Lieu : Gemma, une planète « boule de neige », dans le même bras galactique que le nôtre, à 6,5 années lumière. C’est la plus lointaine colonie humaine. Un aller simple de plus de dix-sept ans.
Contexte : un gigantesque vaisseau en orbite de Gemma, Le Grand Arc, vaisseau fantôme qui n’a jamais donné signe de vie et est demeuré inaccessible, et sur la planète, des microorganismes extrémophiles ont été découverts par la première vague d’explorateurs, cent cinquante ans plus tôt, preuve que des formes de vie plus complexes ont dû y évoluer avant la période de glaciation. Un travail d’étude passionnant pour la jeune microbiologiste ambitieuse qu’est Ambre Pasquier. Peu après son installation, la jeune femme commence à être hantée par des rêves qui la mettent en contact avec les traces des premiers visiteurs de Gemma, les Bâtisseurs… Cela tourne à l’obsession et elle monte une expédition scientifique, la mission Archéa, dont le but officiel est de traquer les formes de vies primitives des couches glaciaires. En vérité, elle vise un autre objectif, maintenu secret. Il s’agit de creuser un passage dans la glace au moyen d’un tunnelier géant pour atteindre le substrat rocheux et les ruines qu’Ambre est certaine d’y découvrir. Une vingtaine de scientifiques sont recrutés : glaciologues, géophysiciens, exobiologistes, généticiens, climatologues, ingénieurs, médecins... L’un d’entre eux a infiltré l’équipe pour le compte d’un groupe de physiciens, qui étudient depuis une dizaine d’années les particularités d’une zone précise de la planète soumise à des fluctuations de la trame de l’espace-temps, un autre pour le compte des militaires qui ont récemment pris le contrôle de la colonie. L’expédition tourne au chaos. Un destin individuel et un destin « cosmique » vont se mélanger dans le personnage d’Ambre, trait d’union entre des forces fondamentales.
Décidément, les déceptions s’enchaînent en science-fiction ces derniers temps. Celui ci n’était juste pas ce que j’en attendais.
Alors, de quoi ça parle?
Gemma est une colonie humaine, la première hors système solaire. Cette planète glacière tournant autour de deux soleils différents n’a jamais vraiment tenu ses promesses malgré son potentiel. Régulièrement des projets plus ou moins fous voient le jour pour en adoucir l’atmosphère et rendre les conditions de vie plus agréable. La dernière en date étant d’utiliser le plus possible de ressources produisant de l’effet de serre dans le but qu’à force l’ensemble se réchauffera.
En effet il a été prouvé qu’à une époque ses températures était semblables à celles de la Terre, mais qu’un changement brutal l’a transformée. On n’a pas encore découvert les raisons de ce changement.
Deux population habitent Gemma : les mineurs (les ressources sont importantes), et les chercheurs. Ces derniers étudient plein de sujets différents mais l’un qui a fait connaitre Gemma à l’origine était la présence d’un artefact extraterrestre dans son orbite. On voit bien qu’il s’agit d’un objet fabriqué, mais il est d’un matériaux inconnu trop solide qu’on n’a pas encore réussi à briser ou à étudier malgré les nombreuses tentatives au début de la colonisation de Gemma.
Gemma a beau être une jeune colonie, on arrive au stade où il existe une population native. Ils sont peu nombreux car les affectations sur Gemma ne sont pas souvent longues mais commencent à se rassembler pour défendre leurs droits. Il y a de grosses tensions entre ce qu’ils attendent du futur de leur planète et ce que les représentants de la Terre en veulent.
C’est dans ce contexte général que notre histoire commence.
Nous suivons plusieurs personnages qui se retrouvent embringués autour d’une mission secrète menée par une brillante scientifique pour essayer d’aller déterrer (enfin, sous les km de glace qui entourent la planète) une mystérieux site qui aurait été détecté par des scanners.
Tout nos personnages sont en liens avec cette mission. Certains sont engagés pour leurs connaissances techniques scientifiques ou leurs compétence en minage, d’autres suivent l’affaire depuis la surface, etc …
Mais c’est la que je vais m’énerver. Parce qu’en dehors de ce résumé, et du fait que quasiment tout les personnages secondaires sont scientifiques, c’est quasiment le seul aspect scientifique de tout le livre. Alors certes on nous fait un blabla pseudo crédible (je ne suis pas assez douée en physique pour dire si ça l’est vraiment totalement) qui nous vulgarise bien la chose, mais à chaque fois on ne va jamais plus loin, vu que ça ne sert qu’a faire évoluer les autres cotés non scientifiques.
