Au terme de votre vie, à combien estimez-vous le nombre de minutes au cours desquelles vous avez commis une erreur irréparable ? De celle dont les conséquences régissent d’une douloureuse tyrannie vos agissements futurs jusqu’au trépas. Mon acte manqué ne dura pas plus d’une fraction de seconde et pourtant ma mémoire fracturée me renvoie sans cesse à cet instant précis tandis que la course du temps poursuit son inaltérable marche, m’éloignant toujours un peu plus de ce que j’ai perdu ce jour-là. Je me demande si notre dernière heure venue, les remords s’effacent, nous délestant ainsi d’un bagage bien lourd vers l’au-delà ou le néant, peu importe. Puis je me souviens alors qu’il s’agit là d’une délivrance qui m’est interdite, condamné à porter sur mes épaules ce fardeau à travers les âges, à moi qui suis immortel.
L’amour ne devrait jamais être éternel, car nul ne pourrait endurer tant de douleur.
Un petit livre court mais très sympa, dans l'ambiance du fantastique classique et romantique.
Je trouve que le résumé éditeur donne vraiment une bonne idée du livre donc je vous le laisse pour une fois plutôt que de faire le mien :
Au terme de votre vie, à combien estimez-vous le nombre de minutes au cours desquelles vous avez commis une erreur irréparable ? De celle dont les conséquences régissent d’une douloureuse tyrannie vos agissements futurs jusqu’au trépas. Mon acte manqué ne dura pas plus d’une fraction de seconde et pourtant ma mémoire fracturée me renvoie sans cesse à cet instant précis tandis que la course du temps poursuit son inaltérable marche, m’éloignant toujours un peu plus de ce que j’ai perdu ce jour-là. Je me demande si notre dernière heure venue, les remords s’effacent, nous délestant ainsi d’un bagage bien lourd vers l’au-delà ou le néant, peu importe. Puis je me souviens alors qu’il s’agit là d’une délivrance qui m’est interdite, condamné à porter sur mes épaules ce fardeau à travers les âges, à moi qui suis immortel.
L’amour ne devrait jamais être éternel, car nul ne pourrait endurer tant de douleur.
Quand j'ai sorti ce livre pour un challenge, en fait j'avais presque oublié sa présence dans ma PAL. Du coup j'ai été contente de le sortir, surtout qu'il se lit vraiment très vite et que j'ai passé un bon moment.
L'histoire commence en Angleterre dans les années 1850, à peu près en même temps que l'exposition universelle dans laquelle nos héros font d'ailleurs un tours. Notre personnage principal, Josiah va rencontrer par hasard Abigale, jeune fille appartement à la noblesse désargentée de la province dont il est originaire et ou il revient pour échapper un peu à l’effervescence londonienne. Leur histoire d'amour est forte mais contrariée et c'est la que commence le désespoir de notre héros qui va tout faire pour essayer de retrouver sa bien aimée ...
On est dans un roman sombre et gothique, assez violent certaines fois mais pas jusqu'a sombrer dans l'horreur ou le gore. Josiah est un Lord typique de l'époque en plus d'être un vampire ce qui le rend encore pire sur ce point. Il est égoïste et extrêmement sur de lui et de ses valeurs. Du coup quand par sa faute tout part en sucette, il a vraiment du mal à gérer cet échec, il accumule les maladresses.
En fait Abigale lui a rendu son humanité durant le peu de temps qu'ils passent ensemble lors de la cours de Josiah. Et du coup il se rend compte qu'il est à nouveau capable de sentiments et ceux ci sont exagérés. Du bonheur celui ci tombe dans le plus profond désespoir, c'est un personnage très torturé.
L'écriture est vraiment du même genre que celle du résumé, assez poétique et un peu chargée, ce qui rend bien pour un livre historique je trouve. Et malgré ça le rythme est plutôt assez rapide. Après c'est sur que le livre est court donc on n'a pas le temps de s'ennuyer.
C'est vrai que l'intrigue prend des tours que je n'aurais pas forcément imaginé en commençant le livre mais justement c'est sympa que ça change un peu et j'ai vraiment bien aimé la fin.
Un livre que je ne regrette pas d'avoir sorti du fin fond de ma PAL. C'est vrai que ça ne sera pas forcement ma lecture de l'année mais j'ai tout de même passé un bon moment malgré la rapidité de ma lecture.
Une histoire intéressante en soi, mais je ne saurais dire si je l'ai aimée ou juste trouvée "OK".
