Ces notes ont été prises au jour le jour dans un (discret) carnet de poche lors d'un périple en Corée du Nord effectué au printemps 2011. Dégagé du souci illusoire d'embrasser la complexité d'un tel pays, affaire d'historiens ou d'observateurs spécialisés, mon propos se voulait plus modeste : raconter ce que l'on voit du « paradis rouge » ou plutôt ce qui, dans un cadre très contrôlé, en était dévoilé. En quelque sorte, un journal de voyage, attentif mais distant, amusé parfois, jamais dupe, dans ce royaume énigmatique dont un diplomate américain affirmait récemment que l'on en savait moins sur lui que sur nos galaxies lointaines. Depuis, Kim Jong-il, le « Cher Leader », appelé aussi le « Cerveau parfait », a trouvé la mort en décembre 2011 dans son wagon blindé. Il a été remplacé par Kim Jong-un, son fils, trente ans à peine, un total inconnu, après des scènes d'hystérie collective qui ont fait le tour des écrans. Si, entre deux apparitions dans des parcs d'attractions, le jeune homme joufflu et souriant a semblé montrer un désir de réformes (il est vrai que son économie est laminée), celui qui est devenu le « Grand Successeur », autopromu général puis maréchal des armées, a poursuivi derechef les essais balistiques et le programme nucléaire de ses aînés. Qu'il ait épousé une ex-starlette de la pop, la jolie Ri Sol-ju, autorisé l'usage du vélo et les chaussures compensées pour les Nord-Coréennes, ne pèsent guère. A ce jour, ce changement calculé d'image n'affecte en rien sa politique de fond et l'assise de sa dynastie. Un étau de fer étrangle toujours ce pays reclus où, sous un régime parmi les plus répressifs du monde, derrière des frontières verrouillées, hérissées de miradors, la majorité de la population survit dans une prison à ciel ouvert.
Je sais pas par où commencer, tellement la lecture est pénible et soporifique. Un récit-voyage qui n'en est pas un finalement. L'auteur se fait passer pour un agent de voyages, au lieu d'un simple touriste, sans doute pour mieux découvrir ce royaume ermite. Il est accompagné d'un ami, qui pendant toute sa vie, n'a jamais mis ses pieds hors de la France. Une fois arrivée, il énumère tout ce qui ne lui plaît pas. "Absence du bon café", "architecture insipide", "personnel froid" etc. Il prend la place d'un voyageur occidental ethnocentrique (typique de certains Français et Américains). On mange comme des Asiatiques, en glouton, il écrit (sachant que l'Asie ne se résume pas à seulement celle de l'est).
On y trouve finalement 30% du contenu du livre qui décrit son voyage réellement et sa façon de contourner les restrictions imposées par ses guides (il fait mieux peut être de se rappeler que ses guides porteront tout blâme auprès des autorités en cas de problème). Il va dans le pays le plus isolé du monde de son propre gré, mais une fois sur place, se plaint constamment des restrictions trop sévères, des guides pas assez complices, de l'absurdité de tout ce qu'il voit. C'est le genre de personne qui voyage pour renforcer ses préjugés, qui se délecte à trouver chaque indice qui affirme tout ce qu'il a lu depuis son pays libre et heureux. Finalement il a fait très peu de contact avec les locaux, il a mangé dans tel et tel resto, passé la nuit dans tel ou tel hôtel et allé voir tel ou tel monument. J'ai lu des blogs par des Américains qui voyagent en Corée du Nord beaucoup plus informatifs, éclairants, et intéressants que ce livre. Une grosse partie de ce livre est consacrée à ses pensées, à ses rêveries un peu trop fantaisistes avec des références que lui seul peut comprendre, et à ses plaintes et son asphyxie d'être coupé du monde. Autre point avant que j'oublie, si jamais vous cherchez un récit-commentaire sur le livre "Mardi" de Herman Melville, procurez ce livre car vous y trouverez des pages et des pages de blabla décrivant en détail de ce qu'il lisait (c'est quoi le rapport, au juste?). Ressemblant plus à un journal intime qu'à un récit voyage pour le grand public, je déconseille ce livre.