L’héroïne, Ambre Pasquier, est la chercheuse en tête de la mission. Mais en fait on comprend bien vite que les fouilles ne sont pas vraiment si scientifiques que ça vu qu’aucun scan n’a montré quoi que ce soit sur la zone. En fait celle ci est guidée par des hallucinations qui « l’appellent » et a réussi à convaincre les hautes autorités de Gemma (à savoir les grandes compagnies de minage) que ses recherches était essentielles et ne dérangeraient de toute façon pas les exploitations actuelles.
D’ailleurs un fait qui m’a marqué est qu’à aucun moment on ne sait vraiment quelles sont les connaissances ou les spécialités d’Ambre, alors qu’elle est chef de projet et que tout le monde la suit et qu’elle a eu ses financement parce qu’elle a une solide réputation derrière. Elle ne fait jamais appel à ce coté la de son backrgound et n’intervient jamais durant tout le cours de la mission, en dehors de quand elle vient engueuler tout le monde parce que ça va trop lentement pour elle. Elle ne s’investit pas du tout scientifiquement pour aider son équipe en gros. Elle est juste la patronne qui regarde de loin tout le monde se démerder.
Froide et rigide, Ambre a une obsession pour ces ruines qu’elle sait qu’on va trouver. Elle ne supporte que de loin toutes les autres personnes de l’expédition. Elle est sans cesse en colère parce que des problèmes humains humaines retardent l’ensemble. En gros pas vraiment une personne sympathique.
Malgré son nom, Ambre est en fait d’origine indienne (d’Inde, pas amérindienne) et elle a perdu tout ses souvenirs d’avant ces 13 ans. Elle a vécu dans un environnement assez religieux. Du coup elle mêle en permanence ce coté croyant hindou avec ces hallucinations. Et ça lui fait vraiment très peur. Elle se croit vraiment appelée par ce qui se trouve sous la glace. C’est un personnage constamment stressée. Une boule de nerf psychotique qui passe d’une dureté froide à une colère fulgurante en un claquement de doigts.
Pour moi elle était vraiment trop caricaturale de l’obsédée pseudo-scientifique.
Les seuls moments ou elle daigne apporter son attention à ce qui se passe autour d’elle en dehors de la mission sont les moments ou elle trouve quelqu’un qui lui parle philosophie des religions. Et ça m’a énervé, parce que cette personne est justement un scientifique et c’était le moment ou je pensais que ça commencerait à nous parler découvertes scientifiques. Mais non, une fois encore ça n’était qu’une excuse pour nous mener à autre chose.
Je n’ai pas du tout aimé l’ambiance de ce roman. Dés le début l’auteur essaye de nous faire peur, de faire monter la tension. Il focalise tout son récit la dessus d’ailleurs. Et franchement avec moi ça ne marche pas. C’est exactement pour ça que je n’aime pas les thrillers. Ça me fait sortir du récit et lever les yeux au ciel. Je n’aime pas qu’on force le sentiment de peur dans un récit. Ça se remarque tout de suite et j’ai l’impression d’être dans une série B d’horreur au lieu d’entrer dans le récit.
En fait ce qui m’a le plus ennuyé c’était le fait que j’avais l’impression limite de lire un livre sur les théoriciens du complot reptilien ou un truc du genre. « les extraterrestres existent vraiment et la science n’a rien vu venir !!!! ». Ce genre de discours qui sont trop proche des fake news, platistes et autres anti-vax qui fleurissent de partout depuis le début du confinement. Je précise que ça n’a rien à voir concrètement, mais c’est dans l’idée que « les croyants ont raison et pas la science, haha ».
Et ça c’est vraiment pas ce que j’ai envie de lire dans un livre de SF. Pas du tout. Et surtout ça n’était pas ce que j’en attendais, vu que sans connaitre le livre j’associais ça à d’autres livres sur des reliques extraterrestres que j’avais aimé. J’attendais la même chose … mais non.
En gros l’ensemble dans ses idées était plus proche d’un thriller ésotérique que d’un livre de SF pour moi.
Tout ces éléments ajoutés ont rendu ma lecture pénible et lourde. Surtout que c’est un gros pavé (+ de 700 pages). Je l’ai trouvé un peu interminable.
