La Metastation est la mégalopole imaginaire néo-colonniale où se croisent et se racontent les personnages singuliers, les inadaptés, les anticonformistes de l'univers unique de Bérénice Motais de Narbonne.
La meilleure manière que j’aie trouvée pour décrire cette BD, c’est : un trip sous acide dépressif et révolté. La première partie est plus métaphysique que la seconde qui m’a moins plu. Alors que le genre de BD qui se veut volontairement incompréhensible de manière injustifiée a tendance à m’irriter, celle-ci portait un réel propos tangible intéressant et intelligible mêlé à du farfelu qui y trouvait étrangement tout à fait sa place. Le dessin joue sur un contraste extrême en n’utilisant que le blanc et le noir, des trais épais à l’aspect presque visqueux et qui donnent à ce monde dystopique une apparence dégoulinante. Je dis « dystopique », mais il ne faut pas s’attendre à une dystopie « classique » que l’on s’imagine en entendant le mot. On y retrouve bien sûr les éléments clés du genre : un Etat totalitaire, la majorité de la population réprimée et vivant dans les bas-fonds, les parias hors des limites de la vile… Mais on ne parvient pas à saisir ce qui est réel ou non. Tout semble flotter hors d’atteinte… Les personnages meurent et ressuscitent, leur conscience vole au-dessus de la ville, les corps se transforment ; tout semble être hallucination et pourtant s’inscrire dans une intrigue bien réelle de révolte contre une société qui oppresse. Je ne m’attendais pas à aimer cette lecture à cause de son style graphique si particulier et de son côté métaphysique et parfois dérangeant, mais j’ai été extrêmement surpris•e de me voir l’adorer. Au niveau du dessin, il est très intéressant de constater que cette BD montre les traces d’une influence du manga sur les auteur·ices d’aujourd’hui. Bien que son style soit unique, cette influence est bel et bien présente ; dans les visages des personnages, leurs expressions… Le protagoniste Gael dit lui-même : « moi j’ai toujours eu cette gueule de manga pas cher ».
An absolutely wild, psychedelic and revolutionary romp through the innards of neo-collonialist capitalism. Fifth Element by way of Mad Max with some Blade Runner thrown in for good measure. The visuals will give you a good idea of the story. It's dark and messy, but also fun and unique. We follow Gael, who lives in the impoverished underbelly of the Metacity, in the shadow of the "glass castles". As a night of partying turns sour, and he ends up getting chased by the cops, he takes a leap of faith and lands with the outcasts, trying to dismantle the system. It's punk as can be, and has the makings of a cult classic
I could get a few of those frames tattooed on me. The soft eaten earth. En vrai j'ai juste adoré. J'en veux plus, tellement plus de cet art là. Bibliothèque de Saint Jacques de la lande.
Franco-Vietnamese writer/artist Bérénice de Narbonne puts the PUNK into cyberpunk with this psychedelic, dystopian teen dream of a graphic novel. Metadoggoz feels equally influenced by Neuromancer, Love and Rockets, Blade Runner, and Tekkonkinkreet, but has a dark yet delightful style all its own. Lose yourself in a futuritic fairy tale of altered reality, youthful alienation, and uber-gritty mega-city living. 8/10