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Les déclinistes - Ou le délire du « grand remplacement »

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De Zemmour à Mathieu Bock-Côté, le discours nauséabond de six figures de l’intelligentsia française décortiqué et déconstruit.Introduite en 2010 par l’écrivain Renaud Camus, la théorie du « grand remplacement » aurait dû être confinée à la clandestinité des marges complotistes et d’extrême droite tant elle s’appuie sur des scénarios démographiques peu crédibles et suinte la xénophobie. Pourtant, des figures connues de l’intelligentsia française (Alain Finkielkraut, Éric Zemmour, Michel Houellebecq, Michel Onfray et le Québécois Mathieu Bock-Côté) lui ont donné un rayonnement inattendu dans la décennie qui a suivi. Comment expliquer un tel dérapage? Dans cet essai, Alain Roy met au jour les rouages argumentatifs des ouvrages de ceux qu’on nomme les déclinistes. Il en ressort non seulement leur caractère foncièrement défaitiste, mais aussi leur déconcertante faiblesse intellectuelle.

150 pages, Paperback

Published October 6, 2023

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About the author

Alain Roy

55 books4 followers

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Displaying 1 - 9 of 9 reviews
108 reviews
January 17, 2024
Connaissant peu les idées amenées par les « déclinistes », ce livre m’a donc permis d’avoir un portrait d’ensemble de leur position et arguments et surtout, des critiques que l’auteur attribuent à leurs principaux ouvrages.
Profile Image for blastdamagedays.
34 reviews1 follower
February 20, 2025
Les déclinistes ne m'aura rien appris de nouveau, dans le sens que j'ai toujours su que la théorie du "grand remplacement" n'est que de la grosse marde. Reste que c'était fort divertissant de voir Alain Roy détruire les arguments que régurgitent ces bouffons racistes qui y croient dur comme fer et d'exposer leur manque flagrant de rigueur intellectuelle, le tout avec un soupçon d'humour pince-sans-rire.

Ceci dit, ça m'agace que Roy ne prend jamais le temps de réfuter l'idée principale qui anime ces ordures de déclinistes: celle selon laquelle une population élevée d'immigrant•es serait un problème. Il se contente simplement de démontrer - avec preuves à l'appui - que l'occident n'est pas entrain de se faire envahir. Il a bien sûr raison, mais à vrai dire, ce n'est pas tellement important; parce que sérieux, on s'en calisse-tu bin qu'il y ait beaucoup d'Arabes et de Musulmans (concepts synonymes dans l'imaginaire raciste) en France, au Québec ou n'importe où ailleurs? Ça change quoi dans nos vies, concrètement, si nombreux•es sont nos voisin•es qui pratiquent une religion différente de la nôtre, ont une couleur de peau différente, parlent une langue différente, sont né•es de l'autre côté d'une frontière imaginaire et délimitée de façon totalement arbitraire? Je vais vous le dire: ça change sweet fuckall. Le nationalisme est le cancer de l'humanité.

En fait, le scénario cauchemar des déclinistes, je l'ai vécu l'année que j'ai habité dans un quartier multiculturel à Montréal. J'étais le seul Québécois catho-laïque blanc "de souche" parmi des familles Juives, Indiennes, Philippines, Haïtiennes, Musulmanes et j'en passe. Les gens y parlaient le Yiddish, le Tagalog, l'Arabe, l'Anglais et une panoplie d'autres langues; je passais devant une Synagogue et une Mosquée quand je marchais vers l'épicerie local où on y trouvait une section casher et des produits halal sur les étagères; le tteokbokki Coréen et les dahls Indiens étaient plus faciles d'accès que la poutine Québécoise. Mais comme vous l'avez sans doute deviné je n'en suis pas mort. Je ne me suis jamais senti menacé et cette expérience a eu absolument zéro impact sur ma qualité de vie, parce que je ne suis pas un bébé braillard de xénophobe haineux qui a la chienne de tout ce qui est différent. C'est pour ça que je ressens aucunement le besoin de rassurer les Mathieu Bock-Côté de ce monde avec un "mais non, t'inquiète, il n'y en a pas tant que ça des immigré•es ici" qui sous-entend qu'il aurait en effet raison de s'inquiéter s'il y en avait beaucoup.

Je me questionne donc sur l'utilité de cet ouvrage. Ceux qui croient au "grand remplacement" ne le liront jamais puisqu'iels sont trop fermés d'esprit; c'est pourquoi iels adhèrent à cette théorie en premier lieu. Si par miracle l'un•e d'eux•elles décide d'y donner une chance, je doute qu'iel se sortira la tête du sable. C'est qu'on ne peut pas vaincre le fascisme avec la raison parce que les fascistes ne sont pas des personnes raisonnables. Et soyons clairs là-dessus: les déclinistes sont des fascistes quoiqu'iels en disent.