Un livre ambitieux, mais qui peine à tenir ses promesses. Le mélange de hard SF et de personnages développés émotionnellement est une très bonne idée, malheureusement les personnages sont des tropes tout droit sorti des pires feuilletons télé (le macho au grand cœur, la scientifique froide avec une histoire dramatique, l'ado rebelle, le scientifique ahuri mais adorable, le méchant en quête de pouvoir et très efféminé, le méchant qui veut juste des armes pour la guerre, etc.) Difficile de les supporter pendant 700 pages, surtout qu'au final il se passe très peu de choses, et la moitié du livre aurait pu être retiré, il y a beaucoup de maladresse dans la progression narrative et ça crie "premier roman" en permanence. Espérons que la suite rattrape ce début pas très enthousiasmant.
Je l'ai commencé un peu au hasard, après l'avoir acheté tout autant au hasard chez un bouquiniste.
Au final je l'ai dévoré en quelques jours malgré les 700 pages. Si il y a quelques longueurs, le livre m'a habité pendant une semaine et m'a vraiment fait sortir la tête de mon taf nul.
En bref, on est en 2300, sur une planète colonisée par l'humain il y a une centaine d'année. La planète est recouverte de glace, il ne s'y déroule que de l'extraction minière et de la recherche scientifique. Particulièrement parce qu'en orbite autour de cette planète à été découvert un vestige, un vaisseau vieux de 12000 ans qui semble manifestement avoir été construit par une civilisation extraterrestre. On va donc suivre l'histoire de plusieurs scientifiques qui vont commencer à faire des découvertes sur cette civilisation après 100 ans sans résultats pour comprendre d'où pouvait venir ce vaisseau.
J'ai aimé beaucoup de chose : l'univers que pose la planète recouverte de glace, le récit d'une colonisation spatiale un peu foireuse qui change des fresques intergalactique où l'humain s'impose partout avec facilité, les intrigues politiques entre indépendantiste, scientifiques et militaires,...
À ça s'ajoute toute la dimension d'archéologie spatiale/extraterrestre et la question que je trouve vraiment passionnante : comment gérer la découverte des vestiges d'une civilisation extraterrestre qui semble avoir disparue ?
La suite est vraiment délicieuse, posant toutes les questions passionnantes du décryptage d'une écriture non-humaine, de l'anthropocentrisme des sciences qu'on va utiliser pour comprendre une civilisation non-humaine et par miroir de ce que pourraient être des sciences sociales non-humaines...
C'est un beau mélange de hard-SF, avec descriptif de phénomènes quantique et atomiques auxquels je ne capte pas grand chose, et d'une écriture plus poétique, avec des passages bien plus mystiques. Si ces passages sont parfois peut être un peu trop ésoteriques et mystérieux, ça se mari vraiment bien malgré tout avec le reste. Je trouve ça chouette de dépasser un peu la rigueur froide scientifique pour aborder ces questions, et à l'inverse de ne pas être seulement sur la dimension mystique. Ça me semble bien illustrer la tension que représenterait la découverte d'une autre vie intelligente. À ça s'ajoute des passages qui touchent à l'horrifique à la Lovecraft.
Je lui trouve cependant des faiblesse dans l'écriture des personnages, ce qui a l'air d'être effectivement le reproche principal fait au livre. Les personnages sont des archétypes très classiques au point parfois d'avoir des réactions qui font un peu sortir de l'histoire, et c'est assez décevant du point de vue du genre. Malgré tout je trouve les personnages assez incarnés et à peu près attachant, ce qui change de certains bouquins de hard SF ou les persos semblent juste être des chiffres dans une équation.
En bref, super content d'avoir découvert cette trilogie et cette autrice et trop hâte de dévorer les tomes 2 et 3 parce que le 1 se clôture quand même sur un gros cliffhanger.
Roman lamentable, simple accumulation d'idées vues et revues mille fois. Je passe sur les incohérences et les invraisemblances qui nous sortent du texte (le petit vaisseau alien tombé dont tout le monde se fiche). Écriture primaire qui là aussi ne nous épargne aucun cliché. À fuir !