Récit de voyage accompli par Coatalem et un de ses amis en Corée du Nord, ce livre commence par un compte-rendu parfois amusé de l'itinéraire hautement surveillé, chronométré et millimétré conçu par l'Etat pour le représentant d'une agence de voyage qu'il prétendait être. Foin de musées grandioses, de visites de villages ou de fêtes traditionnelles, la réalité est beaucoup plus sordide. Les conditions de vie sont affreuses, la pénurie alimentaire se fait sentir pour (presque) tous, l'impression ressentie est que ce peuple vit la tête basse (ou au garde-à-vous), sans oser regarder autour de soi ou dire quoi que ce soit de peur des représailles. L'amusement tourne assez rapidement à la colère, voire à la dépression - forcément, raconter ce qui se passe sous une dictature n'est pas gai. Je n'ai pas appris grand-chose que je ne savais déjà, mais étant donné les conditions dans lesquelles se sont déroulées ce voyage surveillé, j'en ai plus retenu une sensation d'étouffement. Coatalem, à la fin, pense d'ailleurs à ses guides/agents de surveillance en se demandant si ce livre ne va pas leur retomber dessus... Une anecdote : un jour, il lit un ouvrage qui tombe dans la baignoire. Le livre étant impossible à sauver, il le jette à la poubelle. Plus tard, sur la route, coup de fil, contrôle, pourquoi a-t-il laissé ce livre dans sa chambre, dans quelle intention ? Evidememnt, parce qu'il était mouillé et illisible. Mais, par mesure de prudence, l'ouvrage sera détruit.
"Quant aux livres du département français [du Palais des Etudes du Peuple, à côté des 50 oeuvres complètes reliées et traduites en diverses langues de Kim Jong-il], il nous a été déposé non sans fierté sur une table (conçue par Kim Jong-il en personne) un ouvrage sur la cuisine romande, un album à dos spiralé sur la botanique des Alpes, et un précis d'électromécanique pour les machines-outils, ce qui nous a peu servi."
Un nouveau récit sur ce que les Occidentaux peuvent voir de l’ubuesque, la totalitaire, la potemkimesque Corée du Nord lorsqu’ils parviennent à s’y rendre. Rien de très original depuis la fantastique bd Pyongyang de Guy Delisle, si ce n’est ces phrases qui d’un seul coup surgisse : « Je rentre. Je lis contre la nuit qui tombe, contre le vide de ce voyage qui n’en est pas un, ma solitude marécageuse ce soir-là, mon amertume épaissie. J’ai été piqué par quelque chose, une pointe d’absence, et par la blessure du doute, je suis empoisonné de tristesse. Je suis en Corée du Nord, ce désert profond, et mes démons un à un me reviennent, ils sont coriaces, ils sont sur mon lit, couchés pareils à de grosses bêtes errantes, des yeux crevés, ils sont mes portes sombres, ils ont un rire d’escalier froid, des pattes humides de truc mort toujours vivant, et je n’ai rien pour les tromper, pour m’étourdir, me rattraper, me réchauffer. »
Ps: à la lecture des commentaires (pour la plupart critiques) sur ce livre avec lesquels je suis plutôt d’accord, on en vient par extension de la paranoïa totalitaire à se demander si les services nord coréens n’essaient pas de discréditer cet ouvrage!
Je suis fascinée par la Corée du Nord et j'aime beaucoup lire tout ce que je peux trouver sur le sujet. En me baladant à la bibliothèque, j'ai vu cet ouvrage là avec un titre intriguant donc je l'ai pris, mais au final, je suis déçue. Ce livre n'apporte vraiment pas grand chose, je trouve l'auteur pompeux, sans empathie, et qui pense avoir tous les droits, en se vantant de contourner les restrictions et obligations imposées par ses guides, ce qui est vraiment insupportable (surtout que des touristes en sont morts, et les guides et leurs familles des guides eux-mêmes sont un peu en ligne de mire également, mais allez-y, courez partout pour vous faufiler dans un musée). L'idée du journal de bord est assez mal exploitée; l'auteur se retrouve dans des lieux qui ont l'air intriguants et fascinants, mais les descriptions sont vraiment médiocres, et il passe plus de temps à se plaindre de la froideur des gens, de la tristesse du pays etc, au lieu de plus partager ce qu'il découvre. Et puis, il y a beaucoup trop de digressions, qui n'apportent vraiment rien au récit, comme les fois où il décrit le livre qu'il est en train de lire (je n'ai même pas perdu mon temps à lire ces passages là), et souvent je n'avais aucune idée de ce qu'il racontait ou ce qu'il voulait dire quand il partait dans ses délires avec un étalage de vocabulaire très irritant. Bref, il y a beaucoup d'autres livres sur la Corée du Nord qui sont vraiment meilleurs que celui-ci, donc je ne le recommanderai à personne. J'ai d'autres livres sur le pays qui m'attendent, à lire ou à relire, et qui valent vraiment plus le détour.
