Voici la grandeur et la décadence d’un cultivateur enraciné dans les valeurs traditionnelles du terroir québécois, qui rejoue au pied des Laurentides le drame universel de la cupidité. L’argent, ce sel de la terre, est difficile à gagner, mais si facile à perdre. Orphelin à cinq ans, adopté par son oncle dont il héritera la ferme, ce progressiste conservateur voit les saisons de sa vie tomber de Charybde en Scylla. Né pour la malchance, il finira ses jours chez l’un de ses fils, en Nouvelle-Angleterre, gardien de nuit dans un garage, après avoir été ruiné et dépossédé, dévoré en quelque sorte par l’Empire américain. Oui, le destin d’Euchariste Moisan est cruel comme la vie. Avec brio, Denys Arcand a transporté dans la voix d’Euchariste Moisan Trente arpents, le chef-d’œuvre de Ringuet paru en 1938.
L'histoire du déclin d'un cultivateur traditionnel québécois, « Euchariste Moisan », qui voit sa vie et sa terre passer de la prospérité à la ruine et à l'exil, en raison des changements sociaux, économiques et technologiques de son époque.