Reading this in the original French was as much a challenge to myself as anything, but I found myself really enjoying this story of a science team investigating remains of an alien culture on a human-colonized "snowball" world. Shades of horror as much as science fiction as Ambre Pasquier and her team explore ruins deep under the icy surface of Gemma, stymied by strange dreams, space-time phenomena, the obligatory interfering military personnel, and a "free Gemma" rebel underground movement. This is Volume 1 of the Quantika trilogy, ending on a cliffhanger, as one might guess - now that I know I can successfully read them, I acquired Vols. 2 and 3 and I'm looking forward to learning the secrets of Gemma, its underground caverns, and the giant Arc du Ciel artifact orbiting the planet.
"Qui trop embrasse mal étreint". Enthousiasmé par le début du livre qui plonge dans un univers de hard science fiction comme je les aime, excité par les mystères et les challenges qui, je n'en doute pas une seconde, seront relevés d'ici la fin du livre, j'ai été déçu par la suite. Trop long, trop d'idées intéressantes mais pas développées suffisamment, trop peu de réponses...
Faut-il vraiment lire d'autres tomes aussi épais pour les obtenir ? Pas sur que j'aie le temps ou le courage, et c'est dommage car il y a vraiment de très bonnes choses dans ce roman.
Qui dans les fans de SF de ma génération n’a pas rêvé devant certains épisodes de Stargate ou de StarTrek avec cette plongée dans des civilisations lointaines et inconnues ? Laurence Suhner a dû en faire partie car elle nous livre assurément, ici, un récit aux frontières entre le planet opera et l’archéologie qui est passionnant !
Je ne sais pas pourquoi j’ai mis si longtemps à débuter cette trilogie. Ah si ! La longueur des volumes me faisait peur. Pourtant dès que j’ai démarré, j’ai senti que ce serait un vrai page-turner et ce fut totalement. Dans la veine de cette SF pop-corn qui rappelle ce que le cinéma fait d’eux, l’autrice nous entraîne dans une aventure palpitante et haletante fait de rencontre d’une autre civilisation, de fouille, de lutte de pouvoir sur une planète lointaine à peine colonisée par l’Homme autour de laquelle vole un étrange vaisseau-artefact.
L’autrice reprend ici à merveille les codes du cinéma hollywoodien quand on suit un groupe d’individus, rempli de grosses têtes, qui partent à la découverte d’une nouvelle civilisation. On y retrouve mystères, secrets, aventure, relations compliquées entre eux et bien sûr milice militaire qui cherche à leur voler leurs découvertes. A la tête de l’équipe, Ambre, une scientifique renommée, qui depuis fort longtemps a des visions, des rêves singuliers, où une créature des profondeurs semble l’appeler. Elle sait ainsi grâce à elle que des vestiges d’une ancienne civilisation ayant autrefois régné sur Gemma, la planète très froide où elle et des colons ne sont installés, une civilisation qu’on prénomme les Bâtisseurs. Ainsi, avec son équipe va-t-elle partir à la rencontre de cette voix mais jusqu’où ?
Pleine d’aventure, nous allons, en alternant les voix, pénétrer dans les secrets de cette planète et ceux-ci, bien que classiques pour les lecteurs chevronnés en SF, seront passionnants à découvrir. Un mélange d’archéologie, de physique et d’ésotérisme attend le lecteur. On est vraiment aux côtés de cette équipe de scientifique menant la campagne de fouille, mais notre regard se porte également sur ce qu’il se passe à l’extérieur, sur cette planète terriblement froide, où certains se révoltent contre l’ordre établi. Société secrète de rebelles et milice militaire vont ainsi venir pimenter les fouilles et leurs découvertes. Celles-ci ont vraiment des allures mystiques : un Temple noir, des glyphes, et toujours ces voix que certains entendent. L’ambiance est dérangeante, un peu malaisante, avec de beaux emprunts à la mythologie de Lovecraft et ses mécanismes quand il les faisait surnager avec les héros de ses nouvelles. C’est vraiment très bien écrit et les 700 pages passent en un clin d’oeil.
Cependant, l’ambition est aussi assez modeste. On n’a rien de révolutionnaire dans les découvertes qu’on fait, même quand on essaie d’y ajouter un peu de science et physique quantique. Il y a le plaisir de mettre la main sur des artefacts de cette civilisation mais encore aucune explication. On tourne plutôt autour des lieux et des voix. On fait monter la tension et la crainte autour de ce que cela peut cacher, ce qui est bien fait, mais il manque quelque chose. Ce quelque chose est parfois apporté par l’un des narrateurs que nous suivons, dont je cache volontairement l’identité, car c’est vraiment lui, plus que nos scientifiques et rebelles, qui fera parfois le sel de cette lecture quand je me mettrai à trouver celle-ci trop classique, relançant mon intérêt et ma curiosité.