Décevant. Une écriture pompeuse pour un pseudo-journaliste qui au final n'a pas grand chose à raconter. Il se targue d'avoir affronté tous les dangers pour pénétrer au pays du Grand Interdit, mais il ne ressort de son séjour que la compilation des maigres menus des restaurants visités.
Abandonné à la moitié. La condescendance de l’auteur est insupportable, on n’apprend pas grande chose qu’on ne sache déjà sur la Corée du Nord. Ramassis de lieux communs et un ton agaçant qu’il parle des guides touristiques, du personnel des établissements où il séjourne ou des guides. C’est cela qu’on appelle du journalisme? Next.
Si bien on trouve quelques passages intéressants, le récit est un peu adormissant et plein de préjugés. Parsemé de reflexions sur tout et rien, il profite pour résumer Mardi de Melville; pourquoi? On ne sait pas.
A spine-chiling review of the North Corean dictatorship ten years ago. Nothing seems to have change for the better in this so-called communist mafia-ruled country. I got my depressed with every page that went.
Nouilles froides à Pyongyang ne m'a pas plu comme je l'aurais pensé. Je n'ai pas aimé la combinaison récit de voyage-documentaire. Je trouvais que les informations n'étaient pas toujours bien situées et que certaines comparaisons n'étaient pas pertinentes. Également, je pensais en apprendre plus sur la Corée du Nord. Malheureusement, mes connaissances acquises grâce aux documentaires télévisés étaient largement suffisantes. Ce livre m'a cependant fait réaliser quelque chose: ce n'est pas en visitant la Corée du Nord qu'on en apprend davantage sur le pays. Les visites sont tellement orchestrées à la lettre que j'ai l'impression qu'il est possible d'en voir autant rien qu'en regardant des vidéos sur le sujet. Livre à lire pour ceux qui en connaissent peu sur ce pays ou qui souhaiteraient prochainement le visiter.
Jean-Luc Coatalem a prétendu être un agent de voyage pour recevoir la permission d'entrer en Corée de Nord. A partir de son arrivée jusqu'à son départ, il est escorté de deux guides et un conducteur qui le gardent à l'oeil à tout moment. Il y a des bons bouts dans lesquels il raconte certaines de ses visites, mais il y a beaucoup de digressions, et souvent je n'avais aucune idée de ce qu'il racontait, ce que ça voulait dire ou encore, où il s'en allait avec ça.
Prix des Lecteurs du Livre de Poche 2014 Ce n'est pas très clair pour moi si j'ai bien aimé le livre ou non. Ce qui est sur c'est que ça commençait pas bien du tout, au fur et à mesure de moins en moins bien et puis finalement je me suis laissée entrainée sur la fin par le délire de notre auteur. Je ne dis pas que c'est mal écrit, au contraire même. Mais je n'ai pas aimé la posture sans empathie. J'ai de beaucoup préféré la bande dessinée de Guy Delisle, Pyongyang.
C'est un récit intéressant, mais pas vraiment captivant et qui, à part quelques images fortes, s'oubliera malheureusement facilement, il me semble. Bref, le temps me le dira. L'écriture n'était pas mauvaise, mais elle manquait un petit quelque chose pour m'accrocher au récit.
Quelle déception... Écriture pompeuse et souvent abstraite d un voyage- qui aurait pu être passionant pour ceux qui ne pourront jamais le faire. J ai sauté des passages entiers qui relatent un livre que l auteur lit pendant son voyage. On ne voit ni l intérêt ni le rapport entre les deux sujets.
With the whole bunch of books related to North Korea, this is certainly not the one worth your time. There's barely any insight, it doesn't go into any specific aspect in length, and the writing is only mediocre.
Rare portrait de l'intérieur de ce régime de terreur qu'est la Corée du Nord. Mais l'auteur se perd dans des détours inutiles. Aussi étalage de vocabulaire qui énerve à la fin.