Dans les années 1880, l’Indien Gros-Ours et sa petite fille, Biche Pensive, fuyant les Blancs toujours plus vers le Nord, se réfugient dans le vaste territoire des Hautes-Laurentides. Mais là aussi s’amorce la colonisation avec son lot de privations et de misères, de brutalité et de corruption. Un village s’installe où arrive Alcide, un jeune curé ambitieux, exalté et tyrannique, qui veut tout contrôler. Le docteur Philippe, aussi fort que généreux, est le seul qui puisse résister à la toute-puissance du curé. Mais il est marié, mal marié, et s’éprend passionnément de Biche Pensive. De cet amour impossible naîtra un enfant, Clovis, dit Petit-Ours, un Métis bâtard, trop beau, trop brillant, trop séduisant. Son destin sera marqué par la haine et la violence des Blancs. À travers l’histoire de ces personnages émouvants, c’est l’épopée de la colonisation des Pays-d’en-Haut que retrace Francine Ouellette dans ce récit palpitant et mouvementé qui nous tient en haleine jusqu’à la fin.
I'll be writing a long review for my English speaking friends, though I read this in French. Please go out there and find the English translation of this book! I've never hugged a book before and I actually had to hide out in my bathroom so I could be alone with the book and cry over it. I hadn't read it in over 16 years and now that I've read it as an older woman with her own fucking baggage and scars, it slayed me.
I read this for my mother. R.I.P. Linda Gauthier December 30th 1999.
Review to come.
PS: As R.E.M. so wisely sang... Everybody hurts sometimes.
Ce premier tome (que j’ai lu par ignorance après le second), me semble meilleur que la suite (Le Sorcier), qui a pourtant été primée. Publié il y a près de 40 ans, ce roman augure des grandes préoccupations actuelles : le racisme envers les autochtones, les difficultés de la vie métisse, le rôle de l’Église catholique dans la misogynie, les inégalités et la reproduction de la misère du pauvre monde. Ouellette a une lecture juste d’une époque (la colonisation intérieure au Québec au tournant du 20e s.) et de la psyché des femmes, des Autochtones, des Métis·ses et des âmes libres qui en firent les frais. L’auteure sait peindre les émotions avec les mots, mais elle en abuse. Dans les deux tomes, la lecture est rendu pénible par un déluge de répétitions qui n’ajoutent ni sens, ni émotion, si ce n’est la lassitude du lecteur. Au final, cette œuvre qui a été traduite en série télévisée vaut la peine d’être revisitée pour son actualité.
Plusieurs histoires qui se rejoigne vont revivre la colonisation des basses-laurentides, avec ces lots de malheurs et de joie. Alcide, curé de la paroisse est cruel et rigide; Biche pensive, une autochtone, s'éprend d'un médecin marié.
Je dois dire que j'ai été très mitigée par ce roman qui empeste un peu l'eau-de-rose bien cliché.
J'ai eu une très mauvaise impression du personnage de Biche Pensive, une espèce de pseudo-autochtone très naïve ( ce que je peux comprendre) mais surtout très loin de ses racines et peu intelligente. On dirait une "blanche" dans la peau d'une autochtone et je l'ai mal vécu, disons. Nous sommes loin des femmes fières, pleines de ressources et liée à leurs traditions. Bref, un personnage malaisant, peu réaliste et même à la limite insultant pour les nations autochtones.
Sinon, certains éléments sont plus historiquement traités, comme les familles nombreuses, les femmes mourant en couche, les curés tout-puissants, les amérindiens amenés à être convertis,etc.
Le tout reste très fade, sentimentaliste à souhait, avec une profondeur manquante chez les personnages.
Catégorisation: Roman historique québécois, littérature adulte Note: 3/10
Je me suis initié à l’œuvre de Francine Ouellette avec Le Sorcier. Livre intéressant qui fouille la psyché d’un jeune métis Algonquin/Canadien-français et nous fait découvrir Montréal, Mont-Laurier et la Baie d’Hudson au début du 20e s. L’auteure a une écriture juste, mais boulimique. Il faut endurer de grands vents de mots pour ensuite goûter et apprécier l’histoire qu’elle nous raconte avec passion.