Je l'ai appréciée pour la façon dont elle traite l'aspect éphémère des choses, l'intensité des sentiments, l'aspect "mieux vaut connaître un bonheur court que rien du tout". Mais j'ai eu un certain mal avec le style, qui sur le long terme semble redondant et un peu lourd — surtout quand il est appliqué aux dialogues, en fait (cela donne un côté "monologue de théâtre", assez artificiel). Je pense que j'aurais aimé en savoir plus sur certains personnages secondaires, qui auraient mérité d'être traités plus en profondeur, et moins de lamentations de la part du vampire (pour un soi-disant monstre, je l'ai trouvé très émotif).
Le coeur de ce roman est l’histoire d’amour qui lie Josiah à Abigail qui sont devenus pour moi un couple emblématique au même titre que Roméo et Juliette, Tristan et Iseult, etc.
Que dire sur ce livre ? Avant toute chose, un petit mot sur la couverture que je trouve sublime. Cette personne dont on ne voit pas le regard, que l'on dit être le miroir de l'âme, qui semble allongée dans un cercueil est tout à fait intrigante. Le titre semblant être dessiné à l'index, la plaque contenant le nom de l'auteur, on sent déjà que l'on pénètre dans un monde sombre. Rien n'est laissé au hasard et cet avant-goût est très plaisant, mais passons au contenu.
Ce livre nous transporte dans une autre époque. Le début se déroule en Angleterre durant l'ère victorienne et le personnage qui nous transmet en majorité le récit via son point de vue est Lord Josiah Scarcewillow, qui nous régale de son langage soutenu propre à son rang et son temps. Ceci bien sûr malgré l'évolution du monde extérieur, qui se modernise. En effet, les quatre parties qui constituent le roman permettent également des ellipses nous faisant traverser les siècles jusqu'au monde actuel. On pourrait penser que cette délicatesse linguistique est gênante, car peu habitué à ce style, mais il n'en est rien puisque l'on se fond allègrement dans le récit et dans les pensées du noble vampire. On se délecte donc de l'écriture de l'auteur qui est tout à fait charmante et nous intègre au cœur de l'histoire.
Quelle est-elle ? Josiah est un vampire qui décide de quitter Londres, devenue trop dangereuse pour son état, afin de rejoindre le domaine de ses ancêtres. Il y retrouve son fidèle majordome, Rudolf Collins qu'il a transformé jadis. Pendant que son domestique rénove la demeure pour la rendre plus habitable, Josiah se rend dans les bois de sa propriété afin de chasser. Il y rencontre Abigale Bellflower agenouillée près d'un renard ayant reçu une balle de fusil. Cette jeune fille bouleversera la vie du vampire qui réalise que le renard pourtant mort peut ressentir l'amour de cette personne. Vous l'avez deviné, il s'agit d'une romance entre un vampire et une humaine. Je ne suis pourtant pas une adepte de la romance, mais je dois avouer que celle-ci m'a conquise. L'auteur nous dépeint un amour entre deux êtres antagonistes de bout en bout qui doivent supporter tellement d'épreuves que l'on se dit que le destin est vraiment impitoyable avec eux. Le récit nous surprend à de nombreuses reprises, avec des retournements de situations rarement heureux, et l'on partage la peine et la torture infligées aux deux amants, ainsi que les souffrances qu'ils s'infligent envers eux-même. Qu'on se le dise, cette romance est maudite. Les deux amants ne vivent pas la parfaite idylle car au moment où le bonheur s’immisce à travers une petite étincelle, cette dernière est aspirée pour ne laisser que ravage et douleur. Ainsi, on ne sombre jamais dans la facilité et la niaiserie. De même, si Josiah endure la pire des tortures et se laissera aller à un état de dépression, il conserve et développe même son animalité de vampire ce qui offre au lecteur des moments de cruauté digne de la créature de la nuit. Le gore n'est pas présent, mais cela demeure sanglant et parfois dégoûtant car on ne nous épargne pas non plus les détails par de jolies ellipses. Josiah est un prédateur et le récit nous le rappelle sans cesse.
Cependant, les personnages sont attachants. On pourrait se détourner de ce vampire qui n'hésite pas à tuer avec une once de sadisme, et pourtant les choses semblent normales sous son regard. De plus, on le voit lutter entre sa monstruosité et son humanité qu'à fait renaître Abigale, ce qui est un des points importants du roman. On assiste notamment à une réflexion sur le temps, sur cette éternité que subit Josiah qui se révèle être une malédiction alors que l'être humain cherche le moyen de vivre indéfiniment. Il y a également un rapport à la vieillesse très touchant, notamment dans le personnage de Rudolf qui est des plus touchant. Abigale représente l'humanité, la fraîcheur dans la vie devenue fade du vampire, mais elle incarne également la vie éphémère et celle qui comprend en premier lieu des choses essentielles sur l'amour qu'éprouve les deux amants. C'est un vrai délice que de voir évoluer ces personnages autour de ces problématiques qui gravitent autour de la plus forte d'entre elles : le deuil. Voir les choix des personnages, leur ressenti vis à vis de cela, c'est très intéressant.
