L'artéfact, un carnet fabriqué à Auschwitz dans des conditions impossibles, deviendra vite pour François Bélanger, reporter pour un grand quotidien montréalais, cette invitation au voyage à laquelle, un jour ou l'autre, nous succombons tous. Vers où? Dans ce cas-ci, vers ce passé déjà lointain de la Seconde Guerre mondiale.
Carl Leblanc a été journaliste et documentariste avant de signer un premier livre en 2006, Le personnage secondaire, paru chez Boréal. Il a réalisé Le coeur d’Auschwitz, un documentaire nommé aux prix Jutra 2011, diffusé récemment à plusieurs reprises sur Radio-Canada et présenté en début d’année au MOMA à New York. Le film raconte « l’histoire vraie » de l’artéfact dont il est question dans ce roman.
«Une histoire était une histoire. Il n'y avait que des bonnes et des moins bonnes façons de les raconter. Combien de faits divers étaient ainsi devenus de grandes histoires? Madame Bovary. Oedipe. Jésus. Bien raconter, pour le journaliste, raconter honnêtement, avec tous les détails qui comptent, c'était "améliorer le monde" en quelque sorte.»
Que peut-on faire on nom de la survie? C'est un peu la question de départ de ce livre. C'est une lecture intéressante dont certains phrases viennent nous percuter tellement elles sont porteuses de sens.
L'histoire est inspiré d'un documentaire (du même auteur) sur un artéfact des camps de concentration Nazi. Excepté une critique un peu bizarre du classique de Art Spiegelman "Maus" au début du roman, j'ai été agréablement surpris.
La narration non-linéaire est utilisée à très bon escient, le récit est original et l'écriture est bien. Un livre qui mérite d'être découvert!
Carl Leblanc, avec son talent d'historien, écrit une fiction touchante concernant l'artefact "Le Cœur d'Auschwitz" réellement situé au Musée de l'Holocauste à Montréal.
J’ai lu ce livre dans un cadre scolaire et j’ai bien aimé la façon dont le roman est écrit malgré qu’à certains moment j’étais assez confuse sur le temps.