De la même façon, les personnages sont très classiques et correspondent à une esthétique ancienne, un peu dépassée depuis. Nous avons ainsi l’héroïne aux quasi allures d’Asperger avec ses difficultés sociales et ses obsessions ; l’espèce de chef technique de l’expédition aux allures de militaire à la Top Gun qui est toujours là pour la sauver et cherche à l’épaule même si elle ne veut pas de lui ; la docteresse forte et séduisante forte en gueule ; le scientifique qui ne sait pas comment parler à sa fille adolescente ; la jeune femme sortant de l’adolescence qui rejoint le clan des rebelles ; la milice militaire qui joue les gros et fait tout partir en cacahuète… On aurait pu faire plus fin et original. Heureusement, comme tout est connu, ce sont des mécaniques qui fonctionnent assez bien et se lisent facilement.
Malgré tout, il y a un plaisir coupable à plonger dans cette lecture extrêmement bien calibré qui a tout pour plaire aux curieux de civilisations étranges extraterrestres qui veulent la découvrir en mode archéologue hanté à la Lovecraft, sur une place extrêmement froide et hostile, encore à dompter, dans une ambiance sous tension entre les différentes factions. C’est classique mais terriblement prenant. On vit cette expédition et ces fouilles à leurs côtés. On est pénétré nous aussi par les surprises et n’a qu’une hâte continuer à percer les mystères restants. C’est tout ce que j’adore !
Un magnifique Planet-opera écrit par Laurence Suhner. L'histoire se passe sur une planète extérieur à notre système solaire, Gemma, dans le système d'AltaMira. C'est une planète couverte de glace où scientifiques et militaires doivent co-exister afin d'étudier des vestiges découverts par des colons terriens installés ici, et cela depuis des centaines d'années.
Autour de cette planète gravite un mystérieux artefact nommé "Le Grand Arc" dont son origine, son but et ses créateurs sont inconnus et qui gravite autour de Gemma.
On touche du doigt les codes du Space-opera : une forme de vie (plus évoluée ?) que les terriens semblent avoir foulé du "pieds" cette planète, et au travers les turpitudes d'Ambre Pasquier, on y découvre des autres paradigmes de pensées, des autres médias de communication, des descriptions indescriptibles. A cela s'ajoute l'alternance de chapitres centré autour d'une autre forme de vie et de son "histoire"..
La narration bien que dense reste aérée, les personnages sont hauts en couleur, et physique quantique, humour et poésie sont intelligemment mêlés pour que l'histoire ne prenne pas trop en lourdeur ni en légèreté. Et savoir manier avec brio cette "gravité de lecture" pour un premier roman, c'est l'incroyable travail que Laurence Suhner condense en plus de 700 pages. Le style est agréable et fonctionnel, le vocabulaire très riche et coule parmi les paragraphes de manière très naturel. On frôle la hard-SF et pourtant, les alternances de formes de vie permettent à la fois de codifier ce planet-opera tout en jonglant avec une légèreté d'écriture. Finalement, on lève la tête et voilà deux heures qui se sont déjà écoulées.
4.5/5 : J'aurai aimé voir se développer de manière plus fourni le contraste "indépendantiste-milice", mais c'est entièrement acceptable.
C'est le premier roman d'une trilogie. Nul doute que je vais dévorer les deux autres opus. Car Il nous appelle, Lui qui sait comment nous attirer en Son sein. Le Dieu Sombre.
ce vol 1 est une vraie bonne surprise, par une auteure francophone. Nous sommes sur la première planète colonisée et exploitée par les terriens hors du système solaire, une planète gelée. Un mystérieux artefact impénétrable orbite autour de cette planète et une expédition scientifique étudie un site archéologique découvert sous la glace. J'apprécie beaucoup les descriptions détailles de la planète et des vestiges laissées par une ancienne civilisation alien complexe, ainsi que les problématiques scientifiques et écologiques. Un bémol cependant : les personnages sont très caricaturaux, leurs réactions peu crédibles (des comportements à la limite du compréhensible : la scientifique rencontre un alien et pique une crise !!!) , les dialogues sont assez souvent forcés. Et quelquefois aussi, l'action s'étire en longueur. Mais quelle très belle découverte de l'Autre, l'Etranger, ce magnifique personnage Alien .... Pour la planète Gemma et l'Alien, 4 étoiles. Evidemment, à suivre.
