Premier roman d'un grand écrivain méconnu dont la prose puissante et imagée nous ramène à l'innocente cruauté de l'enfance, Le Souffle de l'Harmattan a été récompensé par le prix Canada-Suisse en 1988. Cette œuvre fulgurante de douloureuse sensibilité est portée par le langage enfantin des deux narrateurs, Habéké et Hugues, qui tenteront d'arracher à la mort une adolescente gravement malade.
Je n'aime pas particulièrement le style d'écriture de l'auteur. Souvent j'ai eu du mal a comprendre le sens des phrases en raison des mots utiliser. J'ai aussi eu du mal a situer l'âge des personnage pour les mêmes raisons. Le livre a commencer a être intéressant vers les pages 170-180 ... Il faut de la volonté et de l'acharnement pour vouloir finir ce livre mal écrit et peu intéressant ou il n'y a pratiquement pas d'actions sauf dans les 50 dernières pages.
Ce livre trainait chez moi depuis un moment et j’hésitais à l’ouvrir de par le titre et la couverture. Finalement, c’est un page-turner. Naïf et cruel. Imaginatif. J’ai tout aimé.
We didn't understand the poem very well, but we loved the words that descended, it seemed to us, like water drops into a torture chamber. One day, we told ourselves, one fine day, we would understand, that was certain, and we couldn't wait.
Hughes feels like an outsider in his own family. He had been found in a shopping cart in a ditch as an infant, and his parents took him in as they thought they could have no children of their own. But, as sometimes happens, Hughes ended up with two younger siblings and thinks that his family would prefer to be without him. He then meets Habéké, who had lived in Ethiopia until he was nine, and was then adopted by a white Québécois couple during the famine. As two outsiders, they quickly become best friends and run wild together. At first, their adventures mean selling decorated shells to people in their summer cottages, but as their shared fantasies of an imaginary Africa grow, those adventures take a dangerous turn.
The Harmattan Winds is written from the point of view of a fourteen year old boy, but a fourteen year old with the soul of a forty year old beat poet. Both boys are influenced by an imaginary poet they can't understand and the idea that they should be living wild in Africa, free from school and parents and other authority figures. Trudel presents this as the ideal, and for a time, at least when they are spending their summer in a cottage in the countryside, it seems largely harmless. Trudel puts the narration firmly in Hughes's head, letting him describe the ideas and motivations that drive he and his friend, in a way that makes the dangerousness of their exploits clear, even as Hughes tries to make them sound reasonable. Hughes's voice is certainly remarkable and how well you respond to the writing style will determine how much you enjoy this book.
Un roman intéressant qui nous plonge dans l'univers un peu fou de deux pré adolescents dans le Montréal des années 80, l'un québécois convaincu d'être adopté d'Asie (Hugues) et l'autre clairement adopté d'Afrique (Habéké). Le thème de l'identité et de la quête de soi est bien omniprésent et bien articulé. L'auteur écrit à merveille l'imaginaire des enfants et on a presque nous aussi envie de croire aux fabulations tribales d'Habéké. La scène du cabanon-garage qui brûle est inoubliable. Le lecteur se surprendra à sourire souvent tout au long du récit. La fin est toutefois dure, brutale et surprenante. Mon seul point négatif est que Sylvain Trudel fait de trop longues phrases. Autrement, je trouve que c'est un excellent auteur à découvrir.
Ce classique de la littérature québécoise nous replonge dans le monde de l’enfance et de l’insouciance, en nous faisant vivre les péripéties de deux jeunes adolescents qui grandissent dans le Montréal des années 1980. L’imaginaire, la naïveté, la curiosité, l’amitié et la soif d’aventure caractéristiques de l’âge des principaux personnages imprègnent les pages.
Le style est d’une certaine lourdeur; les phrases sont longues et descriptives, ce qui crée une certaine cassure avec l’histoire et les dialogues. Néanmoins, le récit est captivant et empreint d’une belle profondeur et de sensibilité, avec des pointes d’humour.
Une lecture qui fait sourire, qui émeut et qui porte à la réflexion.
You know what I remember this book for? That one entire story arc where the two guys kidnap a sick girl into their wood cabin and are convinced that "magical" healing will heal her. The girl can't talk, can't move much either, but these two teenagers are 1000% convinced that they can read her mind and that she'll get better in their cabin than in a hospital with respected medical professionals. You can imagine how it goes from there. I sometimes question my high school French teacher's judgment. I get we were in senior year and all, but dude. I'm sure there were other books out there to consider for the curriculum.
Sylvain Trudel a écrit surtout des livres jeunesse depuis ce premier roman. Très touchant que cette histoire d'enfants dans un univers d'enfance, incompris des grands. Les malentendus autour de mots ou d'expressions qui prennent des allures de plus en plus dramatiques au fur et à mesure où l'imaginaire des enfants s'éloigne de la réalité des adultes et des parents. Tant que nous savons entretenir notre sens de l'émerveillement et de l'espérance en l'absolu, nous gardons nos vies dans la marge du magique et des possibles sans limites... même avec les deux pieds sur terre...
Un ouvrage touchant sur la force de l’amitié entre deux jeunes préadolescents qui souffrent d’un mal d’identité. Le roman est écrit en prose, il faut donc se donner le temps d’apprécier le style. C’est magnifiquement douloureux d’être témoin de cette quête d’appartenance et je me sentais impuissante devant tant de divagations et de fabulations; ces deux garçons sont perdus dans leur monde imaginaire, là où ils croient avoir une raison d’être. Bravo!
J'ai lu ce roman il y a très longtemps, alors que j'étais encore sur les bancs de l'école secondaire.
Hugues et ses yeux bridés, Habéké et sa peau chocolat, sont des amis qui partagent tout. Leurs rituels, leur conceptions , basée sur une philosphie étrange et peu commune à deux jeunes adolescents, ainsi qu'aux coutumes africaines, font d'eux des marginaux.
Pas mauvais, mais sans plus.
A le mérite d'aborder l'adoption et la recherche de ses racines.
Roman particulier et imaginatif. L’auteur fait souvent des jeux de mots un peu à la Sol mais dans un univers parfois plus difficile à comprendre, dans un univers d’imaginaire enfantin, pré-adolescent. J’ai retrouvé un peu cet imaginaire dans le dernier roman de Kevin Lambert, Les sentiers de neige.
Une histoire qui nous berce dans l'imaginaire de l'enfance par sa poésie. Mais cette enfance est loin d'être joyeuse. La vie est parfois terrible, mais racontée pour apprécier ses sublimes détails.
Un peu réticente au départ pour finalement découvrir une écriture agréable et voir des sujets délicats développés dans ce court opus. A découvrir sans a priori.