Even Dead things feel your love est un souffle d'air frais parmi cette littérature fantastique vampirique. Ce livre allie le mythe classique à des pointes de créativité qui nous prouvent que le vampire a encore de beaux jours, ou plutôt de belles nuits devant lui !
Dans la pure tradition du roman gothique, Mathieu Guibé nous offre une histoire sombre, terrifiante et démoniaque. Even dead things feel your love envoûte autant qu’il dérange. Le lecteur est tout d’abord saisi par l’incroyable beauté du texte qui donne toute sa splendeur à cette histoire, qui sublime à la perfection toute la noirceur de la nature horrifique de Josiah Scarcewillow et élève l’Amour vers un sentiment aussi puissant que ténébreux. « Après tant d’années, ce fut une jeune fille et un renard qui m’en apprirent plus sur la mort et cette leçon fut l’engrenage qui allait modifier le reste de mon existence : même les choses mortes pouvaient ressentir de l’affection.. » Mais cette beauté effrayante nous foudroie aussi dans toute son horreur. La nature vampirique du héros nous est présentée comme une abomination, un état malfaisant où toute part d’Humanité a disparue pour laisser place à un monstre avide de sang et de chair. Depuis que Josiah est devenu un vampire, son Éternité se remplit d’actes aussi horribles qu’égoïstes. Oui, Josiah n’est pas de ces vampires « végétariens » qui se fondent entre les humains et essaient de mener une vie des plus « normales ». Non, Josiah est un vampire à l’apparence de gentleman anglais qui certes vit au milieu des Hommes mais uniquement pour assouvir des besoins vitaux et démoniaques. Il est avant tout un chasseur, qui ne donne aucune valeur à l’espèce humaine, à laquelle il a pourtant appartenu. « Vous m’avez demandé ce que j’étais comme jouet. Je suis ce diable à ressort. D’apparence, rigide, sobre et inoffensive, une fois la boîte ouverte, le monstre jaillit, totalement incontrôlable et tellement effrayant. On peut refermer la boîte, mais le diable demeure à l’intérieur et bien qu’il soit invisible, on sait qu’il est là et l’on redoute l’effet de sa prochaine apparition. Je suis un jouet que l’on offre pour une mauvaise blague, je ne suis pas de ces jouets que l’on rêve de posséder étant petite fille. » « C’est bien parce que je connais vos plus sombres ténèbres que j’ai pu y trouver la lumière. » La rencontre de Josiah avec Abigale, jeune mortelle, va réveiller chez lui des sensations et sentiments qu’il croyait disparus depuis longtemps. Toute la joie de vivre d’Abigale va littéralement fasciner Josiah qui verra en cette jeune femme, non pas une proie mais la possibilité de changer d’existence car elle va lui prouver une chose à laquelle il ne croyait plus : « même les choses mortes peuvent ressentir de l’affection ». Mais l’Amour infini et entaché par la convoitise et l’égoïsme va se révéler être la chose la plus douloureuse qu’il ne lui fut donné de connaître. « Pourtant, aussi charmante pouvait-elle être, j’étais un vampire et elle était humaine. Nous étions comme les deux faces d’une pièce dont la tranche était la mort. » « Pourquoi faut-il que je t’aime autant à la manière d’un homme que je ne suis plus ?! » Le livre se découpe en quatre parties avec comme fil conducteur la lente chute de Josiah qui sombre progressivement dans la monstruosité de plus en plus crue. Les actes et les mots sont durs, froids et on se surprend à détester le héros par moments et à nous apitoyer sur son sort à d’autres. L’histoire entre Josiah et Abigale nous fait découvrir ce qu’il y a de plus beau et de plus douloureux, dans ce que les amours impossibles ont de plus cruel. « Tu peux ignorer ta nature, tu peux la combattre, mais tu ne peux pas la changer. Elle nous définit et si autrefois elle nous a unis, aujourd’hui, elle nous oppose. » Je n’en dévoilerai pas plus de l’intrigue elle-même car sa découverte par le lecteur est tellement magique que ce serait gâcher votre plaisir. Les évènements s’enchaînent pour nous mener vers des sommets de sensations de la première à la dernière page. Je conseille vivement ce livre à tous ceux qui aiment les romans gothiques, l’écriture fine et aboutie, les histoires d’amours absolues. Nul besoin d’aimer les vampires et autres démons pour apprécier cette lecture, je gage que n’importe quel lecteur pourra y trouver ce qu’il aime. Entre fascination et mal aise, vous ne pourrez que succomber à Even dead things feel your love.