J'en ai mis du temps pour lire ce roman, un vrai pensum ! Il nous raconte donc la découverte, par une équipe scientifique mise sous la tutelle de militaires, d'artefacts extra-terrestres aux propriétés "mystérieuses". J'ai mis beaucoup de templs à lire ce roman parce qu'il est beaucoup, beaucoup trop prévisible. En effet, chaque partie, chaque interaction m'a paru prévisible. Du coup, il n'y avait que peu de surprises, peu de rebondissements. Par ailleurs, j'ai trouvé les personnages assez stéréotypés : la directrice de mission apparement rationnelle, mais guidée par des visions (et évidement canon), l'homme à tout faire talentueux, bravache, et grande gueule (qui réussira à percer la carapace de la dite directrice), les seconds rôles qui meurent, tout cela est terriblement ennuyeux. Enfin, la planète elle-même, et les décors extra-terrestres, sonnaient "creux" : pas de vie, mas de mouvement dans les descriptions, c'était ... pénible.
Le setup est très intéressant, et je me réjouis de lire la suite pour mieux comprendre les éléments de mystère qui ne sont pas complètement dénoués dans ce premier tome. On s’attend à toutes sortes de petites et grandes surprises sur l’univers, et c’est super comme ça.
Les personnages sont drôles mais je leur ai personellement senti un côté assez cliché. Ça fonctionne pour cerner les personnages rapidement et les ancrer dans la trame dramatique, un peu moins pour se passionner de leur développement. J’aurais apprécié que certains personnages que l’on ne suivra probablement pas par la suite soient plus développés. Tout de même, mention pour certains des scientifiques qu’on découvre mieux dans la dernière partie du livre, et pour Tékélam. Je me réjouis de voir ce qu’il en est d’Ambre Pasquier dans les livres suivants.
Non fini. Même si l’idée semble très intéressante au vu du résumé du livre, la mise en place est pas géniale. L’intrigue est lente, même si on aime le mystère on aime aussi que les choses avancent. En fait, ce qui m’a fait arrêter la lecture, c’est le fait que la partie scientifique soit mal présentée. Dire « quantique » ne suffit pas à tout expliquer !
Ce roman, à l'instar de beaucoup d'autres récemment, est écrit avec une structure narrative à la troisième personne limitée, divisée entre de multiple personnages. Il y a beaucoup de personnages.
L'histoire est plus un huis-clos oppressant qu'un space opera : quasimment toute l'intrigue de ce premier livre se passe sur une planète, certes étrangère, mais les lieux utilisés sont peu nombreux et pourraient être facilement transposés sur Terre. Je pourrais comparer cela à Marée Stellaire de David Brin, en un sens, excepté que Marée Stellaire a beaucoup plus de rythme et d'orientation space-opera.
Je mentionne que le rythme est lent, et c'est probablement dû au fait que ce roman, seul, serait mauvais: il est clairement une simple introduction, voire un prologue: nous sommes présentés aux lieux et personnage, rien n'est résolu et en fait la vraie intrigue ne semble être lancée que dans les dernières pages du livre, ce qui peut donner l'impression d'une trame un peu décousue pour cette œuvre.
J'ai bon espoir que les suivants dans la saga bougent plus.
Un très bon premier roman de science-fiction, écrit par Laurence Suhner. On est tout de suite plongé dans l'ambiance glaciale et mystérieuse qui imprègne ce roman, à la fois par la planète Gemma, couverte de glace, et par son héroïne Ambre Pasquier, au caractère froid et distant, dont les agissements semblent guidés par ses rêves. C'est un roman qui plairait à ceux qui aiment les récits à base de planet-opera, d'exploration archéologique d'artefacts extra-terrestre. On peut le classer comme appartenant au genre hard-science, mais qui reste en toutes circonstances compréhensible. Pas de verbiage scientifique ici, juste de quoi accroître la crédibilité de l'environnement décrit par l'auteure. Le récit est assez prenant, bien rythmé, et la galerie de personnages très variée. On s'attache à eux rapidement, on se prend à détester certains et avoir peur pour d'autres. Bref un premier tome qui augure d'une bonne trilogie, et qui se paie le luxe d'être très bien écrit.