu'on veut manger? Pourquoi fait-on une distinction entre l'animal domestique ou de compagnie et l'animal d'élevage? L'apport de protéines doit-il fatalement passer par la consommation de viande? C'est à ces questions et bien d'autres que Caron tente de répondre.
La viande est appelée à disparaître de nos assiettes. L'élevage intensif, la démographie galopante et l'enrichissement des nations autrefois économiquement faibles auront raison de notre consommation. Une bonne raison pour diminuer notre consommation de viande et pourquoi pas, de changer de régime...
Un livre ecrit par un désillusionné qui croit en une religion étrange se nommant végétarianisme. Comme une bonne Bible ça commence avec des prédictions du futur, pour ensuite nous tracer le modum operandi du “bon vegetarien”. Il faut sauver X! Dans ce cas, la planète. Au paravant c’etait Notre âme. Bonne perte de deux heures de lecture.
Passionnant de bout en bout. Après avoir lu plusieurs ouvrages sur le sujet, cet ouvrage intelligent est sûrement l'un des plus intéressant tout en étant l'un des plus accessible. En tout point recommandable.
Cet ouvrage était dans ma liste de livres à lire depuis déjà des années, et je suis bien contente de m'être enfin décidée à le lire ! Sorti en 2013, il "date" effectivement un peu à l'heure actuelle, et c'est finalement assez plaisant et inspirant de mesurer le chemin qu'ont parcouru les mentalités en quelques années à peine autour de la thématique de la viande et de l'exploitation animale. Cela donnerait (presque !) raison à l'auteur, dont la thèse développée dans cet ouvrage est que l'humanité finira par ne plus manger de viande du tout. C'est en tous les cas un bon essai, qui parcourt bien les différents domaines concernés par l'éthique animale (économie, alimentation, philosophie), avec en prime un style agréable. Une bonne porte d'entrée pour qui s'interroge sur le sujet et cherche à en savoir plus.
Végétarienne depuis près de 25 ans, ce livre m’attirait depuis longtemps.
Très complet, avec un historique qui part du début de l’homme sur terre à nos jours, la façon de voir l’animal dans notre quotidien a toujours été importante.
J’ai moins accroché sur la partie philosophie et animal.
Mais tout le reste est passionnant, car l’animal ressent, aime et vit comme nous.
J’ai même appris que les rats pouvaient rire et qu’ils étaient capables de délivrer leur semblables emprisonnés.
Ne plus manger de viande ou du moins réduire notre consommation ne peut être que bénéfique pour le futur de l’homme.
Une bonne introduction sur l'ensemble de l'argumentaire contre le régime omnivore. Ceci dit, le livre a deux gros problèmes. Premièrement, il manque de profondeur et de vie. Certains arguments étaient une liste sans prendre le temps de bien expliquer et de bien faire comprendre ce qui est expliqué. Deuxièmement, au risque de paraître comme un vegan chiant, le livre est assez contradictoire. Le fait de défendre les animaux et de manger du fromage et des œufs est dur à digérer. dans le livre, il expose les arguments contre ça pour ensuite se justifier de pas avoir arrêté. Plusieurs moments comme ça deviennent frustrant quand on sait les choix de l'auteur. En gros, c'est sûrement intéressant à lire pour un omnivore, mais pour un végétarien ou un vegan, il y a plus complet comme œuvre.
J’étais vraiment contente de tomber sur ce livre lors de ma dernière escapade dans les bouquineries. Plusieurs fois depuis un certain temps, je découvrais des blogues qui en parlaient et j’avais vraiment le goût de le dévorer ce bouquin. Eh bien ! Je n’ai pas été déçue ! Un excellent ouvrage qui explique, compare et raisonne. Ce n’est pas un essai qui cherche à nous convaincre de la gloire du végétarisme, mais seulement à nous faire comprendre l’illogique chasse à la viande ! J’ai ADORÉ !
Je n'étais pas toujours fan d’Aymeric Caron à l'époque où il était chroniqueur sur le plateau d’ONPC, il avait parfois des propos ou réactions qui me laissaient un peu perplexe… C’est néanmoins sans a-priori que je me suis lancée dans la lecture de ce livre, et j’ai bien fait! "No Steak" est vraiment passionnant de bout en bout, sans être jamais lourd ni trop scolaire grâce aux nombreuses anecdotes et touches d’humour. Autant "Faut-il manger les animaux ?" de Jonathan Safran Foer m’était tombé des mains à plusieurs reprises (je ne l’ai d’ailleurs jamais terminé), autant j’ai lu "No steak" en quelques jours à peine . Cette lecture coïncide avec une prise de conscience qui couvait depuis quelques mois: je ne suis pas devenue totalement végétarienne, mais j’ai considérablement réduit ma consommation de chair animale. Je mange maintenant végétarien à 90%, notamment à la maison; je n'achète ni ne cuisine plus jamais de viande, et n’en consomme désormais que très occasionnellement (au resto ou chez des amis notamment). Bref, "No Steak" est vraiment une lecture très instructive, qui questionne nos habitudes et propose un bon tour d’horizon des problématiques liées à la consommation de viande (et poisson). Impossible de nier les nombreux avantages du végétarisme après l’avoir lu…
This is one of the best books I've ever read and possibly the best book about the animal condition ever written, because it touches every subject, every question possible and it is written in a simple, journalistic way, making it very easy to read and understand. I really hope this will be translated in English.
"Les bœufs ? Les flics si vous préférez. Oui, car si chez nous le flic est un poulet, au Québec c'est un bœuf. Et en Angleterre, c'est un pig, un cochon. C'est comme ça. Nous n'avons pas la même lecture zoomorphique du représentant de l'ordre"