Even dead things feel your love fut l'occasion de revenir à mes vampires chéris... Je crois bien que le dernier roman du genre que j'ai lu était Réminiscences, par miss Caldera qui a d'ailleurs écris la préface de EDTFYL... à moins que ce ne soit un Anita Blake peu convaincant... Bref !
Even Dead Things Feel Your Love, c'est l'histoire de Josiah, un mélange de Louis de la Pointe du Lac et de Lestat de Lioncourt, qui va (rapidement) faire la rencontre de Abigale, une humaine. Seulement voilà, Josiah étant un vampire, leur histoire ne va évidemment pas se dérouler comme prévue...
Cela commence comme toute histoire vampirique typique : une créature de la nuit tombe éperdument amoureuse d'une mortelle et condamne inévitablement leur relation. Mais là où Mathieu Guibé s'est montré original, c'est que cette romance ne va pas suivre une chemin classique... Et je n'en dirai pas davantage afin de ne pas spoiler tout futur lecteur de cet ouvrage.
LES PLUS Comme écrit précédemment, l'histoire est originale et surprenante car le quatrième de couverture ne dévoile absolument pas l'intrigue et, si vous vous abstenez de lire les chroniques de EDTFYL, vous ne savez pas à quoi vous attendre... Le héros, narrateur, est un vampire, oui. Mais c'est tout ce qu'on sait. L'ambiance est comme j'aime la retrouver dans toute histoire de vampire : du victorien british mêlé à une ambiance gothique, parfois gore, avec quelques légères pointes de steampunk. Mathieu Guibé connaît ses classiques. D'ailleurs, on sent clairement l'influence Anne Rice dans l'écriture et l'univers développé et bien détaillé. Il y a une balance parfaitement équilibrée entre amour, sexe, sang, gore, lamentations... Josiah est un vampire dans toute sa splendeur ! L'auteur semble être doué pour le suspens car à aucun moment je ne pouvais prédire ce qui allait arriver ; j'avais bien deux théories concernant la fin mais elles se sont révélées totalement fausses ; la conclusion est mieux que ce à quoi je m'attendais. La couverture signée Alexandra V. Bach est magnifique et plus qu'adéquate, c'est d'ailleurs elle qui a fait que ce livre se soit retrouvé dans ma PAL.
LES MOINS L'écriture justement est un peu trop souvent chargée ; le mélange de récit soutenu avec un plus moderne peut parfois déranger puisque la syntaxe n'est pas toujours agréable. J'ai également trouvé quelques coquilles par ci, par là. Le roman n'est pas bien épais à mon goût : EDTFYL est une sorte de condensé de la vie de Josiah, sans avant mais avec un pendant et un après Abigale. Cela permet de voir l'évolution du personnage mais pas de s'attacher à lui.
J'en attendais beaucoup de Even dead Things Feel Your Love et j'ai donc été un peu déçue... Déçue qu'il soit aussi "court", déçue de n'avoir pas été tant absorbé par la romance entre Josiah et Abigale, même si deux scènes m'ont particulièrement touchée. J'aurai en effet aimé en apprendre plus sur la vie du narrateur... Mais je crois justement que c'est ce que Mathieu Guibé cherchait à mettre en valeur : l'importance que peut avoir l'influence d'une seule personne sur votre vie, celle qui fait que vous ne voyez plus le passé mais bien le pendant, celle qui vous fait envisager le futur. J'ai aussi vu dans cette histoire une ode aux souvenirs, ceux qui restent et qui ne disparaissent pas en même temps que la personne qui nous a quitté et qu'il vaut sans doute mieux vivre peu mais bien que de vivre longtemps dans la tristesse.
"En résumé, un livre que je suis ravie d'avoir lu et découvert. Des personnages très attachants, et assez loin de l'image que l'on peut se faire des vampires. Bien que Josiah garde son côté buveur de sang, derrière se cache un cœur rempli d'espoir et d'amour, lorsqu'il croise celle pour qui il tentera tout, même l'impossible. Une plume délicate, qui nous immerge dès les premières lignes dans ce roman que je vous conseille fortement, pour ceux qui veulent une histoire de vampires, teintée d'une belle romance."
Cette lecture m'a laissé un subtil arrière goût amer. Le roman a une ambiance tellement sombre, lourde, qu'on pourrait nous lecteurs, tomber dans la mélancolie comme le personnage de Josiah. Je vous conseillerai bien, de ne pas le lire quand vous connaissez un coup dur, se sera à vos risques et périls. Même, si j'ai relevé plusieurs point négatifs, j'ai passé un très bon moment avec cette lecture. Je suis tout de même contente de l'avoir fini, sinon je crois bien que la tristesse ne m'aurait pas lâcher d'une semelle pendant un moment !