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Quelle belle lecture ! Les mondes et les époques se succèdent au cours des neuf vies de la princesse Gaya. Mention spéciale pour la dernière, l'histoire de Guaya, la plus poétique de toutes. Les illustrations de Lejonc sont également magnifiques.
Projet éditorial singulier comme aime parfois en mener Little Urban, après une adaptation en grand format d’un classique avec Maroussia ou le détournement de nos chères fables avec Les fabuleuses fables du bois de Burrow, c’est au tour du roman picaresque et du roman initiatique d’être revisité pas moins de 20 petites mains !
Tel un jeu dans un atelier d’écriture, les 10 auteurs de ce recueil ont joint leur force pour nous conter le destin d’une princesse : Gaya, dans ses 9 incarnations, à 9 moments différents de l’histoire de notre planète et dans 9 styles différents, tous portés en images par Régis Lejonc. Sacrée aventure ! Il a dû falloir beaucoup de patience et d’abnégation pour le mener à bien, ainsi qu’une sacrée organisation, car toutes les pièces du puzzle s’agencent à merveille dans ce grand tout qui nous conte le désir de liberté de 9 femmes qu’on pense être différentes mais qui sont toujours la même.
Ainsi chaque auteur a pu choisir le style d’histoire et d’héroïne qui lui convenait, le lieu et l’époque aussi, afin de varier les plaisirs et de trouver son identité, après le défi que leur a lancé Régis Lejonc en confiant à chacun une illustration différente représentant son histoire qu’il allait devoir développer. Un sacré défi créatif relevé haut la main ! Ainsi, c’est Ghislaine Roman qui ouvre le bal dans un univers de conte de fée chevaleresque ; suivie par un Alex Cousseau qui nous emmène en Asie ; tandis qu’avec Thomas Scotto, on plonge au coeur d’une forêt de géants ; forêt primordiale reprise par Fred Bernard à la sauce Conquistador ; alors qu’Anne Jonas nous emmène plutôt voguer sur les mers à l’époque des découvertes ; qu’Annie Agopian reste dans les îles mais évoque avec force l’esclavage et les enfants métis ; avant de revenir plus près de nous dans des forêts à la Robert Morris avec Anne Cortey ; puis un étrange quotidien à la Lewis Carroll avec Cécile Roumiguière ; pour finir par une modernité ancestrale à la Coco chez Henri Meunier. Que de voyage, que de lieu, d’époque, de cultures, de références !
Ce fut une lecture totalement dépaysante mais comme chaque artiste a imprimé sa marque, je peux dire que j’ai été plus sensible à certains qu’à d’autres, l’univers aidant ou bloquant. Cependant, j’ai aimé l’unité du tout avec sa mise en page soignée où chaque chapitre s’ouvrage sur une note colorée et se referme sur un médaillon doux-amer, le tout accompagné des dessins splendides et saisissants de Régis Lejonc en grand format. Ce portraitiste de talent m’a régalé d’une histoire à l’autre. J’ai aimé également le fil rouge qui se déploie d’une histoire à l’autre : la liberté des femmes, la lutte contre toute forme d’oppression, le droit à l’imaginaire aussi. Ces femmes ont toutes été inspirantes peu importe leur parcours et elles retranscrivent ainsi très bien le mythe de la réincarnation dans leur désir perpétuel de sortir des carcans de leur monde.
Nous sommes ici avec un bel objet mais un objet destiné à un public déjà un peu grand car le destin de ces femmes n’a rien de facile. Sous couvert de fantastique, les auteurs abordent les questions telles que l’esclavage, le mariage forcé, le colonialisme, la maltraitance, la différence et j’en passe. C’est souvent dur. Les pointes d’espoir sont présentes mais rares. On célèbre plus la force et le courage que la réalisation, collant ainsi à la réalité et ne cherchant pas à enjoliver. Ayant un âme sensible et poétique, j’ai été plus emportée par les récits plus doux de Gaya (au début) et Gillian et Gayane (à la fin), mais j’ai également beaucoup apprécier les aventureuses Galla et Goia. Nulle doute que vous trouverez vous aussi vos chouchous au milieu de ces 9 portraits !
Objet singulier, objet surprenant, objet puissant, Les 9 vies extraordinaires de la princesse Gaya sont une proposition surprenante à l’heure où notre société est de plus en plus individuelle : une oeuvre collective, un défi créatif lancé à 9 auteurs de talent, dans le but commun de célébrer la liberté de la femme. J’ai parfois été hermétique à certaines histoires à la rédaction trop rigide mais je salue le projet et l’ambition. Le message m’a bien trouvé et l’évasion m’a emportée. Bravo pour cette riche aventure éditoriale !
Les 9 vies extraordinaires de la Princesse Gaya est ma dernière lecture de l'année 2023. J'ai pu découvrir ce livre grâce à la Masse critique de Babelio et aux éditions Little Urban. Au fil des siècles, la Princesse Gaya, se voit offrir 9 vies par la Mort en personne. Neuf vies pour vivre des aventures et trouver la liberté tant désirée.
Ce livre met en avant les neuf vies que la mort a octroyée à la Princesse Gaya, une princesse bavaroise du Moyen-Age. A travers ces neuf histoires, nous découvrons neuf plumes différentes. Chaque histoire est écrite par un auteur différent et cela se ressent car les style sont bien évidement différents. Le livre est ponctué par les jolies illustrations de Régis Lejonc.
A travers les neuf vies de Gaya, nous pouvons voir l'évolution de la société au fil des siècles. Malgré les années qui défilent, toutes les incarnations de Gaya se battent pour leur liberté que ce soit face au monde qui oppresse les femmes, face à aux différentes familles qui imposent leurs choix de vie ou encore face à une société patriarcale opprimante.
J'ai préféré Galla, une jeune femme qui s'est fait dicter sa vie du début à la fin. J'ai bien aimé qu'elle choisisse la piraterie pour s'émanciper du destin choisit par son père. J'ai également apprécié Goia, cette jeune métisse, fille d'une esclave et du maître de la plantation. Elle arrive à se forger un grand destin. Gawa quant à elle, est sans jugements par rapport aux colons espagnols qui arrivent jusque dans son bout de jungle. Guaya l'améridienne est peut-être la plus résiliente puisque c'est elle qui doit accepter la mort. Toutes les Gaya sont suivies par le chat de la Mort qui veille sur elles. J'ai bien aimé les clins d'œil qu'apporte sa présence. Pour toutes ses vies, Gaya aura eu un début triste, tout comme sa fin. Malgré tout, elle apporte plein d'espoir.
Pour conclure, Les 9 vies extraordinaires de la Princesse Gaya, retrace avec brio, la vie de neuf femmes qui, au fil du temps rêvent toujours de liberté et d'émancipation. Elles se battent, se révoltent ou fuient afin d'y arriver. Toutes ces histoires sont ponctuées de jolies illustrations afin de donner vie à toutes ces Gaya.