Peut-être saura-t-il convaincre une poignée de centristes indécis•es, mais je crains que ce livre ne soit rien d'autre qu'un exercice de masturbation intellectuelle pour les gens comme moi qui sommes déjà d'accord avec sa thèse. Je peux me donner une tappe dans le dos puisqu'un auteur m'a rassuré que je détiens la bonne opinion au sujet d'une polémique; cool! Maintenant quoi?

Je vous laisse sur une citation de Jean-Paul Sartre:

"Ne croyez pas que les antisémites se méprennent tout à fait sur l'absurdité de ces réponses. Ils savent que leurs discours sont légers, contestables ; mais ils s'en amusent, c'est leur adversaire qui a le devoir d'user sérieusement des mots puisqu'il croit aux mots ; eux, ils ont le droit de jouer. Ils aiment même à jouer avec le discours car, en donnant des raisons bouffonnes, ils jettent le discrédit sur le sérieux de leur interlocuteur ; ils sont de mauvaise foi avec délices, car il s'agit pour eux, non pas de persuader par de bons arguments, mais d'intimider ou de désorienter. Si vous les pressez trop vivement, ils se ferment, ils vous signifient d'un mot superbe que le temps d'argumenter est passé."
Profile Image for Charles Taillon.
60 reviews1 follower
April 2, 2024
Très bon essai. L'auteur démontre bien comment la rhétoriques des déclinistes s'appuie sur peu de concret. Si ce court livre n'apporte pas de réelles solutions aux enjeux lié à la haine propagée par ces auteurs, il offre une excellente critique d'un discours qui ne s'appuie pratiquement que sur des préjugés haineux.
Profile Image for Isabelle Morrissette.
132 reviews2 followers
February 22, 2024
On le sait d’instinct que c’est du grand n’importe quoi le Grand remplacement. Mais Alain Roy nous démontre, avec des faits, que ces penseurs de (l’extrême) droite sont guidés par la peur de l’autre et des raccourcis intellectuels populistes. Toujours bon de se le rappeler.
Profile Image for Oscar.
13 reviews
July 11, 2024
Critique très pertinente de la pensée d'extrême droite en France.
Le livre n'est pas un contre-argument contre l'idée d'un grand remplacement. Plutôt, il met en évidence le manque de rigueur intellectuelle dans la pensée décliniste.
Profile Image for Renaud Houde.
150 reviews
December 23, 2025
Un message pertinent, c'est vrai que les autrices dénoncent dans cet ouvrage tiennent des propos forts problématiques et l'auteur démontre bien son point. Par contre, l'approche prise pour le montrer est assez ennuyante.
Profile Image for André·e.
32 reviews
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December 23, 2023
Je suis partagée par la lecture de cet essai. D’un côté, Alain Roy explique clairement en quoi les idées déclinistes de Renaud Camus, Zemmour, Houellebecq, Finkielkraut, Onfray et Bock-Côté ne tiennent pas la route, soit parce que les auteurs se contredisent, refusent de s’appuyer sur des statistiques, déclarent des choses qui sont fausses, recourent à de nombreux sophismes, etc. D’un autre côté, l’auteur n’est pas non plus très radical dans ses prises de position. ''Radical'' dans le sens de ''aller à la racine (d’un problème, d’une pensée…)''. J’avais cette sensation qu’il était plus important pour l’auteur de ridiculiser les déclinistes que d’humaniser leurs victimes, en fait. Je pense que cette sensation vient en partie du fait que le texte d’Alain Roy n’est pas exempt d’ethnocentrisme occidental.

Les pages 144 et 145 me posent aussi problème, car l’auteur y écrit que ''les problèmes sociaux que citent les déclinistes (les incivilités, la délinquance dans des banlieues, la ghettoïsation de certains quartiers, la menace terroriste, le prosélytisme) ne sont pas imaginaires'' et que, pour les régler, il faut travailler ''à une intégration plus harmonieuse des immigrés et à la pacification des zones sensibles''. Pour un auteur qui a pris beaucoup de soin à démontrer que la manipulation sémantique est indissociable de l’idéologie décliniste, je suis un peu fâchée de voir qu’on utilise des mots comme délinquance, ghettoïsation ou zone sensible avec si peu de nuance et de recul critique (car à qui sert l’utilisation de ces termes et à quelle fin).
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